La politique en textes !

Immigration et écologie (National Hebdo)
30 avril, 2010, 12:39
Classé dans : immigration

Une politique d’immigration a des effets néfastes sur l’équilibre écologique, la surconsommation, la démographie mondiale et l’environnement.

De nombreux aspects qui, par aveuglement humanitaire ou idéologique, ne sont pas abordés, sont les conséquences, sur l’écologie, d’une politique d’immigration des habitants du tiers monde vers les pays développés.

Un des plus grands défis qui se pose à l’humanité est la réduction de la natalité globale (on a chaque année 90 millions d’individus supplémentaires). La population mondiale atteindra 12 milliards d’individus dans cinquante ans. Les ressources alimentaires et énergétiques ne suivront pas cette croissance démographique et il est à craindre que l’humanité n’arrive plus à satisfaire ses nouveaux besoins.

Or, toute politique d’immigration favorise la natalité des habitants des pays émigrants. En effet, les immigrés bénéficient dans les pays d’accueil d’allocations familiales et de logement qui favorisent les naissances et peuvent être même leur unique source de revenus (ces familles se retrouvant dans l’obligation d’avoir perpétuellement de nombreux enfants, leur raison sociale et économique d’exister, le prestige d’un père de famille pouvant être le fait de posséder une nombreuses progéniture, plus que le travail).

En acceptant les excédents de population de ces pays, les Occidentaux n’incitent pas ceux-ci à réduire leur natalité puisqu’ils envoient l’excès de leur population en Europe ou en Amérique du Nord.

On a heureusement l’exemple de la Chine qui a fait de gros efforts pour réduire sa natalité et n’a pas, jusqu’à maintenant, cherché à exporter vers l’extérieur une démographie qui aurait pu être galopante.

L’immigration réduit à néant cet équilibre des naissances qui s’était passé sans coercition dans les pays européens (avec deux enfants au moins par famille).

Les habitants d’Europe, avec l’arrivée d’immigrés, se sentant menacés démographiquement dans leur propre pays, peuvent même par réaction augmenter leur natalité.

L’immigration favorise la consommation puisque les immigrants épousent très vite les habitudes de consommation des pays développés, ce qui a pour effet de polluer un peu plus la planète, alors que les habitudes de consommation occidentale ne devraient plus être un modèle pour le reste de l’humanité. Quand ils retournent chez eux durant leurs vacances, ils propagent ce mode de vie à grande consommation. L’immigration implique aussi un effet d’entassement et de surpopulation dans des mégapoles déjà saturées avec tous les effets néfastes de pollution supplémentaire aggravante et même dangereuse sur la nature et l’esthétique des banlieues autour de ces grandes villes. A ceci s’ajoutent tous les phénomènes inévitables de drogue, violence, délinquance, affrontements entre populations d’origines diverses en plus de nouvelles émissions de produits polluants, actuellement très nocives pour les citadins des grandes villes.

Après avoir constaté toutes ces nuisances écologiques: natalité mondiale favorisée, surconsommation aggravée, destruction de l’environnement des pays d’accueil, les pays occidentaux doivent stopper leur politique d’immigration (et pourquoi pas favoriser l’aide au retour), inciter au contrôle des naissances des pays émigrants tout en les aidant à subvenir à leurs besoins alimentaires locaux. Cette politique mondiale concourra à limiter les effets dévastateurs d’une démographie galopante et d’une surconsommation généralisée. Les pays occidentaux qui ont de façon naturelle déjà contrôlé leur natalité, quant à eux, doivent faire l’effort d’une consommation moins néfaste pour l’environnement.

La vision et la pensée nationales non seulement ne s’opposent pas, mais au contraire sont complémentaires d’une politique écologique mondiale, les intérêts nationaux pouvant être en phase avec ceux de l’espèce humaine.

Il ne faudrait pas ainsi que l’on se trouve dans une situation perverse, où les pays européens paient pour une politique d’immigration qui détruise leurs pays et participe à la destruction de la planète.

Patrice Gros-Suaudeau



FAUT-IL AIMER L’ALLEMAGNE ? (Le Glaive)
28 avril, 2010, 19:56
Classé dans : concernant l'Europe,politico-historique

Le rapport avec l’Allemagne est toujours trouble et maintenant on peut même dire qu’il est politisé : aimer l’Allemagne (ou ne pas l’aimer) devient une opinion politique.

Cette relation est toujours individuelle. Et nous allons partir de là pour généraliser après.

J’avais un oncle qui avait épousé celle qui allait devenir ma tante par alliance dont les parents résistants étaient morts en déportation. Son père, directeur de la prison de Tours, était chef d’un réseau de résistance. Ma tante par alliance avait aussi été déportée pendant deux ans et parfois elle nous montrait à mes frères et à moi encore enfants ses mains déformées par les coups que lui avaient donnés les gardiens S.S.

Lorsqu’elle nous parlait des « boches », c’était pour nous dire : « Si un jour je vois un « boche » me demander à boire, je le laisserai crever dans le caniveau ». Tout ceci pour dire que je n’ai pas été éduqué dans l’admiration de l’Allemagne ou ne serait-ce que dans un esprit de réconciliation.

Ma tante m’avait prêté des kilos de livres et de documentation sur les camps et encore très jeune je n’avais plus grand chose à apprendre sur ces questions. Je lui disais que les officiers S.S. avaient fière allure dans leur uniforme noir. Cela ne la choquait pas trop car elle disait souvent que les femmes S.S. étaient encore plus sadiques que les hommes.

Mon opinion sur l’Allemagne a commencé à changer lorsque j’ai vu le film et lu le livre Koenigsmark de Pierre Benoît. Je découvrais une Allemagne sans camps de concentration mais peuplée de châteaux et de belles princesses aux longs cheveux blonds qui leur recouvraient tout le dos.

Par la suite, étudiant à Paris, connaissant beaucoup de jeunes allemandes, j’ai pratiqué la réconciliation, j’ai beaucoup pardonné même si personnellement je n’avais rien à pardonner.

Toutes les opinions familiales ne m’empêchaient pas d’aller m’enquérir des avis des uns et des autres. Les aléas de la vie m’avaient fait connaître un ancien Waffen S.S. français qui avait donc accepté de risquer de se faire trouer la peau pour l’Allemagne, ce pays représentant l’Europe selon lui. Il avait appartenu non à la division Charlemagne mais à la Brandebourg, s’y trouvant le seul Français. Dans les commandos il avait fini aspirant S.S. à vingt ans (en 45). Il avait appris à ramper sous tous les chars et l’entraînement ne se faisait qu’à balles réelles. Il s’est retrouvé à combattre sur le front de l’Est les pieds gelés dans la neige ; blessé, en sortant de l’hôpital, il fut envoyé dans les commandos de Skorzeny pour participer à la contre-offensive des Ardennes contre les Anglais et les Américains. La guerre se termina pour lui en allant tirer ses dernières cartouches sur les Yougos en Italie du nord en donnant un coup de mains aux Italiens. Condamné à mort, bien qu’il n’ait pas fait couler le sang français, il s’engagea dans la Légion étrangère pour crapahuter dans les rizières durant toute la guerre d’Indochine. Il participa bien sûr à l’expédition de Suez pour ensuite faire toute la guerre d’Algérie comme commando ou paracommando dans les Aurès. Bref, un chien de guerre, vingt-cinq ans à vivre sous la guitoune, la mitraillette à portée de main. Il avait la réputation d’avoir fait pas mal de dégâts dans le camp adverse.

Doté d’un physique de chéri-bibi, on entendait parfois de sa bouche les propos racistes les plus durs pour ensuite défendre mordicus que les soldats de couleur qui avaient servi dans l’armée française étaient Français par le sang versé. Ce n’était pas les propos d’un nazi pur sucre pour qui l’armée française débarquant en Provence n’était qu’un amas « d’arabes et de nègres venus combattre l’homme blanc représenté par l’Allemagne ». Il avait terminé sa carrière comme officier supérieur de l’armée française.

Se trouvant en Allemagne à Ulm au moment des bombardements, toute la campagne alentour tremblait sous le déluge de bombes des forteresses volantes américaines. Cette ville qui a été un joyau médiéval est devenue un ensemble d’H.L.M. digne des banlieues nord de Paris.

Son engagement m’a « interpellé » pour écrire comme un vulgaire intellectuel d’arrière-cuisine de la rive gauche. L’Allemagne était plus que l’Allemagne et d’ailleurs toute l’Europe a été peuplée démographiquement en partie par les Germains. Les Anglais (Angles, Saxons, Jutes … ) sont un sous-produit de la Germanie de même que les États Unis dans leur majorité. La diaspora germanique se trouve aussi en Amérique du Sud.

Être contre un pays qui a tant apporté au reste du monde sur le plan intellectuel et artistique me semblait être un contresens même s’il nous a fait momentanément souffrir. Vouloir le diminuer est se diminuer soi-même.

Un slogan soixante-huitard était éructé sur les pavés de Paris : « Nous sommes tous des juifs allemands » formule que je n’ai jamais vraiment ressentie au fond de moi-même.

Ce qui me semble maintenant une évidence, c’est que nous Français et Gaulois nous sommes tous un peu Germains.

Patrice GROS-SUAUDEAU sept  2003



Shoah : Et si derrière la rhétorique raciale s’était cachée une extermination religieuse ; le génocide juif n’ayant été qu’une Saint-Barthélémy à une échelle gigantesque.
27 avril, 2010, 11:32
Classé dans : politico-historique

L’Histoire officielle ratiocine que l’extermination juive a été faite sur une base raciale, on en conclut donc le danger que véhiculent la notion de race et a fortiori le racisme. Cette version officielle est pourtant contredite par la pratique de cette persécution. Tout montre que le seul facteur qui a joué fut le critère religieux. Y a-t-il des juifs qui au cours d’une rafle ont été arrêtés en leur mesurant le crâne ou l’angle facial ? On arrêtait un israélite parce qu’on savait son nom (à résonance juive), qu’il pratiquait cette religion, lui ou ses ancêtres. Les nazis qui faisaient dénuder les petits enfants juifs prouvaient paradoxalement qu’on ne pouvait le savoir que comme «cela». L’étoile jaune en était aussi la preuve. Etait considéré comme «racialement» juif celui qui était de religion juive. Si on avait pris uniquement des critères raciaux ou physiques identifiables, l’immense majorité des juifs n’aurait pas été inquiétée (certains sont devenus SS évidemment en cachant leur religion d’origine) ; on peut même ajouter que de nombreux non juifs auraient pu être inquiétés dans ces pays de l’Europe de l’Est ou la France, véritables sacs de nœuds de tous les types physiques européens.

Hitler dans « Mein Kampf » insiste pour dénommer les Juifs comme une race : « Les Juifs sont une race ». En disant cela il fait des Juifs l’UN. Il est en cela très Allemand, même d’Autriche, dans cette utilisation abusive du mot race. Les Français n’ont jamais très bien compris la culture et les catégories allemandes. On pourrait sans doute en dire autant des Tziganes exterminés sans doute plus pour leur mode de vie différent que pour des critères raciaux. Un Tzigane habillé en «bourgeois» dans un salon «bourgeois» aurait-il été identifiable ? Ruse de la raison ou de la déraison, cette extermination s’est faite par un état païen, mais Hitler n’a jamais persécuté les Chrétiens en tant que tels, seulement les opposants. Beaucoup de Chrétiens ont été nazis sans doute plus par un nationalisme exacerbé (ou le goût de l’ordre) que par racisme. Les nazis ont ressuscité toute la vieille rhétorique et pratique religieuses anti-juive. Ils n’ont presque rien inventé. L’étoile jaune est une réminiscence moyenâgeuse. Quant au concept de sang pur et impur, il vient tout droit de l’Inquisition espagnole. La rhétorique raciale a beaucoup emprunté à la rhétorique religieuse.

Cette insistance sur l’idée d’extermination raciale est perpétuée par les Eglises qui ont tout intérêt à dire et à continuer à faire croire que les hommes se sont entre-tués à cause de la race en ne respectant pas l’enseignement des religions. Mgr Lustiger n’avait-il pas déclaré avec suffisance à propos de la polémique sur l’inégalité des races provoquée par Jean-Marie Le Pen : « On sait maintenant que le terme «race» a conduit aux horreurs de la seconde guerre mondiale », alors que comme on vient de le montrer, elle est très peu intervenue dans la pratique exterminatrice. Il existe en France une véritable hystérie franco-française dès que le terme race est utilisé et a fortiori lorsqu’on commence à analyser des différences et des inégalités qui pourraient en résulter. Il ne s’agit pas pourtant ici de nier l’existence des races au sens intuitif qui vient simplement de la perception que les hommes peuvent avoir des autres. La réalité est tout autre et dure à admettre pour les Français. La «race» a sans doute infiniment moins tué que les mots justice, liberté et égalité.

Patrice GROS-SUAUDEAU juin 2009



Qu’est la gauche devenue ?
24 avril, 2010, 12:18
Classé dans : plus ou moins philo,politico-historique

Lorsque la droite était au pouvoir ( dans les années 60-70 ), la gauche parlait de la classe ouvrière avec émotion dans la voix. Elle avait un rôle messianique, accoucheuse d’histoire, transformatrice de la société. L’ouvrier était sacré, mythique. Depuis que la gauche a renoué avec le pouvoir, elle n’a que mépris pour ces petits blancs miteux qui souffrent de la proximité avec les immigrés et qui se plaignent. Ces minables n’ont même pas les moyens d’aller vivre ailleurs. Ces moins que rien, mal élevés en viennent même à voter Front National. La gauche ne s’intéresse au minimum qu’aux classes moyennes et aux fonctionnaires et plus aux déclasses sociaux. Les pauvres types ne l’intéressent plus (sauf peut-être lorsqu’ils sont immigrés). Pour se donner bonne conscience, en plus de la litanie incessante des « drouadloms » elle passe son temps à enfourcher le cheval de l’antiracisme. Alors que depuis que la gauche est au pouvoir le vrai racisme, premier et surpuissant est celui de l’argent. Il ne s’est jamais affiché avec autant de brutalité. Auparavant, les riches étaient plus discrets. Avec la gauche les nouveaux riches s’étalent au grand jour.

L’argent qui donne tout, le respect, la considération, la parole (souvent débile), les femmes, les plaisirs, le plaisir… Pour étouffer cette évidence, la gauche passe son temps à faire des déclarations sur l’égalité entre les hommes, ce qui n’a jamais semblé aussi grotesque.

Celui qui n’a pas les moyens financiers suffisants est considéré comme moins qu’une sous m … Les pauvres en sont réduits à baver sur les amours de Lady Di qui était irrésistiblement attirée par tous les hommes qui avaient beaucoup, beaucoup d’argent. Pour cette femme au regard bovin, qui devait chausser du 46, l’argent était le sex-appeal absolu.

Ce racisme inouï, omniprésent n’est pratiquement plus jamais dénoncé mais on parle de façon obsessionnelle de l’autre, du tout petit (celui de la couleur de peau) qui est dans le fond très faible. Le génocide juif n’était même pas fondé sur la couleur de la peau comme pratiquement tous les génocides connus.

Quant à l’extrême gauche, elle ne combat plus depuis longtemps le capitalisme, mais en est même réduite à être les meilleurs chiens de garde de celui-ci.

Être d’extrême gauche ne consiste plus qu’à se faire crêper les cheveux, mettre un bonnet rasta, et aller aux manifestations anti FN, en guenilles bariolées, un tam-tam à la main, en se tortillant le derrière. L’extrême gauche est devenu le dernier rempart de la société Fric. Quelle déviation par rapport à son premier combat, qui était foncièrement anti-capitaliste et contre le pouvoir de l’argent. Les financiers peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Toutes les saloperies sont excusables, à condition de se dire anti FN, anti-raciste, et de bêler avec tout le monde et en permanence son humanisme.

La seule chose pourtant qui n’est jamais dite, est que toute la société actuelle dite sociale-libérale, absolument toute fonctionne sur le racisme de l’argent et qui est extraordinairement plus puissant et efficace que celui dont on nous bassine les oreilles. Le veau d’or est le plus grand créateur de racisme. Cela ne semble même plus révolter l’extrême gauche, ou lui sauter aux yeux, encore moins la gauche.

On ne fantasme plus que sur un hypothétique racisme bien utile pour se donner bonne conscience.

La gauche est devenue totalement stérile, bêlante, insignifiante, gestionnaire du quotidien, comme projet de société ne parlant que des 3% du déficit vers lequel on tend, ce qui doit remplir de joie et d’espoir tous les RMiste, chômeurs de France ; dans ses derniers soubresauts elle joue avec perversité à se faire peur et à faire peur aux Français en leur promettant toujours plus d’immigrés ce qui contente une infime partie de la population, plus cul-bénit que les curés, hypocritement moralisatrice tout en dénonçant l’ordre moral ayant quasiment renié tous ses idéaux, porteuse d’aucun projet réel pour le pays, si ce n’est suivre le train de la construction maastrichtchienne qu’elle ne contrôle aucunement.

Ce sont hélas sans doute pour toutes ces raisons qu’elle peut être de nouveau au pouvoir.

Patrice Gros-Suaudeau



LES DROITS DE L’HOMME A L’ÉCOLE
24 avril, 2010, 0:23
Classé dans : plus ou moins philo

L’ancien Ministre Malhuret a voulu instaurer l’enseignement des Droits de l’Homme à l’école en nous présentant cela comme une avancée dans notre société. Peu de Français se rendent compte de la gravité et de la menace intellectuelle qui vont peser sur les jeunes Français, pourquoi ?

Il y a en effet trois sortes de discours :

  1. Le discours heuristique ou scientifique,

  2. Le discours dialectique,

  3. Le discours apologétique ou religieux.

Dans le cadre d’un enseignement scolaire ou universitaire, seuls les deux premiers discours ont leur place.

Le discours scientifique étant celui des mathématiques, de la physique et de la biologie… Toute assertion doit être fondée sur la preuve. Ce discours forme donc à la rigueur et ne peut être suspecté d’erreur ou de partialité dans le cadre de la connaissance scientifique actuelle.

Le discours dialectique, émettre une idée, ensuite son contraire et faire la synthèse est celui de la littérature, de la philosophie et de l’histoire, du moins en partie.

Tout élève peut contester une idée, s’il donne des arguments valables qui contredisent une assertion. Ce discours forme à l’agilité des esprits, à l’imagination et à la contestation un des moteurs de la pensée et de l’histoire occidentale, puisque de nombreux domaines de la connaissance ne peuvent être enfermés dans un cadre rigide de logique formelle.

Le seul discours qui n’a donc pas sa place dans un enseignement est le discours apologétique qui est celui des Droits de l’Homme. Cet enseignement né laisse pas d’autres alternatives à l’élève que de les magnifier s’il veut avoir une « bonne note ».

Sur quelles bases scientifiques sérieuses peut-on établir que les hommes naissent égaux. On nous dit sur des bases morales, mais quelle morale ? Y aura-t-il une morale officielle ou d’Etat, ce qui serait en contradiction totale avec la liberté de conscience.

D’éminents esprits européens n’ont pas partagé la philosophie des Droits de l’Homme. En revanche, un élève qui ne la partagera pas saura consciemment ou inconsciemment que cela ne pourra que lui nuire s’il l’expose.

Ce sera donc la première fois dans notre enseignement que de façon institutionnelle, on va opérer à un véritable viol des jeunes consciences. Il faut dénoncer avec la plus grande vigueur ce retour moyenâgeux à une nouvelle scolastique, dangereuse pour l’esprit.

« La caractéristique de la période scolastique est bien à coup sûr celle que Tenneman lui a si exactement attribuée : c’est la tutelle exercée par la religion d’Etat sur la philosophie qui doit se contenter de confirmer, d’illustrer les dogmes capitaux que lui impose cette souveraine »

(A. Schopenhauer).  (Le Monde comme volonté et comme représentation).

Patrice Gros-Suaudeau



À propos des étrangers qui se sont battus pour la France
23 avril, 2010, 14:56
Classé dans : politico-historique

Quand j’étais gamin, un petit vieux qui avait fait quatorze – dix-huit m’avait raconté une drôle d’histoire. A l’époque, on écoutait les anciens.

Alors qu’il revenait du front, il avait pris le train pour revenir chez lui, dans les bons vieux trains aux sièges de bois. Il était entré dans un compartiment où se trouvait un tirailleur sénégalais. Lorsqu’il s’est assis, une odeur pestilentielle lui a pris le nez et la gorge. Cela venait-il du tirailleur sénégalais ? A l’époque, il était encore permis de penser cela. Mais justement non, cela ne venait pas de là, mais de la musette du sénégalais. Dedans se trouvait une tète de «Boche» blond aux yeux bleus grands ouverts que le tirailleur avait emmené chez lui comme un trophée. Il l’avait prélevée avec son coupe-choux sur un cadavre allemand. Il voulait ramener cela en Afrique dans son village natal et susciter ainsi l’admiration de ceux de sa tribu envers le «guerrier».

L’ancien «poilu» m’avait aussi raconté que pendant leurs heures perdues, ceux des troupes coloniales coupaient les oreilles des «Boches» pour en faire des colliers. C’était leur façon à eux de défendre les valeurs républicaines.

Dans les films, on montre souvent les troupes allemandes réserver un sort particulier aux troupes coloniales. Il est vrai qu’ils en avaient gardé un souvenir particulier pendant la première guerre mondiale.

Vérité ici, erreur au-delà. Les Allemands ont toujours trouvé incorrecte l’utilisation des troupes coloniales par les Anglais et les Français. C’était selon la formule consacrée « amener le nègre sur le Rhin ». Quand les Français avaient occupé la Ruhr après la première guerre mondiale, ils avaient trouvé malin, pour humilier un peu plus les Allemands, d’envoyer des troupes coloniales ce qui a d’ailleurs eu comme contrecoup de faire monter l’extrême-droite allemande.

À l’heure où la république nous parle sans cesse de la dette de la France envers les étrangers qui se sont battus pour elle, il est bon de rappeler la vieille histoire de cette relation et faire son récapitulatif.

Pendant la révolution française, la populace parisienne avait massacré les Gardes suisses qui s’étaient mis au service de la France et de son roi. Ce ne fut guère glorieux tout comme pour les Harkis que le gouvernement gaulliste a abandonnés et laissé massacrer.

Pendant la seconde guerre, on a beaucoup parlé des républicains espagnols qui sont arrivés les premiers dans leurs blindés à Paris. Serait-il inconvenant de se poser la question de savoir si c’étaient les mêmes qui, quelques années plus tôt en Espagne, violaient les bonnes sœurs, incendiaient les monastères et les églises, égorgeaient les curés.

La république aime insister avec complaisance sur le rôle des étrangers qui se sont battus à notre place et que l’on doit admirer. Ironie de l’Histoire : cela finit par rejoindre la propagande nazie pour qui la République avait complètement abâtardi les Français, incapables de se battre, poussant dans le dos leurs frères de couleur pour aller au casse-pipe défendre les « valeurs républicaines » (les revoilà, celles-là).

D’ailleurs, pendant la première guerre mondiale on n’a pas envoyé à l’abattoir que les troupes coloniales (loin de là). Il suffit de lire les listes interminables de noms sur les monuments aux morts pour trouver ridicule la fixation que l’on fait actuellement sur les vingt mille musulmans qui sont morts (1% des pertes).

Certes la France a encore envoyé en Indochine des troupes coloniales, mais il y a eu beaucoup d’anciens Waffen SS ou tout simplement de la Wehrmacht qui se sont, en fin de compte, jusqu’en Algérie, plus longtemps battus dans l’armée de la république que pour l’Allemagne nazie. Lorsque la république nous dit qu’il faut rendre hommage aux étrangers combattants, on se doute bien que ce n’est pas à ceux-là qu’elle nous demande de penser. A Dien bien Phu Français et Allemands se sont trouvés unis dans le même sacrifice.

Il ne faut pas non plus oublier que certains étrangers qui ont combattu dans l’armée française ont après tourné casaque et nous ont tiré dessus, comme certains chefs du FLN. La France les avait formés et appris à se faire la main à nos dépens. Beaucoup s’étaient engagés uniquement pour la solde. La France les a donc payés.

Ceux qui pendant la guerre, s’étaient engagés pour des raisons idéologiques, l’avaient fait pour combattre l’homme blanc représenté alors par l’Allemagne. Faut-il pour cela leur dire merci pour l’éternité ?

Nous conclurons de tout ceci qu’un peuple guerrier doit avant tout compter sur lui-même. L’apport dans le fond infime qu’ont apporté certains étrangers ne justifie au total aucune dette pour la France, tant sur le plan moral que financier. Nous n’avons à rendre hommage qu’aux vrais guerriers qui se sont battus toute leur vie pour notre pays uniquement.

De la même façon on aurait pu tout aussi bien étudier les Français ou Gaulois qui se sont battus pour une puissance étrangère, des légions gauloises de l’Empire romain jusqu’à la division Charlemagne, sans oublier tous les mercenaires français qui se sont battus pour des causes diverses.

Patrice Gros-Suaudeau



Sarkozy est-il un monstre ?
23 avril, 2010, 14:45
Classé dans : politique politicienne

Le ou les complexes ont un effet paradoxal. Soit cela anéantit un individu ou soit cela lui donne une haine et une méchanceté qui peuvent se transformer en une ambition de psychopathe. Sarkozy a donc cumulé tous les complexes : d’avoir été pauvre, d’avoir un physique ingrat, un patronyme (Nagy-Bocsa) et une allure de rastaquouère. Vivant à Neuilly et dans le XVIème, il a du subir le mépris parfois très dur des fils de riches. Le petit Nicolas a donc voulu se venger de toutes ces humiliations et cela vous façonne la psychologie d’un monstre prêt à tout pour arriver et écraser tout le monde à son tour. On décèle chez lui une absence totale de scrupules pour arriver à ses fins comme il l’a montré dans la façon dont il a torchonné Pasqua et Jacques Martin qui appartiennent pourtant à la race des vieux singes à qui on n’apprend pas à faire la grimace.

Après avoir été cocu, il a reconnu devant les médias avoir été toujours inhumain jusqu’à maintenant (ce qui est vrai) et qu’il avait changé (hum !). Il a sans doute dit cela car c’est vendeur mais dans le fond cela l’a rendu encore plus méchant. Cette affaire a dû beaucoup le préoccuper, lui qui avait l’habitude d’être celui qui trahit et cocufie tout le monde. La formule qu’il a lui-même dite et qui résume toute sa pensée : « Je les ai tous niqués ». Sa seule vision du monde est sa personne qui doit être le plus haut possible dans la hiérarchie établie. Toutes les idées qu’il défend ne sont que les idées qui doivent servir à son ascension.

Sarkozy a compris que le Français est un pétainiste dans l’âme que l’on traite à longueur de temps de raciste, Pour se dédouaner le Gaulois a donc fait défendre ses idées par un immigré. Cela a donc fini par donner les idées de Pétain, « Travail, Famille, Patrie » représentées par un rastaquouère. On ne peut qu’être surpris par la joie bizarre qu’a éprouvé la gauche à la baisse toute relative du score du Front National. Au premier tour (1) on peut même dire que les idées du Front National ont été votées par 45 % des électeurs.

Quant au thème de l’immigration choisie développé par Sarkozy, il appartient lui-même à l’immigration bien inutile, puisqu’il n’y a jamais eu pénurie de demande pour être ministre, encore moins pour être Président de la République.

Patrice GROS-SUAUDEAU

(1) présidentielle 2007



Le libéralisme ou la fin de l’Occident
22 avril, 2010, 18:29
Classé dans : plus ou moins philo

Le libéralisme est l’idéologie qui s’est imposée à toute l’Europe et à une grande partie de la planète. C’est pourtant l’idéologie la plus dangereuse pour l’homme blanc et sera peut-être le tombeau de l’Europe et de l’Occident.

L’Américano-chinois Fukuyama avait annoncé selon une lecture hégélienne la fin de l’Histoire, le libéralisme s’imposant partout après les grandes parenthèses du fascisme et du communisme. Mais Histoire et Occident sont les mêmes termes. Annoncer la fin de l’Histoire consiste donc à annoncer la fin de l’Occident. Pour se légitimer, le libéralisme rappelle de façon incessante les millions de morts du nazisme et du communisme alors que lui-même réduit dans chaque pays des millions d’hommes à l’état de sous-hommes économiques. Il détruit dans le même temps les êtres nationaux d’Europe qui ont toujours constitué l’essence de l’Occident. L’homme n’est défini que comme producteur et consommateur c’est à dire comme néant. L’homme n’est plus défini dans son historicité et n’appartient plus à une communauté historique. Il est complètement atomisé.

L’être-là du Dasein heideggerien est réduit à un livreur de pizzas. La société libérale secrète une absence totale de spiritualité. Elle génère donc en contrepartie le développement des sectes.

Il est significatif que le fils du libéral Jean-François Revel se soit converti au bouddhisme; il ne pouvait être qu’en manque spirituel. Il a donc fallu qu’il trahisse l’Occident. Le libéralisme détruit toute pensée politique qui devient inutile, et même la pensée tout court. Il n’engendre sur le plan artistique et culturel que la fadeur, la laideur, et la médiocrité. Guy Sorman se félicitait de la suppression des frontières dans notre monde libéral, mais à quoi servira-t-il de voyager si c’est pour voir partout la même uniformité. Les frontières protégeaient aussi les différences.

Lorsque les hommes politiques actuels écrivent des livres, ils traitent d’un personnage historique ce qui est la preuve qu’ils n’ont rien à dire, plus de projet politique et que la pensée politique n’existe plus. Ces livres ne servent que de faire-valoir et à créer un semblant de légitimité pour des médiocres.

Le libéralisme est sans enracinement, sans aspérité, lisse comme le visage et le brushing d’Alain Madelin. Tout est subordonné à l’économique. Il ne sert à rien de pratiquer une politique nataliste et de la famille. Il suffit de faire venir des immigrés qui sont moins chers. Les différences d’êtres entre les hommes sont niées. En prônant le métissage des peuples et des races on détruit l’homme blanc qui est l’être de l’Occident.

La fin de l’Histoire est la fin du conflit des êtres. Le libéralisme veut installer l’idéal misérabiliste de la sécurité bourgeoise sans conflits. On détruit donc les êtres pour qu’ils ne s’opposent plus.

Le libéralisme a dissous la gauche et même l’extrême gauche qui sont à son service.

Toutes les luttes ouvrières sont réduites à néant puisqu’une usine peut à tout moment délocaliser ou faire appel à l’immigration. Les luttes syndicales semblent bien dérisoires dans un contexte de libéralisme mondialisé.

On trouvera toujours un pays aux coûts salariaux moindre et un immigré plus immigré qu’un autre, plus soumis. La gauche et l’extrême gauche en sont réduits à défendre de façon hystérique les droits de l’homme qui ne sont que l’armature idéologique et juridique du libéralisme. Les hommes ne sont que des abstractions sans historicité et interchangeables surtout lorsqu’ils sont moins chers et demandent moins de garanties sociales. L’extrême gauche devance les désirs du libéralisme en réclamant toujours plus d’immigrés.

Le libéralisme est la doctrine imposée par le pays le plus puissant actuellement, les États-Unis qui ne représentent plus l’essence de l’Occident. Si le libéralisme est en train de dissoudre l’Europe, il n’a pas dissous des entités plus fortes comme l’Islam ou l’entité asiatique représentée par la Chine. Les États-Unis comme Alexandre Del Valle l’a montré, font alliance avec l’Islam contre l’Europe. Un peuple refuse de disparaître et de se soumettre à l’Ordre mondial. Il doit donc s’opposer de façon la plus absolue au libéralisme qui n’est que la forme la plus hideuse du capitalisme.

PATRICE GROS-SUAUDEAU



L’immigration en question (National Hebdo)
22 avril, 2010, 18:25
Classé dans : immigration

L’époque actuelle est celle de la mondialisation. Tout le monde sait cela mais n’a pas encore conscience que cela a changé la perception et le rôle de l’immigration. Les entreprises délocalisent là où la main d’ œuvre est la moins chère. Les multinationales, négriers des temps modernes, ont compris cela depuis longtemps et savent très bien que les immigrés sont donc moins chers chez eux plutôt que chez nous. Tout immigré, lorsqu’il entre en France ou en Europe, bénéficie du système social en place et devient par le fait même trop cher, en tout cas beaucoup plus cher que celui qui est resté sur place. Il n’y a donc plus aucun intérêt économique (en admettant qu’il y en ait eu) pour un pays comme la France de faire venir une main d’œuvre massive non qualifiée comme on continue de le faire. De plus, les entreprises qui ne délocalisent pas pour rester compétitives licencient la main d’ œuvre non qualifiée en automatisant, et font donc appel à une main-d’œuvre plus qualifiée. Les immigrés n’intéressent donc plus les négriers puisqu’ils délocalisent. On a donc voulu substituer au vieux slogan éculé : « Les immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire » un slogan tout aussi creux : « Les immigrés font le travail que les Français ne peuvent pas faire », comme si les Français étaient trop bêtes pour faire certains travaux ou le pouvoir politique trop stupide pour anticiper les besoins professionnels de la France.

A propos de l’immigration pour des raisons idéologiques, on a dit tout et le contraire de tout pour la faire accepter par les Français. Actuellement, en France, entrent les «bac moins 5» et sortent les «bac plus 5» comme l’écrivait Nicolas Baverez dans son livre La France qui tombe.

La politique se faisant malheureusement à coups de slogans, certains répètent celui-ci : « Les immigrés paieront les caisses de retraite », alors que plus de 90 % des immigrés qui entrent en France sont à la charge de la collectivité et sans emploi. Comment peuvent-ils participer aux caisses de retraite ? Tout cela représente des sommes considérables qui pourraient être utilisées pour autre chose (recherche, investissement…).

La politique de l’immigration massive a été décidée dans les années 60 pour peser sur les salaires. D’autres pays avaient déjà fait un autre choix puisque comme le souligne Paul Lambert, le Japon par exemple avait pratiqué l’immigration zéro forçant le patronat japonais à moderniser l’appareil productif et ne pas recourir à la facilité de l’appel à l’immigration. Le résultat a été celui-ci : le Japon, qui dans les années 50, avait une économie inférieure à la nôtre, nous a surpassés dans l’absolu. Sans immigration, par sa modernisation, le Japon a connu des taux de croissance de 10 % l’an. Cet exemple montre que des choix politiques autres sont toujours possibles. ( … )

La survie du peuple français est liée plus que jamais à sa survie économique.

Patrice Gros-Suaudau
(courrier des lecteurs de National Hebdo)



Les travailleurs français coincés entre immigration et euro-mondialisation (Écrits de Paris)
22 avril, 2010, 18:21
Classé dans : concernant l'Europe,immigration

DANS les milieux intellectuels parisiens, un certain snobisme consiste à développer l’idée que le chômage ne provient pas de ce qui saute aux yeux, c’est-à-dire l’immigration et la mondialisation. Cela vient sans doute d’un vieux fonds philosophique platonicien, la vérité que connaissent « ceux qui savent » ne pouvant être que différente ou même contraire aux apparences.

Dans nos pays industrialisés, l’immigration ne peut avoir que des conséquences directes sur les travailleurs français, Elle affaiblit bien sûr le pouvoir de négociation des salariés français par rapport à leurs employeurs, De plus, un employeur trouvera toujours plus immigré qu’un autre et, à ce jeu sans fin, les « de souche » ne peuvent être que perdants.

D’ailleurs, quoi qu’on dise, de nombreux Français accepteraient les travaux effectués par des immigrés et cette concurrence n’existe pas uniquement dans l’industrie : de nombreux allogènes exercent maintenant aussi bien dans la médecine que dans l’Education nationale. L’immigration implique donc pour les Français une situation concurrentielle dans leur propre pays, au détriment de leur niveau de vie, de leur salaire ou même de leur emploi. Cette politique d’immigration n’a été qu’une solution de facilité dans une vision économique à très court terme. Lorsque, par exemple, une entreprise de bâtiments publics emploie des étrangers, cela lui permet d’avoir une main d’œuvre à meilleur marché. Le coût très élevé supplémentaire est payé par la collectivité (logements HLM pour les familles, hôpitaux, écoles, allocations de logement, allocations familiales, délinquance, désagrégation sociale, violences urbaines, enlaidissement des banlieues, pollution supplémentaire dans les mégalopoles déjà saturées…)

C’est donc à très juste titre que certains avaient proposé de taxer les entreprises qui emploient des immigrés.


Quant à la mondialisation, elle intervient dans le chômage de multiples façons. Les biens importés ne peuvent faire travailler que les pays autres (on ajoutera que la France exporte aussi) mais ceci ne semble pas la raison première car les importations en provenance des pays à bas salaires sont encore faibles.

La conséquence n’est qu’indirecte car les patrons, sous l’effet de la mondialisation, sont obligés d’automatiser, de faire baisser les salaires et même de licencier (on dit joliment « dégraisser » ou « restructurer »).

La mondialisation implique aussi une délocalisation encore plus poussée, que l’Europe de Maastricht accélère. Beaucoup d’entreprises s’installent en Irlande, en Ecosse, en Hongrie ou en Roumanie, pays où les salaires sont très inférieurs et la protection sociale faible. Les salariés français qui se trouvaient en concurrence avec les immigrés dans leur propre pays sont donc aussi concurrencés par les salariés de la « Nouvelle Europe » qui offrent des coûts salariaux plus bas. A ce jeu, on arrivera toujours à trouver un pays moins exigeant que les autres, avec encore moins de protection sociale.

Les pays anciennement industrialisés paient le fait d’avoir acquis par leur travail antérieur, leurs luttes et leur développement économique des salaires élevés. L’Allemagne se trouve dans une situation semblable à celle de la France avec un chômage important. Ajoutons comme autre inconvénient que lorsqu’une entreprise française ou allemande délocalise, elle transmet un savoir-faire technologique, une histoire, à des salariés d’autres pays, tout en ôtant des moyens de subsistance à nos travailleurs.

Une partie importante de la population française se trouve donc à la dérive économiquement. Un rapport récent évaluait réellement à sept millions le nombre de personnes en situation de chômage ou de quasi-chômage. Il faut aussi compter plus de deux millions de salariés à très bas salaires.

Pour l’an 2004, n’allons-nous pas vers un taux de chômage de 10 % (taux officiel) ? Cette situation est acceptée par tous les partis traditionnels (PS, RPR, UDF, UMP). Pour des raisons idéologiques, les humanistes pervers qui influent sur les hommes politiques réclament toujours plus d’immigration, plus d’Europe, plus de mondialisation.

On a beaucoup moqué l’Etat-Nation, mais actuellement, il est le seul à pouvoir mettre fin à cette situation mortifère en rétablissant de nouveau la maîtrise du flux des biens et des personnes. II faut stopper l’immigration et pourquoi pas en inverser les flux, dire aux Français que depuis la seconde guerre mondiale, même dans les années 60, l’immigration n’a jamais été une nécessité économique puisque la main d’œuvre autochtone n’avait jamais été aussi abondante (exode rural de millions de paysans français, millions de femmes françaises entrant dans le marché du travail auxquels il faut rajouter le retour de plus d’un million de « pieds noirs » en France métropolitaine).

L’immigration actuelle en situation de chômage dramatique doit donc être inversée. II faut aussi une France souveraine sur le plan économique et politique qui renégocie le traité de Maastricht (beaucoup de traités dans l’Histoire ont été renégociés) et se donne donc les moyens d’une nouvelle politique économique en fonction de nos intérêts. La frontière doit de nouveau être un instrument dans une action qui puisse combattre le chômage. L’immigration et le chômage ne sont pas des fatalités. Un protectionnisme éclairé permettrait à la France d’avoir une croissance plus soutenue, Il ne s’agit pas bien sûr de faire du protectionnisme avec l’Allemagne ou avec un pays au développement économique comparable au nôtre. Il faut redéfinir nos échanges commerciaux. La Suisse et la Norvège ne font pas partie de la CEE et n’en continuent pas moins d’échanger avec les autres pays, tout en gardant un taux de chômage acceptable.

La dissolution politique de la France s’accompagne d’une baisse de niveau économique pour une partie de plus en plus importante des travailleurs français, L’immigration, l’Europe à outrance et la mondialisation débridée ne sont défendues avec une joie malsaine que par quelques organismes et individus influents qui n’en subissent pas les conséquences.

Des choix autres sont toujours possibles.

Patrice GROS-SUAUDEAU.  2003


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