La politique en textes !

Le bilan économique des vingt dernières années
22 mai, 2010, 15:53
Classé dans : économie et finance,politique politicienne

En 1980 la France avait un PIB par habitant supérieur à celui des Etats-Unis. Elle avait, et depuis longtemps, largement surpassé la Grande-Bretagne. Les derniers résultats parus et la comparaison entre les différents pays d’Europe montrent a quel point notre pays a baissé depuis l’époque des « Trente glorieuses ». La France est maintenant surpassée par les Etats-Unis, par la Grande-Bretagne et se trouve en Europe juste devant la Grèce, l’Espagne et le Portugal, qui venaient de très bas économiquement. Ces derniers pays peuvent à Juste titre se féliciter de leur progression, ce qui n’est pas notre cas.

Comment expliquer ce recul ? Notre pays est celui qui possède la plus importante population oisive en pourcentage. Il est en cela le champion de tous les pays occidentaux. Beaucoup de personnes en France ne vivent que de RMI, allocations ou autres. Une importante partie de cette population oisive est issue de l’immigration. Les différentes mesures prises par le gouvernement ne sont pas forcément encourageantes. Les emplois jeunes à productivité quasiment nulle ne traduisent que l’échec de l’école et de la politique de l’immigration. Quant aux 35 heures, pourquoi avoir réduit le travail des vrais créateurs de richesses ? Que l’on soit keynésien ou libéral, on ne peut s’enrichir en travaillant moins. Les hommes étant ce qu’ils sont, ils recherchent leur intérêt personnel dans un cadre institutionnel donné. Il faut donc créer un cadre institutionnel plus incitatif au travail.

Malgré tous les répétitifs discours officiels, la construction européenne n’a pas profité à la France à la différence de l’Irlande qui a maintenant un niveau de vie supérieur au nôtre. Tout cela a même coûté cher en termes de chômage. Selon différents modèles économétriques, la mise en place de l’euro dont se targue M. Chirac depuis la politique du franc fort a coûté à la France entre un million et un million et demi de chômeurs supplémentaires. Notre faible croissance divisée par deux ou par trois depuis les années soixante est due, selon Maurice Allais, à la politique du libre-échange mondialiste voulue par l’organisation de Bruxelles. La redistribution a aussi été négative pour la France dans le cadre européen.

L’exemple argentin doit être médité dans toute sa négativité car la situation pourrait se reproduire chez nous. La monnaie indexée sur le dollar n’était pas adaptée à l’économie. Cela montre ce qui peut arriver lorsqu’un pays perd sa souveraineté monétaire. L’Argentine connaissait un libéralisme débridé en ne tenant aucun compte de l’intérêt national. Ce pays subissait un fort endettement qui, dans le fond, est comparable à celui de la France.

Avec l’euro, monnaie qui ne sera pas forcément adaptée à notre économie puisque indexée sur l’économie allemande, l’apologie d’un libéralisme dur a-national, un endettement élevé semblable à l’Argentine, le fardeau d’une importante population oisive et de l’immigration qui pourront engendrer une explosion sociale, nous ne sommes donc pas à l’abri d’une crise économique.

Le constat des chiffres est cruel comparé au discours officiel et lénifiant qui nous est servi depuis des années : « la France qui gagne grâce à l’immigration, la France moteur et gagnante de la construction européenne ».

Tout cela rappelle cette phrase classique mais ô combien pertinente : « On peut tromper tout le monde un certain temps, on peut tromper certains tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. »

Patrice GROS-SUAUDEAU, Statisticien-Economiste. Rivarol



L’Euro, contre la France, contre l’Europe
14 mai, 2010, 16:07
Classé dans : concernant l'Europe,économie et finance

L’euro nouveau est arrivé ou presque et il doit sembler déjà dépassé pour nos avant-gardistes qui pensent déjà au mundo, juste avant l’universo qui remplaceront l’euro ringard. Tout ceci pour devancer le matraquage médiatique auquel nous avons eu droit sur cette nouvelle donne. On assista à la jonction entre la droite libérale représentée par l’homme à la cervelle d’or :

Valéry Giscard d’Estaing, la gauche sociale-démocrate européiste anti-nationale de Jacques Delors (qui a déjà la physique de l’Européen de demain) et l’apatride d’extrême gauche internationaliste : Con-Bandit reconverti en autorité morale de l’Europe maastrichtchienne.

Depuis longtemps la droite libérale joue l’Europe et selon la formule bien connue « plutôt Hitler que Léon Blumplutôt Maastricht que la gauche française », libéraux toujours prêts à trahir et vendre leur pays la main dans la main avec les sociaux-démocrates opposés à leur gauche radicale.
» ceci donne maintenant «

La France va bien sûr perdre une immense partie de sa souveraineté et ce n’est pas rien et il n’est pas évident que dans ce grand saut dans l’inconnu elle y gagne économiquement. Tout laisse même à penser le contraire.

La politique économique française sera réduite pratiquement à néant. La politique monétaire sera décidée à Francfort, la politique budgétaire sera soumise à la contrainte très forte des critères de Maastricht. Quant à la politique de redistribution nationale, trait d’union d’une nation, elle va aussi passer aux oubliettes.

On comprend donc l’accord tacite sur la construction européenne entre les libéraux de gauche ou de droite. La politique salariale ne pourra plus s’exercer dans l’Europe de l’Euro. Quant à la politique fiscale on ne pourra pratiquement plus agir sur aucun levier car il y aura sans doute un alignement des pays. L’Europe de Maastricht va broyer les spécificités nationales sur le plan économique et par contrecoup dans les autres domaines.

On ne comprend l’Euro qu’en termes d’accélération de la mondialisation financière. La concurrence internationale va s’exacerber, l’ultra-libéralisme régner encore plus. Il ne pourra en résulter qu’une augmentation du chômage puisque l’emploi sera forcément la variable d’ajustement. Même Robert Hue a compris cela et il est donc contre l’Euro bien qu’il ne quitte pas le gouvernement avec les ministres communistes. Les restructurations économiques liées à l’Euro s’accompagneront de licenciements massifs.

La monnaie unique ne peut créer que du chômage dans des pays aux productivités et compétitivités très inégales. Avant lorsqu’un pays avait une productivité plus faible la monnaie pouvait être réajustée. Maintenant ce pays sera condamné à ne plus produire dans des secteurs économiques entiers et il en résultera un chômage supplémentaire important avec des poches de sous-emploi. De plus si les biens circulent assez bien comme les capitaux, il n’y a pas de marché de l’emploi européen à part des salariés très qualifiés. Un ouvrier français ne peut du jour au lendemain travailler à Munich, Milan ou Dublin, ne serait-ce qu’à cause de la barrière de la langue. L’emploi n’est pas mobile contrairement à ce qu’ânonnent les libéraux.

Pour toutes ces raisons, la machine infernale lancée par la mise en place de l’Euro est loin de sortir victorieuse.

Certains financiers se demandent déjà quand la monnaie unique va exploser en plein vol c’est à dire quand les intérêts économiques entre les pays seront tellement divergents que certains songeront à sortir de ce carcan. Une monnaie unique n’a jamais été une garantie d’unité politique (exemples de l’URSS et de la Yougoslavie qui avaient une monnaie unique sur leur domaine d’influence).

Il est intéressant de constater que les deux pays les plus riches ne font déjà pas partie de l’Europe de Maastricht, la Norvège refusant de partager son pactole pétrolier, la Suisse sa rente de situation exceptionnelle en termes de richesse.

Les seuls pays qui tiennent vraiment à intégrer la zone de l’Euro sont ceux qui sont petits et/ou pauvres car on comprend aisément les avantages de redistribution qu’ils en retirent. Les pays d’Europe du Sud toujours un peu complexés par le mépris traditionnel de l’Europe du Nord à leur égard en font un point d’honneur. Des trois pays qui comptent vraiment (Allemagne, France, Grande Bretagne) les Allemands n’ont aucun intérêt économique à l’Euro, leur économie est suffisamment forte pour être autonomes. On leur fait donc payer par l’Euro leur réunification et la honte de leur Histoire qu’on doit continuer à leur inculquer à perpète pour qu’ils acceptent le jeu de l’Europe. Le vieillard malade qui gouvernait la France au moment de la chute du mur de Berlin a eu une peur sénile de l’Allemagne qui venait des fonds des âges. Les Anglais, peuple nationaliste ayant gardé sa fierté, ont toujours traîné les pieds. Le seul pays qui cherche à tout prix à disparaître est donc la France empêtrée et avachie dans ses valeurs nihilistes d’égalité et d’universalisme. Les Français ne croient plus en eux, en leur destin, engloutis par une immigration sans fin et veulent donc entraîner dans leur disparition tous les autres pays. Voilà donc les fondements sur lesquels a été basée la construction européenne actuelle.

Pour certains, l’euro ne devrait durer qu’une douzaine d’années après sans doute bien des déboires.

Le seul avantage de l’Euro était de créer à priori une monnaie européenne face au dollar mais cela est surtout vrai pour la France car le mark était déjà une monnaie internationale (14 % des réserves de change mondiales, contre 62 % pour le dollar, 1,7 % pour le franc).

On comprend donc les réticences allemandes pour l’Euro qui n’était vraiment pas une nécessité pour eux.

Quant aux Français, ils doivent savoir que le franc n’est pas encore enterré et qu’on peut le voir réapparaître dans quelques années au moment où le système mis en place explosera.

PATRICE GROS – SUAUDEAU STATISTICIEN ÉCONOMISTE



À propos de l’endettement de la France
13 mai, 2010, 21:08
Classé dans : concernant l'Europe,économie et finance

De nombreuses raisons ont été données, mais nous allons en examiner deux particulièrement qui contribuent le plus aux mille milliards d’euros de dette.

La Construction Européenne

La France a toujours été un pays contributeur, c’est à dire une « vache à lait » au même titre que l’Allemagne ce qui donne des milliards d’euros cumulés à perte pour la France. Mme Thatcher déclarait : « I want my money back ». La France par générosité ou gloriole se veut à la pointe de la Construction Européenne. Cela a un coût. Il ne suffit pas d’être Européiste, il faut aussi le payer (quitte à vendre le stock d’or de la France !).

Maurice Druon qui n’est pas économiste écrivait qu’avec l’euro, on n’avait plus la facilité de dévaluer.

Une dévaluation n’est ni une chose facile ou difficile, une monnaie doit simplement être adaptée à la compétitivité du pays. Si le franc existait encore, on aurait certes pu dévaluer un peu, exporter plus et ainsi financer nos déficits en créant même plus d’emplois. La Chine utilise bien les délices d’une monnaie faible, trop au goût de certains.

Avec l’euro, cela n’est plus possible. Le traité de Maastricht ligote les politiques économiques possibles et ôte beaucoup de souplesse aux différents pays.

La Banque Centrale Européenne ne fait que lutter contre l’inflation dans l’intérêt des rentiers ce qui ne favorise pas la croissance. Une inflation modérée est pourtant une bonne chose pour l’économie puisque cela pénalise (légèrement) les rentiers non productifs et moins consommateurs au profit des productifs plus consommateurs.

Le traité de Maastricht a été néfaste pour la France puisque maintenant la Banque de France ne peut plus faire d’avances au Trésor ce qui permettait la création monétaire au moment opportun. Dans le dernier rapport du FMI, il est prévu que la zone euro aura le taux de croissance le plus faible du monde, en dessous de l’Afrique subsaharienne.

Voilà à quoi sont arrivés les Technocrates de la Construction Européenne, du pacte de stabilité et de la mise en place de l’euro.

Dans un contexte de croissance plus forte (possible si nous avions gardé le franc) la dette de la France serait beaucoup moins un problème.

L’immigration

On peut évaluer à environ 300 000 immigrants supplémentaires en France chaque année (demandeurs d’asile inclus). C’est énorme d’autant plus que 90 % sont à la charge de la collectivité avec tous les frais supplémentaires différés que cela constitue (allocations renouvelées chaque année, écoles, hôpitaux, soins, logements, prisons … ).

Dans un contexte où on évalue à deux millions et demi (2 700 000 exactement) le nombre officiel de chômeurs, la France n’a pas les moyens économiques de les accueillir. Il a fallu par exemple réquisitionner 18 000 chambres d’hôtel pour les demandeurs d’asile dont le nombre ne fait qu’augmenter. On a toujours abordé la question de l’immigration en termes idéologiques. Il serait temps de raisonner aussi en termes économiques.

La liquidation de la France (la grande affaire de la politique française)

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, toute la politique de la France a consisté à en finir avec la France si l’on excepte la parenthèse De Gaulle. De l’extrême gauche en passant par Cohn-Bendit et Giscard jusqu’à l’extrême droite d’Alain de Benoit qui arrive à croire sans rire que la construction européenne est synonyme de l’Europe de la race blanche, pratiquement toute la classe politique (surtout celle au pouvoir ou proche de lui) a en commun la haine de la France et de la nation. Elle se grise de slogans : « L’Europe démultiplicateur de puissance ». Pour qui ? Pour quoi ? Pour défendre quel être ? Comme si l’Europe sac de noeuds d’intérêts divergents était le prolongement des intérêts de la France.

« L’Europe : la France en plus grand » : expression franco-française qui fait sourire les autres Européens. L’Europe est devenu le trou noir de toute l’action politique en France depuis plus de trente ans. Cet ensemble européen est d’ailleurs flou, fluctuant, et indéfinissable. On aura sans doute l’entrée «irréversible» de la Turquie selon Jacques Chirac. Dominique Strauss-Kahn veut même faire entrer les pays du Maghreb dans l’union européenne. Tout n’est que question de temps. Ce qui est impensable aujourd’hui ne l’est déjà plus demain. Qui aurait pensé il y a vingt ans que la Pologne et les pays baltes intégreraient l’union européenne ? Ceux qui ne se plient pas à cette version du monde sont considérés comme nostalgiques, passéistes, aigris et même racistes, mot qui donne des frissons.

Dans cette communion de la haine des nations, l’immigration n’est pas une question à part, mais est intimement liée avec la construction européenne, à la fin de la France, des nations et à la mise en place de l’idéologie post-nationale.

Cela donne sans doute des satisfactions à tous les haineux de la France. De Gaulle ne voulait pas que l’Europe se fasse sur le cadavre de la France. Il n’avait pas vu assez loin. L’Europe se fera certes sur le cadavre de la France, des nations, mais aussi sur le cadavre des peuples européens qui disparaissent peu à peu noyés dans une immigration à venir encore plus forte que celle qu’ils ont connue jusqu’à maintenant. En trente ans (ce qui est très peu) la France a changé physiquement ; il suffit de se promener dans les banlieues des grandes villes pour que cela saute aux yeux. Les banlieues immenses, peuplées de jeunes d’origines diverses, pèseront demain infiniment plus lourd que les campagnes de France «encore» françaises mais peuplées d’une population dont la moyenne d’âge est très supérieure. La France de demain se trouve en banlieue et non en Corrèze.

Dans un contexte de mondialisation totale où les détenteurs de capitaux investissent sans état d’âme sur toute la planète là où c’est le plus rentable, que veut dire l’Europe de l’économie ? La construction européenne a été fondée sur de grands mensonges à l’égard de ses habitants. Tout d’abord le mirage de la puissance (qu’est-elle vraiment de nos jours et pour quoi faire) fondée sur le nombre, le mirage de la paix qui dans le fond est venue de la dissuasion et qui n’empêche pas hélas le terrorisme, le mirage d’une Europe fondée sur l’héritage commun alors que dans le même temps on fait juxtaposer en France et en Europe toutes les religions et toutes les communautés de la planète, le mirage d’une Europe indépendante alors que les centres de décision se trouvent à l’ONU, l’OTAN, l’OMC et même à Washington et New-York dans les sièges des multinationales. Il serait temps d’arrêter de vivre sur des illusions et de réfléchir sur ce que l’on veut construire ou détruire. Y gagne t-on vraiment à noyer les identités nationales dans un grand magma ? Dans un cadre de mondialisation le cadre national n’est-il pas en fin de compte le mieux adapté ? Le référendum sur la constitution européenne ne sera sans doute comme toujours qu’une empoignade stérile pour un résultat déjà connu d’avance.

Patrice Gros-Suaudeau



L’AUTODESTRUCTION DU CAPITALISME
12 mai, 2010, 14:44
Classé dans : économie et finance

L’économiste Patrick Artus a écrit un livre très pertinent « Le capitalisme est en train de s’autodétruire ». Ce livre ne comporte pas d’équations qui ne sont souvent qu’un saupoudrage mystificateur.

Le fonctionnement du capitalisme actuel est fondé sur une logique extrêmement simple : dégager le maximum de profit en minimisant jusqu’à l’extrême les coûts salariaux. Le capitalisme appelé libéral/ultra-libéral ou anglo-saxon a une logique purement financière et à court terme. Ceci se traduit par l’exigence de taux de rentabilité bancaire très élevés (10% à 30%). Pour baisser les coûts salariaux, les méthodes sont toujours les mêmes : délocalisations, augmentation de la productivité pour les usines «encore» en France ou en Occident, chantage aux délocalisations pour que les salariés ne demandent pas d’augmentation de salaires, tout en disant défendre la compétitivité, licenciement pour augmenter la rentabilité. Les profits dégagés qui sont énormes vont essentiellement aux PD.G. et aux actionnaires ainsi qu’à certains cadres supérieurs. Le pouvoir d’achat des salariés ne fait lui que diminuer. Le partage profit/salaires est de plus en plus en défaveur des salariés.

Patrick Artus voit le capitalisme s’autodétruire. Disons qu’il s’autodétruit en Occident, les (grands) dirigeants d’entreprise n’ayant rien à faire de leurs congénères. Ils raisonnent à un niveau mondial faisant fi des frontières. Voilà vraiment ce qui signifie le mot mondialisation que certains glorifient et trouvent heureuse. Il est vrai que cela dépend pour qui ! Le capitalisme occidental n’est plus au service de la population autochtone mais simplement aux services des grands P.D.G. et des actionnaires et de quelques privilégiés. Le capitalisme actuel se moque bien d’avoir une croissance forte dans les pays occidentaux, les salaires des privilégiés augmentent malgré cela. Les profits et salaires des dirigeants sont en fin de compte indexés sur la croissance mondiale et non sur la croissance de pays comme la France ou l’Allemagne. Ce cercle est vicieux car plus les entreprises délocalisent et désindustrialisent la France, la croissance interne devient plus faible et cela encourage d’autres entreprises à investir là où la croissance est plus forte, c’est-à-dire les pays émergents. La construction européenne dans tout cela ne sert pas à grand chose si ce n’est à illusionner certains sur des lendemains meilleurs qui chanteront ? On peut même soutenir que la construction européenne a accéléré ce mouvement de fond du capitalisme actuel. On a là sans doute la meilleure explication du non au traité de la constitution. La politique du franc fort suivi de l’Euro fort n’ayant que fait encore perdre des points de croissance et augmenter le chômage.

Le capitalisme qui est foncièrement cynique a fait venir dans les années soixante et soixante dix des immigrés qui servaient ainsi de briseurs de grève et à faire pression sur les salaires, la France connaissant le plein emploi. Citons la déclaration de Georges Pompidou qui était l’oreille du patronat :

« L’immigration est un moyen de créer une certaine détente sur la marché du travail et de résister à la pression sociale ».

Cette phrase cynique avait encore un sens lorsqu’il y avait des usines à forte main d’oeuvre en France. Mais maintenant ces entreprises se sont modernisées ou sont parties à l’étranger. Les dirigeants d’entreprise se sont vite aperçus que les salaires étaient encore moins élevés dans les pays comme la Chine, l’Inde ou la Roumanie qu’en France en faisant travailler des Français/immigrés. Appeler sans cesse à plus d’immigration comme le font certains est la marque d’un nihilisme pervers. On a là aussi l’explication des émeutes en banlieue ou ailleurs. On ne résoudra pas ce problème de fond en débloquant des crédits et en construisant des gymnases et des bibliothèques (brûlées l’année d’après !) Faire porter le chapeau à Sarkozy comme le font certains est d’un simplisme accablant. On a fait et on continue à faire venir en France une population quasi analphabète qui a rejeté l’école et n’a plus sa place pour les emplois restant en France. Elle vit à côté d’une population aisée. Cela ne peut qu’exacerber la haine et les frustrations. Le bêlement humanitaire a été la seule politique vis à vis de l’immigration. Il a montré ses limites. La politique de l’immigration a été faite à la jonction de l’humanitarisme de gauche et du cynisme libérale plus absolu.

Le libéralisme n’étant que l’exacerbation du capitalisme sous sa forme la plus hideuse n’aboutit qu’à la fin de l’Occident.

Patrice GROS-SUAUDEAU STATISTICIEN ÉCONOMISTE



Bilan des explications du chômage
11 mai, 2010, 14:48
Classé dans : économie et finance,immigration

Le chômage est devenu la lèpre de notre société. Il ne peut se comparer à l’inflation puisqu’à la différence de celle-ci, il n’est pas qu’un chiffre ou une variable économique mais la somme de drames humains. Viviane Forester dans son livre « L’horreur économique » a bien décrit la situation de tous ceux qui en sont victimes. Nous allons donner les principales explications de ce fléau qui mine la France depuis bientôt trente ans.

Avant de traiter cette question, il faudrait savoir combien de personnes souffrent du chômage ou d’être plus ou moins exclus de l’activité économique. On ne peut bien sûr se fier au 9 % officiel. Il faudrait compter la population oisive et pourtant apte à travailler. On arriverait, si la proportion de la population travaillant était la même que dans les pays occidentaux développés comparables au nôtre, à une dizaine de millions de personnes inemployées. La grande majorité, bien sur, n’est pas comptabilisée comme étant au chômage. On a aussi là l’explication de la baisse en France enregistrée l’année dernière au classement des pays en considérant le PIB par habitant. Ceci avait mis en émoi toute la classe politique.

Le mot mondialisation est devenu galvaudé. On l’accuse de tous les maux. Est-ce si simple ? Ou alors faut-il encore démontrer son rôle dans la montée du chômage en France. La mondialisation ou globalisation consiste dans la suppression des frontières sur le plan économique et en partie politique puisque maintenant nous avons la libre circulation des biens, des capitaux et des hommes même si bien sûr existent encore des traces plus ou moins fortes de protectionnisme.

Le facteur de chômage le plus immédiat est le différentiel de taux de salaire qui peut exister entre les pays développés et les pays qu’on appelle émergents qui produisent à moindre coût. Cette explication du chômage a été particulièrement mise en avant par Maurice Allais dans de nombreux articles. Il propose donc de pratiquer un certain protectionnisme avec les pays émergents, pays envers lesquels les pays européens ne peuvent concurrencer, c’est-à-dire redonner un sens à l’Union européenne sur le plan économique.

Cette thèse a été contestée par Jean-Paul Fitoussi qui écrit dans son livre « Le débat interdit » :

« Il n’existe pas de déséquilibre dans les échanges commerciaux de la France avec les nouveaux pays industrialisés d’Asie. Cela signifie qu’un protectionnisme français n’aurait aucune influence bénéfique sur le chômage. »

Le raisonnement de Jean-Paul Fitoussi n’est pas complet puisque les produits exportés par les pays européens développés contiennent moins d’emplois que les produits exportés par les pays à bas salaire.

Il y a donc bien transfert d’emplois et il faut redonner raison à Maurice Allais sur ce point.

Ceci a une conséquence sociologique, puisque c’est la population française peu qualifiée qui subit le plus le chômage. Vis à vis de la mondialisation, il existe une France à deux vitesses, celle qualifiée ou diplômée et l’autre déconnectée de l’économie mondiale, ceci d’autant plus que selon l’économiste Krugman, le progrès technique élimine avant tout le travail peu qualifié. On peut dire que les trois quarts des Français vivent assez bien, le quart restant difficilement. Certains ont appelé cela la fracture sociale. Mais à part donner un nom à un phénomène, cela n’a pas eu beaucoup d’applications pratiques.

Les délocalisations, de façon évidente, font perdre autant d’emplois en France.

Dans la libre circulation des capitaux financiers tout ce qui est investi dans les pays émergents ne profite pas au pays émetteur. Les flux nets de capitaux privés en provenance des pays développés et à destination des marchés émergents ont pratiquement quadruplé depuis le début des années 90.

Quoi qu’en disent les optimistes béats de la mondialisation, elle a contribué pour la France à l’augmentation du chômage même si on peut difficilement y échapper.

La construction européenne a été posée comme étant métaphysiquement le bien. Les effets négatifs qui peuvent en résulter sont donc pour les élites qui nous gouvernent négligeables, le chômage en particulier.

La politique du Franc fort et la mise en place de l’euro ont coûté selon certaines estimations économétriques entre un million et un million et demi de chômeurs supplémentaires. Cet euro existant ne pourra qu’exacerber les politiques de désinflation compétitive, puisqu’on ne pourra jouer sur le taux de change, avec aggravation du chômage.

Quant au pacte de stabilité les Allemands connaissent le syndrome du pont de la rivière Kwaï et leur discours revient à ceci : « Le pacte de stabilité est mauvais pour l’économie allemande et donc européenne, mais comme c’est nous qui l’avons conçu, nous l’appliquerons avec zèle ». Toute cette construction européenne a été faite dans l’esprit du monétarisme et du libéralisme mondialisé et consiste à ôter les unes après les autres les prérogatives aux gouvernements nationaux et peuvent ainsi de moins en moins mettre en place des politiques nationales antichômage.

Le terme euro-mondialisation utilisé par un certain parti politique n’est pas aussi stupide.

La construction européenne a consisté aussi à favoriser le développement économique de certains pays comme l’Irlande ou le Portugal malheureusement au détriment de ceux qui n’étaient pas considérés comme prioritaires.

Le capitalisme de nos jours est devenu financier. Les fonds de pension exigent par exemple des taux d’intérêt de plus en plus élevés et il faut donc licencier pour augmenter les valeurs des actifs financiers.

Cette globalisation financière qui implique le pouvoir des créanciers est une conséquence du libéralisme mondialisé imposé par les différents organismes internationaux : Commission de Bruxelles, OMC, FMI, banque mondiale… et bien sûr la puissance des États-Unis.

Cette financiarisation de l’économie est donc un facteur supplémentaire dans l’augmentation du chômage avec toujours aussi, nous allons le développer après, le choix en faveur de la lutte contre l’inflation au détriment du chômage..

Nous l’avons vu, il reste très peu de pouvoir aux gouvernements nationaux, mais la politique économique française a été constante depuis une vingtaine d’années : elle a été celle de la désinflation compétitive. Qu’est-elle ? Elle consiste à avoir une inflation moindre que les autres pays concurrents.

Tout d’abord elle a l’avantage et la force de faire sérieux, avec des mots qui ronflent bien «austérité», «rigueur». Elle a été théorisée et doit donc en principe amener de l’emploi dans le moyen ou long terme. C’est « il faut que cela saigne aujourd’hui pour aller mieux demain ». Les chômeurs ont donc une fois de plus été sacrifiés. On a même considéré cyniquement que leur augmentation était une bonne chose puisque cela faisait pression à la baisse des salaires.

Le différentiel d’inflation est devenu de nouveau favorable à la France comparé à l’Allemagne et la balance commerciale de nouveau excédentaire. Si humainement cela été négatif, nous avons incontestablement eu une réussite pour les indicateurs globaux ou ceux que l’on considère pertinents. Cela pose quand même les questions : Faut-il exporter pour exporter et l’économie ne doit-elle pas avant tout être au service des hommes ? La France avait-elle la possibilité de faire autrement ?

On s’aperçoit déjà dans cette série d’explications que tous les facteurs macro-économiques depuis 73-74 ont joué à favoriser la montée du chômage si l’on excepte les années miraculeuses (98, 99, 2000) dues à l’exceptionnelle croissance américaine.

En tout cas les explications de la fin des années 70 sur la crise et le chômage dues à l’augmentation du prix du pétrole ou à l’effondrement du capitalisme pour les marxistes ont aujourd’hui quelque chose de surréaliste.

Quant à la distinction entre chômage classique et chômage keynésien de la théorie économique que l’on apprend aux écoliers cela semble bien désuet et peu pertinent dans une économie plus qu’ouverte même si on peut encore puiser dans la théorie certains éléments pour agir surtout si l’on est resté keynésien en dépit du terrorisme intellectuel libéral. La force de la pensée libérale, en dépit d’un outillage mathématique assez sophistiqué est d’être assez proche de la pensée de quelqu’un sans connaissance économique, alors qu’il faut plusieurs années à un économiste pour assimiler toutes les finesses de la pensée keynésienne.

Dans son livre, bon par ailleurs, Jean-Paul Fitoussi se vante d’aborder sans tabou toutes les questions relevant du chômage, mais il se garde bien d’aborder le tabou de l’immigration.

Il est pourtant évident que, dans un contexte où l’emploi est devenu de plus en plus rare, pratiquer une politique de forte immigration comme on l’a fait depuis trente ans, ne pouvait qu’aggraver le chômage.

La mesure prise par Giscard en 1980 d’organiser le retour des immigrés dans leur pays d’origine était avec du recul plutôt sage. La politique d’immigration n’a pas de fondement économique depuis longtemps si ce n’est satisfaire le fanatisme idéologique du métissage et quelques chefs d’entreprise à l’âme de négrier et secteurs (nettoiement, confection… ) qui représentent peu par rapport au PIB. Certains pensent, l’immigration alimentant le chômage, que cela fait pression à la baisse pour les salaires, le coût étant pour la collectivité, le désagrément pour ceux habitant les quartiers que l’on appelle pudiquement sensibles.

Après avoir donné les explications majeures du chômage la question est bien sur de savoir si on peut améliorer cette situation ou faut-il demander aux chômeurs de souffrir en silence en attendant une hypothétique reprise américaine. La politique gouvernementale est ligotée par une multitude de traités que la France a signés et qui appliquent un libéralisme de plus en plus radical et mondialisé. Il est difficile de s’y soustraire en tout cas brusquement, la France ayant sa signature. Des transferts de souveraineté immenses ont été faits et c’est sans doute la raison pour laquelle la gauche au pouvoir a voulu combattre le chômage par les trente-cinq heures et les emplois jeunes. La réduction du temps de travail a braqué les entreprises ; quant aux emplois jeunes il n’est jamais très sain économiquement de créer de faux emplois si ce n’est occuper une jeunesse en grande partie issue de l’immigration dont on ne sait quoi faire. Ce n’est pas comme cela que l’on rétablira la compétitivité de la France. Les mesures possibles seraient de reconsidérer certains traités et faire fortement diminuer l’immigration.

PATRICE GROS-SUAUDEAU

STATISTICIEN – ÉCONOMISTE



La France décline-t-elle vraiment ? (Rivarol)
5 mai, 2010, 23:24
Classé dans : économie et finance,immigration

À Nicolas Baverez revient le mérite d’avoir le premier abordé cette question avec courage dans son dernier livre. La France qui tombe (1). Tout d’abord on va donner des chiffres simples. Depuis plusieurs années, notre pays connaît des taux de croissance très faibles et même ridicules comparés à ceux des États-Unis par exemple. La France, qui avait un produit intérieur brut (PIB) très supérieur à la Grande-Bretagne, est maintenant derrière elle. La croissance moyenne depuis 1990 est de 1,8 % contre 2.8 %, en moyenne pour les pays de l’OCDE. Nous sommes donc en recul par rapport aux autres pays. De même notre taux de chômage (presque 10 %, à la fin de l’année) est-il l’un des plus élevés dans la zone OCDE. Nicolas Baverez ne veut pas faire de l’Europe un bouc émissaire commode. Pour la mise en place de l’euro, la France à néanmoins sacrifier pendant des années des points de croissance (et obtenu en revanche des points de chômage), tout cela pour arriver au marasme économique actuel. La croissance sera proche de zéro en 2003. La zone euro a une croissance quasi nulle. L’euro trop fort n’est nullement adapté pour l’économie allemande qui se traîne et entraîne dans son affaissement d’autres pays. On en vient donc à regretter l’ancien système monétaire qui avait beaucoup plus de souplesse puisque les taux de change nationaux s’ajustaient à la situation économique des différents pays.

Depuis des années, nos politiques ont eu comme objectif l’intégration européenne et non pas la croissance, l’emploi ou la bonne santé économique. La politique de désinflation compétitive avait en vue un franc fort accroché au mark. Pendant des années, il a donc fallu souffrir pour arriver au stade actuel d’une croissance nulle avec l’euro. Que de temps perdu ! A noter que nos voisins ayant une croissance positive significative (Grande-Bretagne, Suède… ) ne font pas partie de la zone euro.

La France tombe économiquement mais elle tombe aussi dans d’autres domaines.

L’immigration a sapé l’homogénéité française déjà fragile avec des régionalismes toujours prêts à revendiquer leur identité. Deux tiers des immigrés arrivant en France ont un niveau inférieur au premier cycle des collèges contre un quart des immigrants aux Etats-Unis selon l’OCDE. Alors que la France se désindustrialise et que les usines restantes sont de plus en plus automatisées, on fait donc venir en France une armée d’analphabètes qui n’auront sans doute jamais de travail et dont la descendance aura hélas un fort potentiel de délinquance, tout en faisant baisser Ie niveau des écoles françaises.

La France stagne sur le plan culturel et intellectuel avec en plus une immigration qui sape son système éducatif. Elle s’islamise ; on ne sait vraiment compter officiellement au million près le nombre de musulmans en France – entre quatre et douze ! Notre pays perd donc une part de son essence occidentale, ce qui peut avoir des effets négatifs sur son développement économique. Max Weber avait démontré l’influence de la religion sur l’économie, Malheureusement, certaines religions peuvent a contrario être incompatibles avec un développement bien compris.

La France de surcroît vieillit puisque toute politique démographique qui favoriserait les Français de souche est considérée comme discriminatoire. A propos de la canicule, la France a eu le bilan le plus catastrophique des pays occidentaux et, après vingt ans de socialisme qui devait apporter le bonheur sur terre, le taux de suicides ne fait qu’augmenter chez nous pour devenir le plus important d’Europe de l’Ouest.

Pour finir, les Français se rendent compte que la construction européenne a échappé à la France. L’expression « l’Europe démultiplicateur de puissance » n’a aucun sens puisqu’on assiste en ce qui nous concerne, au mieux à la cacophonie pour la politique étrangère de l’Europe (ex, la crise irakienne), ou au pire à la prise de directions opposées à la volonté nationale comme par exemple une Europe vassale des Etats-Unis, Dans une Europe à vingt-cinq ou trente, notre pays pèse de moins en moins sur les décisions. L’Europe attend la reprise américaine comme si elle n’avait aucune autonomie propre.

La commission de Bruxelles a accepté le libre-échange mondialisé, ce qui revient à dire que la construction européenne n’a plus guère de sens sur le plan économique dans un contexte de mondialisation totale, l’atelier du monde se déplaçant en Asie. Cette baisse de l’économie française se répercute évidemment sur notre prestige puisque, sur le plan diplomatique, on n’écoute malheureusement que les forts, économiques et/ou militaires. Avec sa situation comparée à celle des États-Unis, la position française sur l’Irak avait quelque chose de surréaliste.

Que conclure de ce bilan ?

Le gouvernement Raffarin n’est manifestement pas à la hauteur et n’a pas redressé la barre, ne serait-ce que sur les plans de la croissance et de l’emploi. L’euro fort va sans doute continuer à plomber notre économie. L’Europe de Maastricht nous a imposé de nouvelles contraintes (comme s’il n’y en avait pas suffisamment en économie !) qui annihilent toute politique volontariste, La France qui ne bat plus monnaie doit donc tout attendre d’un meilleur contexte international. L’expression « perte de souveraineté » dévoile toute sa signification.

Patrice GROS-SUAUDEAU. (2003)

(1) Perrin éd. 135 pages, 12,50 €.



Les vraies raisons de la crise et ses conséquences
2 mai, 2010, 19:26
Classé dans : économie et finance

Les économistes comparent souvent la crise actuelle avec celle de 1929. Il y a certes des points communs et on en a tiré des enseignements monétaires pour un peu mieux gérer celle-ci.

Mais il reste une différence fondamentale entre les deux crises. En 1929 et les années qui suivent, les usines et les entreprises ne sortaient pas des Etats-Unis et de l’Europe ce qui peut bien sûr avoir une importance sur les politiques menées.

Les Occidentaux ne font que payer la politique de désindustrialisation forcenée qu’ils pratiquent depuis plus de vingt ans. Les classes dirigeantes économiques avec un cynisme absolu ont complètement marché sur les intérêts des classes populaires et moyennes de leur pays. Cette baisse de revenu et de consommation pour beaucoup vient de là. La crise des subprimes vient d’Américains qui se sont retrouvés au chômage.

En France, tous les dirigeants depuis Mitterrand jusqu’à Sarkozy (et ses gesticulations), n’ont fait qu’organiser la destruction économique de leur pays en acceptant les diktats du Capitalisme financier mis en place par les multinationales via l’OMC, le FMI et la banque mondiale. La défiscalisation des stock-options a été faite par Dominique Strauss-Kahn.

Il est très politiquement correct d’être béat d’admiration devant « l’euro qui nous protège» et vénérer sa stabilité. Or de façon objective, l’euro n’a fait que participer activement à la désindustrialisation de l’Europe en empêchant des dévaluations qui nous auraient « protégés» face à la mondialisation.

On a vendu l’euro en disant que Madame Duchemol pourrait aller en vacances en Italie sans changer sa monnaie !

Le prix Nobel d’économie Maurice Allais estime à 40 % la perte de PIB due aux politiques économiques des dirigeants successifs depuis vingt ans. La politique mise en place a toujours été au nom d’une idéologie européiste, libre-échangiste et mondialiste. En acceptant le libre-échange mondialisé, les classes dirigeantes ont créé un chômage massif dans leur pays au profit de quelques-uns.

Il est de même stupéfiant que les électeurs continuent à voter depuis des années pour des partis qui ne défendent en rien leurs intérêts. Les dirigeants cyniquement mettent cela sur le compte de la puissance du « sentiment» démocratique en France. Il faut surtout y voir la main mise des médias par les financiers.

La seule réponse est le protectionnisme, certes non hystérique. Il faut faire comme les Chinois qui prennent dans le commerce international ce qui les arrangent et rejettent ce qui n’est pas dans leur intérêt. Le protectionnisme n’est pas une fin en soi. Aux Etats-Unis, temple jusqu’à maintenant du libéralisme, il existe aussi puisque tout secteur considéré comme stratégique doit rester américain. Un pays doit assurer sa cohésion sociale et donc chercher le plein emploi.

La mondialisation est la cause principale du chômage auquel on a ajouté une immigration extra-européenne d’autant plus inutile que les usines s’en vont ou s’automatisent. Il ne suffit pas de dire « maintenant tous keynésiens» pour résoudre la crise économique.

Toute la mondialisation est fondée sur un résultat poussiéreux du à Ricardo sur les avantages comparatifs.

Ce théorème fonde la justification du libre-échange. Toutes les hypothèses de ce théorème sont obsolètes : immobilité des facteurs de production, travail et capital. La version de ce théorème due à Heckscher et Ohlin est tout aussi obsolète. « Le pays qui dispose relativement de plus de capital (respectivement de travail) aura intérêt à produire et exporter le bien qui utilise davantage de capital (respectivement de travail) » Les Chinois ont tout en plus.

On arrive soi-disant à « l’OPTIMUM », mais qu’est-ce qu’un optimum ? Pour quels pays, quels groupes sociaux ? Doit-on raisonner dans le court terme ou long terme? La seule chose qui soit mathématiquement certaine est que la mondialisation rapporte aux actionnaires et aux distributeurs actuellement ainsi qu’aux multinationales.

Il faut redéfinir une politique industrielle. Quand le cadre institutionnel nous est par trop défavorable, il ne suffit pas de dire il faut s’adapter, il faut changer le cadre institutionnel. Tant que les dirigeants ne s’attaqueront pas à la règle du jeu qui est mauvaise pour nous, toutes leurs mesures seront inopérantes ou de peu d’effet.

Patrice GROS-SUAUDEAU Statisticien-Economiste



Sortir du capitalisme financier
22 avril, 2010, 18:01
Classé dans : économie et finance,politico-historique

Les deux caractéristiques essentielles du capitalisme financier sont la mainmise sur l’économie de l’actionnariat et la concurrence effroyable que se livrent les différents pays par la fiscalité, les bas salaires, le taux de la monnaie le plus bas possible ainsi que le minimum de protection sociale et environnementale.

De tout ceci on peut dire que la France y a laissé une grande part de son industrie et a donc globalement été perdante si on excepte les actionnaires.

Au-delà des délocalisations et des licenciements que certains veulent déjà interdire, il faut s’attaquer aux racines de ces délocalisations. Pour les Français salariés, la mondialisation ne leur donne l’alternative qu’entre perdre leur emploi ou avoir un salaire de plus en plus réduit.

Il faut donc avant tout sortir du capitalisme actionnarial ou dans un premier temps le réduire. Cela consiste à développer à nouveau le capitalisme bancaire. Les banques sous contrôle de l’état (donc au service de l’intérêt général) auront comme rôle de prêter de l’argent aux entreprises à des taux raisonnables. Il va de soi que les banques ne seront arrangeantes qu’avec les entreprises qui restent sur le sol national.

Chez les libéraux, il est de bon ton de se moquer du capitalisme d’Etat des trente glorieuses où la France avait des taux de croissance de 5-6% et un taux de chômage négligeable ! Les grandes réalisations françaises se sont pratiquement toujours faites sous impulsion étatique.

Pour contrer la deuxième caractéristique du capitalisme financier, c’est-à-dire la concurrence folle que se livrent les différents pays par leurs caractéristiques économiques (fiscalité, faibles coûts salariaux, … ) il n’y a pas d’autre solution qu’un protectionnisme raisonné.

Les partisans acharnés du libre-échange sont de deux sortes :

  •   les cyniques qui veulent profiter des disparités économiques des différents pays pour augmenter leurs profits en tirant les salaires vers le bas,

  •   les imbéciles qui croient de façon plus ou moins honnête que le bonheur de l’humanité se trouve dans le néolibéralisme et le libre-échange. Pour eux, il est bon que l’essentiel de la production se trouve en Chine qui utilise ses centrales au charbon ultra polluantes ; les pays européens sont en général plus soucieux de l’environnement.

Les multinationales appartiennent bien sûr aux premiers. Le protectionnisme a aussi l’avantage de pouvoir tenir compte de toutes les préoccupations environnementales, le nationalisme économique ne s’oppose nullement à la défense des salaires et de l’écologie.

Il ne faut pas sous-estimer les puissances financières qui feront tout ce qui est possible pour s’opposer à tout protectionnisme. L’ensemble des médias se trouve entre leurs mains.

L’apologie du libre-échange est une escroquerie intellectuelle qui ne profite qu’à quelques uns au détriment de l’immense majorité des salariés.

Le protectionnisme a toujours existé et existe encore sous des formes extrêmement variées, surtout dans les pays émergents. Ce que les financiers appellent libre-échange n’est que l’utilisation sous toutes ses formes des différents protectionnismes locaux qui existent dans chaque pays.

Cette politique protectionniste ne sera ni de droite, ni de gauche puis que c’est le gouvernement de l’ancien trotskiste Lionel Jospin qui a le plus déréglementé et mis en place le capitalisme financier en France. Cela avait déjà commencé en 86 par Bérégovoy (autre socialiste). La gauche, sur le plan économique, avait complètement accepté le capitalisme financier et son cortège de chômage. Elle est donc très mal placée pour donner des leçons, en étant réduite à faire du sociétal (PACS, favoriser les immigrés au détriment des Français d’origine,… ). On peut d’ailleurs à ce sujet citer la parution burlesque du livre de Delanoë, qui en pleine crise du capitalisme financier, déclare son amour pour le libéralisme. Cela lui a sans doute coûté sa place de secrétaire du parti socialiste. L’éléphante de gauche Martine Aubry en a profité.

Le protectionnisme a aussi l’avantage de limiter les transports puisque la production se fait sur place, autre atout écologique. L’Etat doit inciter à une réelle politique industrielle. Il faut donc sortir de la forme actuelle de la construction européenne qui n’a fait que mettre en place le tout libéral depuis son origine (traités de Maastricht et de Lisbonne).

L’extrême-gauche a souvent été contre la construction européenne par esprit antilibéral. La droite nationale r a été par esprit souverainiste. Une réflexion souvent entendue de la part de Ducon la Joie est celle-ci : « Les extrêmes se valent ». Nous répondrons : « Pas tout à fait », les objectifs n’étant pas les mêmes, la droite nationale ne désirant qu’une économie forte au service d’une France forte où chaque Français pourrait se sentir fier de travailler au service de son pays.

Patrice GROS-SUAUDEAU  juin 2009



LE LIBÉRALISME : UN INTÉGRISME ÉCONOMIQUE ? (Le Glaive)
19 avril, 2010, 22:33
Classé dans : économie et finance,plus ou moins philo

Depuis des années la pensée unique règne et elle est celle du libéralisme. Même l’ancien contestataire de Mai 68 Cohn Bendit l’a fait sien au fur et à mesure que son visage est devenu de plus en plus bouffi. Il n’y a pas d’autre façon, parait-il, de concevoir une société épanouie. Un grand patron allemand a même avancé que le libéralisme avait été démontré par la science !

La force du libéralisme est en fin de compte d’être à sa façon une pensée totalitaire. Comme le marxisme, il a réponse à tout. Avec un peu d’astuce dialectique on a démontré que tout fait historique est une preuve de la lutte des classes. De même lorsque quelque chose va mal, il suffit d’écouter la parole de Madelin pour savoir que la raison en est simple : « le libéralisme n’est pas suffisamment appliqué ». Pour ce courant de pensée, il ne peut y avoir de préférence nationale, puisque l’homme est sans enracinement, sans histoire, sans culture déterminante, sans classe, sans nation, sans lien religieux, ce n’est qu’un consommateur-producteur, donc un atome parfaitement interchangeable. C’est bien sûr un appauvrissement considérable de l’être humain.

L’homme n’est dans le libéralisme qu’un homo economicus. La divinité à adorer c’est le marché. Tout doit se diluer et se dissoudre en lui. Tout est jugé selon lui. Le rap, en dehors de toute considération esthétique, a donc de la valeur, car on peut en vendre des millions de disques ! Mais tout ce qui pense, tout ce qui est dérange le libéralisme. « Le penser et l’être sont le même » (Parménide). Pour le libéral, il ne sert à rien de penser, il faut avoir une confiance absolue dans le marché. « Le marché est grand et Madelin est son prophète ».

Mais la seule constatation incontournable et dérangeante, c’est le chômage ! Depuis qu’il est mis en application, le libéralisme mondialisé sous sa forme actuelle génère dans les pays occidentaux, et en France particulièrement, un chômage massif et dramatique.

Beaucoup d’économistes reconnaissent que le libéralisme n’est pas le meilleur système et la pensée keynésienne démontrait que dans le meilleur des cas il ne pouvait y avoir qu’un équilibre de sous-emploi. Mais comme actuellement les classes dirigeantes dominantes. toutes sensibilités politiques confondues. se sont entichées de libéralisme, il s’impose. Ses victimes n’ont pas le droit à la parole, car elles ne représentent rien financièrement vis à vis du marché.

Pour le libéralisme, le marché étant tout, l’État n’est donc rien. Il doit être réduit à sa plus simple expression. Dans cette logique, il est normal que les hommes politiques actuels soient insignifiants à l’extrême. Ils seront les meilleurs garants de l’insignifiance de l’État .. Le très libéral Guy Sorman souhaitait que Chirac devint le « chef » du mouvement libéral. Il avait intuitivement compris que c’était « the right man in the right place ». Ainsi tous ces hommes politiques insignifiants se manifestent-ils constamment dans les médias pour promouvoir une Europe libérale qui sera à la fois le royaume de l’insignifiance des êtres et de l’importance du marché.

Certains de ces libéraux ont des scrupules de conscience comme Gilles de Robien et parlent de tempérer le libéralisme par le « libéralisme du coeur ». Ce qui consiste à envoyer des Lady Di médiatiques qui, entre un déjeuner chez Maxim’s et un dîner au Ritz, prennent le temps d’aller faire un tour à la soupe populaire pour montrer leur compassion. Mais y en a-t-il un seul qui ait recueilli chez lui un sans-logis ?

Le libéralisme par sa vision extraordinairement réductrice de l’ homme est sans doute l’extrémisme le plus absolu et un intégrisme parmi d’autres. Il possède en lui un formidable pouvoir de destruction de l’être humain, jusque dans ses recoins les plus secrets.

Mais l’homme n’est pas uniquement un agent économique. Il est attaché à son bout de terrain légué par l’Histoire, au clocher de son église qui n’a pas été construite par ses ancêtres pour les sans papiers. L’homme est un être qui souffre, qui aime son pays, veut vivre la plupart du temps sur la terre de ses parents et n’est pas un vagabond ou un nomade qui erre en fonction des besoins du marché. Il est par essence être enraciné et il ne peut que rejeter avec violence cette nouvelle pensée totalisatrice sans spiritualité qu’on cherche actuellement à lui inculquer et lui imposer. On peut dire que le libéralisme est la négation de l’être.

par Patrice GROS – SUAUDEAU Statisticien-économiste 1998



Le protectionnisme
17 avril, 2010, 18:22
Classé dans : économie et finance,plus ou moins philo

C’est un sujet extrêmement délicat si l’on sort des dogmes des instances internationales.

Tout est en sous-entendu, hypocrisie, partie de poker-menteur. En période de crise, qu’on le souhaite ou le déplore, le protectionnisme va fatalement se développer dans chaque pays, même si les dirigeants, la main sur le cœur, proclament dans les réunions internationales qu’ils ne le pratiquent pas.

Dans un cadre de libre-échange mondialisé, il y a bien sûr des pays gagnants et des pays perdants. Ces derniers ont donc plus intérêt à pratiquer un certain protectionnisme. La problématique n’est pas un choix entre une absence totale de protectionnisme ou un protectionnisme total coupé de l’extérieur. Tout est dans le dosage, les secteurs que l’on protège ou non dans le but de garantir l’emploi, une industrie qui est la preuve d’un savoir-faire technologique, la nation étant encore une réalité économique et historique.

Le protectionnisme s’appelle aussi parfois patriotisme économique, tout étant une question de terminologie. Pour la gauche, le patriotisme n’est pas loin de nationalisme, donc suspect. « Protectionnisme égale Hitler » pour résumer une certaine pensée imbécile. Quant à la droite libérale, libre-échangiste, mondialiste, l’économie n’a pas de patrie, seuls comptent le profit et la finance.

Les hommes politiques successifs au pouvoir ont voté et appelé à voter tous les transferts de souveraineté et tous les gouvernements, de gauche comme de droite, ont signé les accords qui entérinaient la mondialisation et le libre-échange, ce qui par le fait même anéantissait l’idée de protectionnisme, qu’il soit français ou européen.

Tout ceci n’a pas empêché le protectionnisme de continuer à exister. Tout secteur considéré comme stratégique pour les Etats-Unis doit rester américain. L’Allemagne est très sourcilleuse sur le maintien de son industrie. Quant aux Italiens, ils ont tout fait pour que leurs banques restent nationales. Il y a donc les accords internationaux que l’on signe et ce que l’on fait en pratique.

Nous disons de façon pragmatique que la France a raison de sauvegarder ses grosses entreprises. Pourquoi ? Parce que la France a malheureusement peu de PME et PMI comparée aux autres pays.

Si on ne tenait compte que des mécanismes financiers et de la loi du profit, il n’y aurait plus d’usines en Europe. Si Renault délocalisait toutes ses usines en Inde ou en Roumanie, il multiplierait par deux ou trois ses profits.

Le protectionnisme le plus efficace et accepté par les organismes internationaux est bien sûr la dévaluation de sa monnaie. Les Européens de la zone euro ne peuvent pas le faire, ce qui a été un énorme handicap pour eux. L’Euro n’est pas adapté aux différentes compétitivités nationales. L’Euro dans les faits est un Mark qu’on a appelé Euro.

Certains économistes comme Maurice Allais considèrent que le commerce international doit se faire dans des zones économiques de développement comparable comme l’Europe (non compris les pays de l’Est). Pour lui, et non sans raison, si l’on regarde le bilan actuel, les politiques gouvernementales n’ont fait que sinistrer la France depuis vingt ans et même plus (la première désindustrialisation a eu lieu dans les années 78-85). Dans une période de crise où toutes les règles deviennent plus élastiques, il va de soi que les dirigeants qui veulent se faire réélire vont favoriser leurs concitoyens. D’autres économistes continuent à prôner le refus obstiné de tout protectionnisme. Il faut surtout y voir le refus des financiers de perdre des avantages acquis et la possible perte de rentabilité de leurs actifs financiers.

Dans la mondialisation, marxiste ou pas, il y a incontestablement une lutte des classes pour le partage des liquidités déversées sur la planète. Il fallait être culotté pour traiter de « pieds nickelés » les trois pontes de l’économie que sont Patrick Artus, Elie Cohen et Jean Pisani-Ferry comme l’a fait Emmanuel Todd. Il faut lui reconnaître de n’avoir pas été inhibé par l’argument d’autorité. Des économistes tout aussi éminents il est vrai avaient pris position pour un certain protectionnisme au niveau européen. On s’envoie donc à la figure des mots fleuris comme « pieds nickelés» ou « ligne Maginot », mots d’insultes qui ne font appel ni à la théorie économique, ni à ce qu’on observe et qui est pourtant inquiétant, la disparition de l’industrie en France et en Europe.

« Le pays qui dispose relativement de plus de capital (ou de travail) aura intérêt à produire et exporter le bien qui utilise davantage de capital (ou de travail) ». Ce résultat semble bien obsolète, puisque le capital et le travail sont maintenant très mobiles. On voit donc à quel point toute la théorie sur laquelle se fonde le libre-échange est faible. Les économistes comme les scientifiques ont tendance à « objectiver » la théorie économique, c’est-à-dire croire que la « réalité » découle de la théorie.

Pour les partisans du protectionnisme « raisonnable » il existe aussi des résultats théoriques comme le théorème de Stolper-Samuelson et celui du tarif optimal qui globalement énoncent que les pays ont intérêt à se regrouper en zones assez importantes pour peser sur le marché mondial et à conserver une « certaine » protection douanière que l’on pourrait qualifier d’optimale.

Voilà pour ceux qui veulent absolument des justifications théoriques à leurs idées ou opinions. De tout ceci, on peut quand même dire que les partisans du libre-échange ont gagné la partie. Pour eux, le commerce bénéficie non par ses exportations (ce qui revient à travailler pour les autres) mais par les importations. Pour les libre-échangistes, consommons donc à tout-va les importations. Cela sert l’intérêt général.

On savait déjà que les multinationales faisaient peu de cas des intérêts nationaux mais maintenant, c’est aussi vrai pour les PME qui ont de plus en plus souvent intérêts à délocaliser. Jusqu’à quel point un pays (ou l’Europe) peut-il laisser son industrie (et ses services) disparaître ?

Les « pieds nickelés » ont dit : « pas de protectionnisme pour l’Europe », mais il existe pour les autres. La politique de change que pratiquent les États-Unis et la Chine est sans doute la forme de protectionnisme la plus efficace avec un dollar et un yuan faibles. L’État chinois aide massivement ses entreprises ce qui n’empêche nullement Bruxelles de commercer avec et Bruxelles ne distribue pas d’amendes à la Chine à la différence des pays européens. Avec l’Euro fort qui profite surtout aux retraités, l’Europe s’est tiré une balle dans le pied.

En conclusion, nous dirons que la France pour le maintien de son industrie et de ses emplois à intérêt à une forme de protectionnisme raisonné en attendant que les pays émergents se développent de façon autocentrée comme notre pays pendant les trente glorieuses. Il faut réaliser un protectionnisme gradué, c’est-à-dire pratiquer le libre-échange avec les pays au développement économique comparable, ce qui évitera toute rétorsion et faire au coup par coup avec des pays comme la Chine. Il faut aussi profiter de la crise pour mettre de côté les directives mortifères de Bruxelles qui semble dépassée par les événements.

Ce mode d’emploi sera sans doute celui de la plupart des pays.

Patrice GROS-SUAUDEAU STATISTICIEN-ECONOMISTE  février 2009


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