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LA TYRANNIE DES DROITS DE L’HOMME (Écrits de Paris)
10 mai, 2010, 21:35
Classé dans : plus ou moins philo,politique politicienne

L’ère actuelle est celle de la tyrannie des droits de l’homme. On les voit donc affichés partout : au commissariat de police, à la mairie, à l’école. Les enfants doivent les apprendre et les réciter. Impossible d’y échapper. Toute personne qui ne partage pas cette idéologie est suspectée et même persécutée par tous les moyens dont dispose la société dite libérale pour terroriser une population ; c’est à dire persécutions financières, professionnelles, fiscales ou autres.

Tout individu digne et fier de sa singularité et qui ne plie pas l’échine devant la nouvelle divinité de l’Homme Universel sera broyé et ceci d’autant plus qu’il aura de l’être, de la singularité, en un mot du «Moi». En revanche, les minables, les minus, ceux qui ne sont rien, se sentent d’autant plus les représentants de l’universel et de toutes les idées droidelhommesques.

Au nom des droits de l’homme, il faut donc tout renier: son pays, sa culture, sa race, sa chair, son sang, ses particularismes, tout ce qui fait son «Moi», tout cela pour retourner à ce vieux mépris de soi des religions du néant.

Je suis pourtant l’Unique, le singulier, je n’ai rien de commun avec l’autre, je ne suis l’égal de personne. Il faut revendiquer le droit de la différenciation, du refus et du mépris non de soi mais de l’autre si cela m’est nécessaire. Vouloir être l’égal des autres, c’est déjà être convaincu de son infériorité.

Les idées fantômes d’un arrière-monde sont celles des ratés de la rue qui s’imposent par leur nombre face aux individus au sang noble.

« L’homme libre est guerrier » écrivait-on, mais la liberté est aussi une foutaise sartrienne ou ce qu’on appelle ainsi est la possibilité d’être qui se conquiert par la lutte. La formule doit être encore plus radicale « Pour pouvoir Être, il faut être guerrier ». Les droits de l’homme ne sont que la mise en esclavage économique des hommes, l’égalité dans l’esclavage. L’homme spolié, mutilé, remplacé par un fantôme imaginé par les manqués de la vie. Je ne suis pas une idée mais un être de chair et de sang qui refuse d’être volé de son «Moi» au nom des droits de l’homme.

par Patrice GROS 2004


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