La politique en textes !

Le libéralisme ou la fin de l’Occident
6 avril, 2010, 17:50
Classé dans : économie et finance,politico-historique

Le libéralisme est l’idéologie qui s’est imposée à toute l’Europe et à une grande partie de la planète. C’est pourtant l’idéologie la plus dangereuse pour l’homme blanc et sera peut-être le tombeau de l’Europe et de l’Occident.

L’Américano-chinois Fukuyama avait annoncé selon une lecture hégélienne la fin de l’Histoire, le libéralisme s’imposant partout après les grandes parenthèses du fascisme et du communisme. Mais Histoire et Occident sont les mêmes termes. Annoncer la fin de l’Histoire consiste donc à annoncer la fin de l’Occident. Pour se légitimer, le libéralisme rappelle de façon incessante les millions de morts du nazisme et du communisme alors que lui-même réduit dans chaque pays des millions d’hommes à l’état de sous-hommes économiques. Il détruit dans le même temps les êtres nationaux d’Europe qui ont toujours constitué l’essence de l’Occident. L’homme n’est défini que comme producteur et consommateur c’est à dire comme néant. L’homme n’est plus défini dans son historicité et n’appartient plus à une communauté historique. Il est complètement atomisé.

L’être-là du Dasein heideggerien est réduit à un livreur de pizzas. La société libérale secrète une absence totale de spiritualité. Elle génère donc en contrepartie le développement des sectes.

Il est significatif que le fils du libéral Jean-François Revel se soit converti au bouddhisme; il ne pouvait être qu’en manque spirituel. Il a donc fallu qu’il trahisse l’Occident. Le libéralisme détruit toute pensée politique qui devient inutile, et même la pensée tout court. Il n’engendre sur le plan artistique et culturel que la fadeur, la laideur, et la médiocrité. Guy Sorman se félicitait de la suppression des frontières dans notre monde libéral, mais à quoi servira-t-il de voyager si c’est pour voir partout la même uniformité. Les frontières protégeaient aussi les différences.

Lorsque les hommes politiques actuels écrivent des livres, ils traitent d’un personnage historique ce qui est la preuve qu’ils n’ont rien à dire, plus de projet politique et que la pensée politique n’existe plus. Ces livres ne servent que de faire-valoir et à créer un semblant de légitimité pour des médiocres.

Le libéralisme est sans enracinement, sans aspérité, lisse comme le visage et le brushing d’Alain Madelin. Tout est subordonné à l’économique. Il ne sert à rien de pratiquer une politique nataliste et de la famille. Il suffit de faire venir des immigrés qui sont moins chers. Les différences d’êtres entre les hommes sont niées. En prônant le métissage des peuples et des races on détruit l’homme blanc qui est l’être de l’Occident.

La fin de l’Histoire est la fin du conflit des êtres. Le libéralisme veut installer l’idéal misérabiliste de la sécurité bourgeoise sans conflits. On détruit donc les êtres pour qu’ils ne s’opposent plus.

Le libéralisme a dissous la gauche et même l’extrême gauche qui sont à son service.

Toutes les luttes ouvrières sont réduites à néant puisqu’une usine peut à tout moment délocaliser ou faire appel à l’immigration. Les luttes syndicales semblent bien dérisoires dans un contexte de libéralisme mondialisé.

On trouvera toujours un pays aux coûts salariaux moindre et un immigré plus immigré qu’un autre, plus soumis. La gauche et l’extrême gauche en sont réduits à défendre de façon hystérique les droits de l’homme qui ne sont que l’armature idéologique et juridique du libéralisme. Les hommes ne sont que des abstractions sans historicité et interchangeables surtout lorsqu’ils sont moins chers et demandent moins de garanties sociales. L’extrême gauche devance les désirs du libéralisme en réclamant toujours plus d’immigrés.

Le libéralisme est la doctrine imposée par le pays le plus puissant actuellement, les États-Unis qui ne représentent plus l’essence de l’Occident. Si le libéralisme est en train de dissoudre l’Europe, il n’a pas dissous des entités plus fortes comme l’Islam ou l’entité asiatique représentée par la Chine. Les États-Unis comme Alexandre Del Valle l’a montré, font alliance avec l’Islam contre l’Europe. Un peuple refuse de disparaître et de se soumettre à l’Ordre mondial. Il doit donc s’opposer de façon la plus absolue au libéralisme qui n’est que la forme la plus hideuse du capitalisme.

PATRICE GROS-SUAUDEAU



Sortir du capitalisme financier
5 avril, 2010, 13:33
Classé dans : économie et finance

 Les deux caractéristiques essentielles du capitalisme financier sont la mainmise sur l’économie de l’actionnariat et la concurrence effroyable que se livrent les différents pays par la fiscalité, les bas salaires, le taux de la monnaie le plus bas possible ainsi que le minimum de protection sociale et environnementale. De tout ceci on peut dire que la France y a laissé une grande part de son industrie et a donc globalement été perdante si on excepte les actionnaires.

Au-delà des délocalisations et des licenciements que certains veulent déjà interdire, il faut s’attaquer aux racines de ces délocalisations. Pour les Français salariés, la mondialisation ne leur donne l’alternative qu’entre perdre leur emploi ou avoir un salaire de plus en plus réduit.

Il faut donc avant tout sortir du capitalisme actionnarial ou dans un premier temps le réduire. Cela consiste à développer à nouveau le capitalisme bancaire. Les banques sous contrôle de l’état (donc au service de l’intérêt général) auront comme rôle de prêter de l’argent aux entreprises à des taux raisonnables. Il va de soi que les banques ne seront arrangeantes qu’avec les entreprises qui restent sur le sol national.

Chez les libéraux, il est de bon ton de se moquer du capitalisme d’Etat des trente glorieuses où la France avait des taux de croissance de 5-6% et un taux de chômage négligeable ! Les grandes réalisations françaises se sont pratiquement toujours faites sous impulsion étatique.

Pour contrer la deuxième caractéristique du capitalisme financier, c’est-à-dire la concurrence folle que se livrent les différents pays par leurs caractéristiques économiques (fiscalité, faibles coûts salariaux, … ) il n’y a pas d’autre solution qu’un protectionnisme raisonné.

Les partisans acharnés du libre-échange sont de deux sortes :

 - les cyniques qui veulent profiter des disparités économiques des différents pays pour augmenter leurs profits en tirant les salaires vers le bas,

 - les imbéciles qui croient de façon plus ou moins honnête que le bonheur de l’humanité se trouve dans le néolibéralisme et le libre-échange. Pour eux, il est bon que l’essentiel de la production se trouve en Chine qui utilise ses centrales au charbon ultra polluantes ; les pays européens sont en général plus soucieux de l’environnement.

Les multinationales appartiennent bien sûr aux premiers. Le protectionnisme a aussi l’avantage de pouvoir tenir compte de toutes les préoccupations environnementales, le nationalisme économique ne s’oppose nullement à la défense des salaires et de l’écologie.

Il ne faut pas sous-estimer les puissances financières qui feront tout ce qui est possible pour s’opposer à tout protectionnisme. L’ensemble des médias se trouve entre leurs mains.

L’apologie du libre-échange est une escroquerie intellectuelle qui ne profite qu’à quelques uns au détriment de l’immense majorité des salariés.

Le protectionnisme a toujours existé et existe encore sous des formes extrêmement variées, surtout dans les pays émergents. Ce que les financiers appellent libre-échange n’est que l’utilisation sous toutes ses formes des différents protectionnismes locaux qui existent dans chaque pays.

Cette politique protectionniste ne sera ni de droite, ni de gauche puis que c’est le gouvernement de l’ancien trotskiste Lionel Jospin qui a le plus déréglementé et mis en place le capitalisme financier en France. Cela avait déjà commencé en 86 par Bérégovoy (autre socialiste). La gauche, sur le plan économique, avait complètement accepté le capitalisme financier et son cortège de chômage. Elle est donc très mal placée pour donner des leçons, en étant réduite à faire du sociétal (PACS, favoriser les immigrés au détriment des Français d’origine,… ). On peut d’ailleurs à ce sujet citer la parution burlesque du livre de Delanoë, qui en pleine crise du capitalisme financier, déclare son amour pour le libéralisme. Cela lui a sans doute coûté sa place de secrétaire du parti socialiste. L’éléphante de gauche Martine Aubry en a profité.

Le protectionnisme a aussi l’avantage de limiter les transports puisque la production se fait sur place, autre atout écologique. L’Etat doit inciter à une réelle politique industrielle. Il faut donc sortir de la forme actuelle de la construction européenne qui n’a fait que mettre en place le tout libéral depuis son origine (traités de Maastricht et de Lisbonne).

L’extrême-gauche a souvent été contre la construction européenne par esprit antilibéral. La droite nationale r a été par esprit souverainiste. Une réflexion souvent entendue de la part de Ducon la Joie est celle-ci : « Les extrêmes se valent ». Nous répondrons : « Pas tout à fait », les objectifs n’étant pas les mêmes, la droite nationale ne désirant qu’une économie forte au service d’une France forte où chaque Français pourrait se sentir fier de travailler au service de son pays.

Patrice GROS-SUAUDEAU  juin 2009


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