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La France décline-t-elle vraiment ? (Rivarol)
5 mai, 2010, 23:24
Classé dans : économie et finance,immigration

À Nicolas Baverez revient le mérite d’avoir le premier abordé cette question avec courage dans son dernier livre. La France qui tombe (1). Tout d’abord on va donner des chiffres simples. Depuis plusieurs années, notre pays connaît des taux de croissance très faibles et même ridicules comparés à ceux des États-Unis par exemple. La France, qui avait un produit intérieur brut (PIB) très supérieur à la Grande-Bretagne, est maintenant derrière elle. La croissance moyenne depuis 1990 est de 1,8 % contre 2.8 %, en moyenne pour les pays de l’OCDE. Nous sommes donc en recul par rapport aux autres pays. De même notre taux de chômage (presque 10 %, à la fin de l’année) est-il l’un des plus élevés dans la zone OCDE. Nicolas Baverez ne veut pas faire de l’Europe un bouc émissaire commode. Pour la mise en place de l’euro, la France à néanmoins sacrifier pendant des années des points de croissance (et obtenu en revanche des points de chômage), tout cela pour arriver au marasme économique actuel. La croissance sera proche de zéro en 2003. La zone euro a une croissance quasi nulle. L’euro trop fort n’est nullement adapté pour l’économie allemande qui se traîne et entraîne dans son affaissement d’autres pays. On en vient donc à regretter l’ancien système monétaire qui avait beaucoup plus de souplesse puisque les taux de change nationaux s’ajustaient à la situation économique des différents pays.

Depuis des années, nos politiques ont eu comme objectif l’intégration européenne et non pas la croissance, l’emploi ou la bonne santé économique. La politique de désinflation compétitive avait en vue un franc fort accroché au mark. Pendant des années, il a donc fallu souffrir pour arriver au stade actuel d’une croissance nulle avec l’euro. Que de temps perdu ! A noter que nos voisins ayant une croissance positive significative (Grande-Bretagne, Suède… ) ne font pas partie de la zone euro.

La France tombe économiquement mais elle tombe aussi dans d’autres domaines.

L’immigration a sapé l’homogénéité française déjà fragile avec des régionalismes toujours prêts à revendiquer leur identité. Deux tiers des immigrés arrivant en France ont un niveau inférieur au premier cycle des collèges contre un quart des immigrants aux Etats-Unis selon l’OCDE. Alors que la France se désindustrialise et que les usines restantes sont de plus en plus automatisées, on fait donc venir en France une armée d’analphabètes qui n’auront sans doute jamais de travail et dont la descendance aura hélas un fort potentiel de délinquance, tout en faisant baisser Ie niveau des écoles françaises.

La France stagne sur le plan culturel et intellectuel avec en plus une immigration qui sape son système éducatif. Elle s’islamise ; on ne sait vraiment compter officiellement au million près le nombre de musulmans en France – entre quatre et douze ! Notre pays perd donc une part de son essence occidentale, ce qui peut avoir des effets négatifs sur son développement économique. Max Weber avait démontré l’influence de la religion sur l’économie, Malheureusement, certaines religions peuvent a contrario être incompatibles avec un développement bien compris.

La France de surcroît vieillit puisque toute politique démographique qui favoriserait les Français de souche est considérée comme discriminatoire. A propos de la canicule, la France a eu le bilan le plus catastrophique des pays occidentaux et, après vingt ans de socialisme qui devait apporter le bonheur sur terre, le taux de suicides ne fait qu’augmenter chez nous pour devenir le plus important d’Europe de l’Ouest.

Pour finir, les Français se rendent compte que la construction européenne a échappé à la France. L’expression « l’Europe démultiplicateur de puissance » n’a aucun sens puisqu’on assiste en ce qui nous concerne, au mieux à la cacophonie pour la politique étrangère de l’Europe (ex, la crise irakienne), ou au pire à la prise de directions opposées à la volonté nationale comme par exemple une Europe vassale des Etats-Unis, Dans une Europe à vingt-cinq ou trente, notre pays pèse de moins en moins sur les décisions. L’Europe attend la reprise américaine comme si elle n’avait aucune autonomie propre.

La commission de Bruxelles a accepté le libre-échange mondialisé, ce qui revient à dire que la construction européenne n’a plus guère de sens sur le plan économique dans un contexte de mondialisation totale, l’atelier du monde se déplaçant en Asie. Cette baisse de l’économie française se répercute évidemment sur notre prestige puisque, sur le plan diplomatique, on n’écoute malheureusement que les forts, économiques et/ou militaires. Avec sa situation comparée à celle des États-Unis, la position française sur l’Irak avait quelque chose de surréaliste.

Que conclure de ce bilan ?

Le gouvernement Raffarin n’est manifestement pas à la hauteur et n’a pas redressé la barre, ne serait-ce que sur les plans de la croissance et de l’emploi. L’euro fort va sans doute continuer à plomber notre économie. L’Europe de Maastricht nous a imposé de nouvelles contraintes (comme s’il n’y en avait pas suffisamment en économie !) qui annihilent toute politique volontariste, La France qui ne bat plus monnaie doit donc tout attendre d’un meilleur contexte international. L’expression « perte de souveraineté » dévoile toute sa signification.

Patrice GROS-SUAUDEAU. (2003)

(1) Perrin éd. 135 pages, 12,50 €.



Être de droite ou la haine de l’autre ou plutôt être de gauche ou la haine de soi.
5 mai, 2010, 23:16
Classé dans : plus ou moins philo

Le besoin d’ennemi ou le besoin de haine chez l’homme est aussi nécessaire que le besoin d’amour et d’amitié. L’homme pour définir son action a besoin d’ennemi. Hegel l’avait compris. Dans le débat politique actuel on présente actuellement (souvent de façon inconsciente) deux alternatives. Pour la gauche, l’image de l’homme blanc exploiteur, oppresseur, triste, perverti intellectuellement par sa propre culture, inférieur physiquement, sexuellement, dansant moins bien que le noir qui lui a le sens de la fête, coupable de tous les maux existant sur la planète.

De l’homme blanc tout en acceptant sa culpabilité on nie jusqu’à son existence. Le mieux qu’il puisse lui arriver étant son anéantissement dans le grand métissage. D’ailleurs s’il n’existe pas pourquoi vouloir à tout prix l’anéantir. La pensée de gauche se vautre dans un masochisme qui est l’aboutissement ultime de son humanisme et de son égalitarisme. Quand il n’y a plus rien à haïr ou à mépriser, haïssons nous nous mêmes ou méprisons nous nous mêmes.

Le paroxysme est atteint dans cette phrase de Sartre qui fut à la fois le chantre de la gauche française et l’incarnation physique de la haine de soi « Quand un noir tue un blanc, il fait d’une pierre deux coups, il tue un oppresseur et libère un opprimé ».

A l’inverse, le schéma de la droite (ou extrême droite) le blanc étant le summum de l’évolution humaine, esthétiquement plus beau, intellectuellement supérieur, plus créatif, alliage harmonieux du corps et de l’esprit.

Ayant développé au cours de l’Histoire (son Histoire) une culture extraordinaire qui s’est répandue sur la terre entière. Fierté de soi, exaltation de soi. Sentiment qui s’est développé jusqu’à l’hystérie nazie.

L’autre, au passage étant qualifie de termes gracieux «nègre», «métèque» «guenille levantine» (dixit Beraud). Les formes de danse de l’autre étant assimilées à des contorsions animales.

Lorsque la gauche était dans l’opposition, les schémas fonctionnaient aussi de cette façon. Elle offrait de la haine sociale. Le patron méprisait l’ouvrier, l’ouvrier haïssait le patron. La gauche au pouvoir n’a maintenant plus rien à offrir sinon la haine de soi. Refusons tout sentiment de fierté. L’autre (le noir, l’arabe), devient omniprésent dans les médias. Sa louange perpétuelle devient une obligation morale. Or, comme Goethe l’expliquait, louer l’autre (est aussi s’abaisser soi-même.

On ne peut sortir de ce débat. Quel courant dominera l’autre ? La vérité historique naît dans l’affrontement. Les hommes ne peuvent que choisir (souvent de façon instinctive) entre des schémas qui deviennent actuellement de plus en plus radicaux. La France, après avoir été une ou la grande puissance dominante en Europe, ensuite le centre d’un empire colonial se trouve maintenant confrontée à une dialectique morbide : haine de soi: amour de soi ; amour de l’autre; haine de l’autre. Le pouvoir politique actuel ne fait qu’exacerber ces tensions en créant une véritable poudrière ethnico-religio-culturelle qui ne se résoudront hélas et comme toujours que dans la violence à moyen ou long terme.

Patrice Gros-Suaudeau



LA RAGE ET L’ORGUEIL D’ORIANA FALLACI (Le Glaive)
5 mai, 2010, 10:41
Classé dans : immigration,politico-historique

Une fois de plus, certains ont voulu décider ce que les Français avaient le droit de lire ou de ne pas lire. En attendant la décision de la justice, on peut toujours acheter ce livre qui est le cri d’une Italienne, d’une femme (pas forcément féministe).

Lorsqu’on arrive à la fin, on ne trouve dans le fond que ce que dit le Front national depuis des années, avec même plus de véhémence de la part de la journaliste. Comme Oriana Fallaci est de gauche, antifasciste, cela passe mieux, enfin presque.

Ce livre rappelle à sa façon le choc des civilisations ! de Samuel Huntington mais ici les choses sont dites de façon instinctive, passionnelle alors que le livre de l’Américain était l’œuvre d’un professeur, d’un universitaire. Le livre « La rage et l’orgueil » traite du choc Islam-Occident. En tant que correspondant de guerre, elle a vu les fils d’Allah au travail. « Je les ai vus détruire les églises, je les ai vus brûler les crucifix, je les ai vus souiller les statues de la Vierge, je les ai vus pisser sur les autels, transformer les autels en chiottes, je les ai vus à Beyrouth … » Si elle reconnaît être athée, elle est culturellement très catholique. Lorsqu’elle va dans un temple, elle trouve cela bien froid. Son rapport avec l’argent est aussi très catholique Elle ne renie en rien l’héritage chrétien sur le plan intellectuel et esthétique. « La musique des cloches me plaît tellement. Elle me caresse le cœur ».

« D’ailleurs, soyons honnêtes les cathédrales que le catholicisme nous a laissées sont belles. A mon avis, plus belles que les mosquées et les synagogues. Elles sont belles aussi les petites églises de campagne. Plus belles que les temples protestants »..

Si Oriana Fallaci adore son pays l’Italie et même toute la culture occidentale, elle n’aime pas l’islam, ce qui pour certains n’est pas correct Elle le dit, elle l’écrit, elle le crie. En tant que femme, elle ressent de toutes ses tripes que cette religion n’apporte rien de bon pour les femmes et même pour les Occidentaux.

Pour elle, les musulmans qui vivent en Italie ne sont que des envahisseurs. Chaque construction d’une mosquée dans son pays fait saigner son cœur. L’adjectif « raciste-raciste » pour qualifier ce qu’elle pense ne la terrorise pas. Cela est dit parfois en des termes un peu crus mais ce n’est quand même pas « Bagatelles pour un massacre » de Louis-Ferdinand Céline. Ce livre a déjà été vendu à plus d’un million d’exemplaires en Italie et commence déjà à bien se vendre en France. Pour Oriana Fallaci, ceux qui bêlent dans le politiquement correct sont des « sans couilles ». En tout cas, elle en a. Elle le dit d’ailleurs. L’italienne a de la personnalité, du caractère, certains diront même de la mégalomanie. Elle a même un humour grinçant sur elle-même lorsqu’elle rapporte que certains disent qu’il est facile d’avoir du courage lorsqu’on a déjà un pied dans la tombe. Selon la journaliste, les musulmans jaloux de l’Occident et de ses réussites ne cherchent qu’à s’étendre et s’imposer en Europe et ailleurs.

« Vous ne comprenez pas, vous ne voulez pas comprendre, qu’une Croisade à l’envers est en marche. Une guerre de religion qu’ils appellent Djihad, guerre Sainte. Vous ne comprenez pas, vous ne voulez pas comprendre que l’Occident est pour eux un monde à conquérir. A châtier, soumettre à l’Islam ».

Elle enrage que nos hommes politiques, des eunuques selon elle, se couchent devant n’importe quel immigré ou sans-papiers par commodité ou lâcheté.

A propos, cela fait penser au maire vert de Saumur qui, six mois après les attentats de New-York, organise une exposition sur l’Islam-religion-de-paix-et-d’amour. Ceci avait quelque chose d’indécent et d’obscène En conclusion, nous dirons que si certains refusent la mise en garde de l’Italienne, les événements lui donneront néanmoins raison.

par Patrice GROS-SUAUDEAU (2002)


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