La politique en textes !

Le bilan économique des vingt dernières années
22 mai, 2010, 15:53
Classé dans : économie et finance,politique politicienne

En 1980 la France avait un PIB par habitant supérieur à celui des Etats-Unis. Elle avait, et depuis longtemps, largement surpassé la Grande-Bretagne. Les derniers résultats parus et la comparaison entre les différents pays d’Europe montrent a quel point notre pays a baissé depuis l’époque des « Trente glorieuses ». La France est maintenant surpassée par les Etats-Unis, par la Grande-Bretagne et se trouve en Europe juste devant la Grèce, l’Espagne et le Portugal, qui venaient de très bas économiquement. Ces derniers pays peuvent à Juste titre se féliciter de leur progression, ce qui n’est pas notre cas.

Comment expliquer ce recul ? Notre pays est celui qui possède la plus importante population oisive en pourcentage. Il est en cela le champion de tous les pays occidentaux. Beaucoup de personnes en France ne vivent que de RMI, allocations ou autres. Une importante partie de cette population oisive est issue de l’immigration. Les différentes mesures prises par le gouvernement ne sont pas forcément encourageantes. Les emplois jeunes à productivité quasiment nulle ne traduisent que l’échec de l’école et de la politique de l’immigration. Quant aux 35 heures, pourquoi avoir réduit le travail des vrais créateurs de richesses ? Que l’on soit keynésien ou libéral, on ne peut s’enrichir en travaillant moins. Les hommes étant ce qu’ils sont, ils recherchent leur intérêt personnel dans un cadre institutionnel donné. Il faut donc créer un cadre institutionnel plus incitatif au travail.

Malgré tous les répétitifs discours officiels, la construction européenne n’a pas profité à la France à la différence de l’Irlande qui a maintenant un niveau de vie supérieur au nôtre. Tout cela a même coûté cher en termes de chômage. Selon différents modèles économétriques, la mise en place de l’euro dont se targue M. Chirac depuis la politique du franc fort a coûté à la France entre un million et un million et demi de chômeurs supplémentaires. Notre faible croissance divisée par deux ou par trois depuis les années soixante est due, selon Maurice Allais, à la politique du libre-échange mondialiste voulue par l’organisation de Bruxelles. La redistribution a aussi été négative pour la France dans le cadre européen.

L’exemple argentin doit être médité dans toute sa négativité car la situation pourrait se reproduire chez nous. La monnaie indexée sur le dollar n’était pas adaptée à l’économie. Cela montre ce qui peut arriver lorsqu’un pays perd sa souveraineté monétaire. L’Argentine connaissait un libéralisme débridé en ne tenant aucun compte de l’intérêt national. Ce pays subissait un fort endettement qui, dans le fond, est comparable à celui de la France.

Avec l’euro, monnaie qui ne sera pas forcément adaptée à notre économie puisque indexée sur l’économie allemande, l’apologie d’un libéralisme dur a-national, un endettement élevé semblable à l’Argentine, le fardeau d’une importante population oisive et de l’immigration qui pourront engendrer une explosion sociale, nous ne sommes donc pas à l’abri d’une crise économique.

Le constat des chiffres est cruel comparé au discours officiel et lénifiant qui nous est servi depuis des années : « la France qui gagne grâce à l’immigration, la France moteur et gagnante de la construction européenne ».

Tout cela rappelle cette phrase classique mais ô combien pertinente : « On peut tromper tout le monde un certain temps, on peut tromper certains tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. »

Patrice GROS-SUAUDEAU, Statisticien-Economiste. Rivarol


Pas de commentaire
Laisser un commentaire



Laisser un commentaire

carnet de notes |
MICHELE HARDENNE |
Je suis un "écrit-rien" |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Litteratures Negro Africain...
| NewsNora
| That's just the way it is