Le libéralisme est l’idéologie qui s’est imposée à toute l’Europe et à une grande partie de la planète. C’est pourtant l’idéologie la plus dangereuse pour l’homme blanc et sera peut-être le tombeau de l’Europe et de l’Occident.
L’Américano-chinois Fukuyama avait annoncé selon une lecture hégélienne la fin de l’Histoire, le libéralisme s’imposant partout après les grandes parenthèses du fascisme et du communisme. Mais Histoire et Occident sont les mêmes termes. Annoncer la fin de l’Histoire consiste donc à annoncer la fin de l’Occident. Pour se légitimer, le libéralisme rappelle de façon incessante les millions de morts du nazisme et du communisme alors que lui-même réduit dans chaque pays des millions d’hommes à l’état de sous-hommes économiques. Il détruit dans le même temps les êtres nationaux d’Europe qui ont toujours constitué l’essence de l’Occident. L’homme n’est défini que comme producteur et consommateur c’est à dire comme néant. L’homme n’est plus défini dans son historicité et n’appartient plus à une communauté historique. Il est complètement atomisé.
L’être-là du Dasein heideggerien est réduit à un livreur de pizzas. La société libérale secrète une absence totale de spiritualité. Elle génère donc en contrepartie le développement des sectes.
Il est significatif que le fils du libéral Jean-François Revel se soit converti au bouddhisme; il ne pouvait être qu’en manque spirituel. Il a donc fallu qu’il trahisse l’Occident. Le libéralisme détruit toute pensée politique qui devient inutile, et même la pensée tout court. Il n’engendre sur le plan artistique et culturel que la fadeur, la laideur, et la médiocrité. Guy Sorman se félicitait de la suppression des frontières dans notre monde libéral, mais à quoi servira-t-il de voyager si c’est pour voir partout la même uniformité. Les frontières protégeaient aussi les différences.
Lorsque les hommes politiques actuels écrivent des livres, ils traitent d’un personnage historique ce qui est la preuve qu’ils n’ont rien à dire, plus de projet politique et que la pensée politique n’existe plus. Ces livres ne servent que de faire-valoir et à créer un semblant de légitimité pour des médiocres.
Le libéralisme est sans enracinement, sans aspérité, lisse comme le visage et le brushing d’Alain Madelin. Tout est subordonné à l’économique. Il ne sert à rien de pratiquer une politique nataliste et de la famille. Il suffit de faire venir des immigrés qui sont moins chers. Les différences d’êtres entre les hommes sont niées. En prônant le métissage des peuples et des races on détruit l’homme blanc qui est l’être de l’Occident.
La fin de l’Histoire est la fin du conflit des êtres. Le libéralisme veut installer l’idéal misérabiliste de la sécurité bourgeoise sans conflits. On détruit donc les êtres pour qu’ils ne s’opposent plus.
Le libéralisme a dissous la gauche et même l’extrême gauche qui sont à son service.
Toutes les luttes ouvrières sont réduites à néant puisqu’une usine peut à tout moment délocaliser ou faire appel à l’immigration. Les luttes syndicales semblent bien dérisoires dans un contexte de libéralisme mondialisé.
On trouvera toujours un pays aux coûts salariaux moindre et un immigré plus immigré qu’un autre, plus soumis. La gauche et l’extrême gauche en sont réduits à défendre de façon hystérique les droits de l’homme qui ne sont que l’armature idéologique et juridique du libéralisme. Les hommes ne sont que des abstractions sans historicité et interchangeables surtout lorsqu’ils sont moins chers et demandent moins de garanties sociales. L’extrême gauche devance les désirs du libéralisme en réclamant toujours plus d’immigrés.
Le libéralisme est la doctrine imposée par le pays le plus puissant actuellement, les États-Unis qui ne représentent plus l’essence de l’Occident. Si le libéralisme est en train de dissoudre l’Europe, il n’a pas dissous des entités plus fortes comme l’Islam ou l’entité asiatique représentée par la Chine. Les États-Unis comme Alexandre Del Valle l’a montré, font alliance avec l’Islam contre l’Europe. Un peuple refuse de disparaître et de se soumettre à l’Ordre mondial. Il doit donc s’opposer de façon la plus absolue au libéralisme qui n’est que la forme la plus hideuse du capitalisme.
PATRICE GROS-SUAUDEAU
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