LA CHASSE AUX SORCIÈRES DANS L’ÉDUCATION NATIONALE (Le Glaive)
Une idée couramment admise est que, pour être professeur de Lycée-Collège, il suffit de passer son CAPES ou l’Agrégation et qu’ensuite, après une année de stage, un stagiaire est titularisé de façon quasi automatique.
Ceci est évidemment très théorique, puisque dans la pratique les enseignants aux idées nationales ou nationalistes sont traqués impitoyablement sous couvert de rapports soi-disant objectifs; « pas aptes pour l’enseignement ».
Au delà des idées politiques, les professeurs possédant une personnalité seront broyés par une infantilisation due aussi bien aux élèves (il est perpétuellement demandé aux enseignants de se mettre au niveau de leur classe, et à la longue, leur niveau intellectuel et psychologique peut subir une régression) qu’à une hiérarchie étouffante et oppressante dont la légitimité n’est pas fondée sur le niveau intellectuel ou culturel. Les Proviseurs de Lycée et les Principaux de Collège sont d’anciens profs « bien notés », ce qui veut dire dans la pratique des personnes totalement soumises à l’institution et à l’idéologie officielle. Individus ternes, s’étant écrasés durant toute leur carrière pour monter dans les indices, ils deviennent aigris et haineux (avec un potentiel de haine souvent inimaginable derrière un paravent d’humanisme) vis à vis de tout professeur qui n’est pas conforme au moule prôné par l’éducation nationale et a conservé en lui-même un peu d’«être». Ils utilisent leur fonction de façon très politique, parfois comme de véritables commissaires politiques. Ce comportement se retrouve aussi chez les inspecteurs qui cherchent à éliminer les « brebis galeuses ».
On a donc droit à l’affichage des Droits de l’Homme et à des affiches favorables à l’Europe de Maastricht dans les salles de classes ….
Dans la salle des Professeurs sur les panneaux syndicaux, placardage intensif d’affiches «contre» le racisme, la montée du fascisme et «pour» la tolérance …
Il existe au sein de cette même salle d’attente pour profs (au décor souvent digne de celui qui existe lorsque l’on attend à la Sécurité Sociale) une ambiance cucul, humanitariste, où la banalité, l’insignifiance dans l’expression sont les bienvenues, ce qui s’appelle une « collaboration avec l’équipe enseignante des plus fructueuse ».
Tout ceci se traduit même au niveau vestimentaire où il est de bon ton de s’habiller comme un minable, la seule personne portant parfois encore une cravate (et une veste) est le Proviseur ou le Principal, qui se sentent peut-être ainsi légitimés dans leur pouvoir et reconnus en tant que tels.
Quant aux autres le mot d’ordre est « n’être rien et n’avoir l’air de rien ». Formule qui peut être une définition de l’humanisme. L’Homme étant défini comme néant, les Droits de l’Homme étant une néantisation des particularismes, l’immigration une néantisation de l’homme blanc, Maastricht une néantisation des nations …
On comprend ainsi pourquoi la religion bouddhique est à la mode puisque qu’elle est la religion-philosophie du néant.
Ce pseudo-égalitarisme ridicule montre à quel point l’enseignement actuel baigne dans une atmosphère humanitariste infantile. Les enseignants qui ont gardé un peu de fierté d’eux mêmes et qui ne partagent pas cette vision du monde doivent se méfier des autres, car tout propos peut-être rapporté à la direction quand il n’est pas conforme aux normes idéologiques. Ceci finit par dépersonnaliser les individus car ils doivent perpétuellement cacher leurs idées, ne pouvant jamais vraiment dire ce qu’ils pensent à la différence des petits profs de gauche pourrisseurs qui se vautrent dans un misérabilisme, bruyamment et avec jouissance, s’imposant par leur nombre.
Être un Français de souche peut être un handicap, puisqu’on peut à tout moment être accusé par un élève de « racisme envers nos frères de couleur » (les profs étrangers ne sont pas persécutés dans ce domaine) , le racisme antifrançais ou antiblanc n’étant pas reconnu !
Le professeur français et blanc finira par avoir une image négative de lui-même. Cela se répercutera au niveau des élèves, car leur propre identité est systématiquement dénigrée et dévalorisée. Le professeur «néant» devant s’écraser devant «l’être» des élèves appartenant à « d’autres cultures ». Les lycéens et collégiens se réfugieront donc dans la drogue et épouseront d’autres cultures et religions plus valorisantes à leurs yeux.
Nous pouvons aussi souligner l’autodafé systématique qui est fait par certains enseignants de gauche dans les bibliothèques, vis à vis des revues et livres qui ne dénigrent pas la culture nationale.
Les professeurs qui, malgré tout ont conservé une image positive d’eux-mêmes, des valeurs de leur pays, la fierté de soi seront mal notés par leur hiérarchie et on leur demandera de changer de personnalité. Ceux qui ne peuvent le faire ou ne sont pas encore titularisés seront éliminés ou mis à la retraite, et on soulignera leur manque de faculté d’adaptation.
Cette véritable chasse aux sorcières a parfois des formes sournoises mais des conséquences dramatiques pour certains individus avec perte d’emploi et donc de ressources. Notre société totalitaire veut à tout prix fabriquer un moule d’homme universel : « celui qui n’est rien, défini à la naissance comme néant et rejoignant le néant ».
par Patrice GROS-SUAUDEAU Statisticien – Économiste
L’ÉDUCATION NATIONALE ou LA CASTRATION DU JEUNE MÂLE BLANC – LE GLAIVE mars-avril 1996
L’école castre. L’écrivain Céline l’avait observé. Mais jamais on n’avait atteint ce degré. En effet, à l’école, on ôte systématiquement au jeune blanc tout sentiment de fierté. S’il est fier d’être blanc, c’est un raciste. S’il est fier d’être un garçon, c’est un macho. S’il est fier d’être Français, c’est un nationaliste et le nationalisme, c’est le mal.
Cette culpabilité est d’autant plus inculquée que le personnel enseignant est féminisé et/ou de gauche, et a donc plus que tendance à donner une vision féministe du monde. En Histoire, le jeune mâle blanc va apprendre que ses ancêtres étaient d’affreux colonialistes qui ont exploité les indigènes et qu’il est coupable de tout le mal existant actuellement, ses professeurs de Français vont lui apprendre à aseptiser son langage, à ne pas écrire comme Rabelais ou Céline, et avoir des idées plates, conformes à l’idéologie dominante actuelle, ceci avec le concours et la sanction de la note.
D’ailleurs, beaucoup plus que l’intelligence ou l’imagination, les vertus dominantes au cours de la scolarité sont la docilité, la soumission et la modestie, On ratiocine sur les droits de l’homme, l’égalité entre les hommes, le respect de l’autre. Rien ne doit être considéré comme supérieur surtout si cela vient de sa propre culture. Plutôt que dire que le rap a un degré de complexité proche de la débilité mentale comparé à Mozart, il faut dire que c’est le mode d’expression des «Blacks», le terme noir faisant encore trop péjoratif. Chez les «autres» tout doit être regardé et jugé avec respect.
Le jeune blanc n’a pas le droit d’être fier de ses origines surtout si elles sont celtiques ou germaniques, en revanche, son voisin d’école noir ou arabe a le droit d’être fier d’être noir, marocain ou musulman. Un angélisme béat est enseigné, qui annihile toutes les facultés de défense nécessaires à un individu.
Il apprend qu’un adulte blanc devient un «beauf», mal qui ne semble pas toucher les autres «races». Le blanc n’a le droit que de mépriser ou ne pas aimer sa propre culture à la différence de celles des autres qui sont toutes bonnes et donc doivent être aimées par définition. S’il est catholique, il s’aperçoit que tout le monde peut cracher sur sa religion mais que ses coreligionnaires sont absolument terrorisés par le fait de s’attaquer aux autres religions.
Lorsque le jeune blanc devient adolescent et qu’il va commencer à fréquenter les cafés, les boites de nuit, à la recherche du conjoint, il ne verra comme clips sur des écrans installés partout que des noirs, jeunes, faisant du sport, disant ou jouant de la musique (à se demander s’ils font autre chose ou si le travail est un travers blanc). Aucune image positive de l’homme blanc jeune n’est donnée. Le héros actuel étant l’abbé Pierre, débris de la race blanche qui doit sa force médiatique au fait qu’il a le physique de la chose dont il parle, c’est à dire celui de la misère (les sociétés ont les héros qu’elles méritent). Il est certain qu’il est plus crédible médiatiquement de parler de la misère lorsque l’on a le physique de l’abbé Pierre que celui de Claudia Schiffer.
On peut constater de façon curieuse qu’en France (depuis Sartre et avant), la laideur physique est une garantie de sérieux de la pensée et de sa véracité, la beauté physique étant entachée de la frivolité ou du désir. On a donc réussi à trouver plus laid que Sartre, en plus simple à comprendre, avec en plus une connotation religieuse bien étudiée (barbe blanche, béret, cape noire, canne… ) sur des Français culpabilisés peut-être par leur rupture avec leur religion d’origine. On a là, un travail sur l’inconscient collectif que n’aurait pas renié Goebbels. L’abbé Pierre a d’ailleurs fait un livre constitué de dialogues avec Albert Jacquard (autre Apollon notoire), ce qui nous a donné le plaisir d’avoir deux petits vieux bavant, tremblotant et discourant sur l’homme et le devenir de l’humanité.
Après cette parenthèse, revenons aux jeunes ; le dernier «héros» blanc, jeune, proposé à la jeunesse a été Cyrille Collard, homosexuel, drogué, séropositif (contaminant), doté de la vertu suprême : il n’était pas raciste puisqu’il pratiquait la sodomie multiraciale. « Votre fils est un exemple pour la jeunesse française » dixit François Mitterrand, Président de la République, aux parents de l’acteur.
On fait même dire au jeune blanc que les femmes blanches sont plus attirées par les «autres», lesquels d’ailleurs doivent trouver leurs propres femmes bien moches vu le peu d’intérêt qu’ils semblent leur porter.
On voit donc maintenant de jeunes blancs, castrés par l’école, à qui on a appris la haine de soi, niés dans leur propre être dans les médias et la publicité, se droguer, se faire crêper les cheveux, jouer du tam-tam comme un gamin de deux ans tape sur un pot de yaourt, mettre des coiffures rastas pour se faire pardonner d’être blancs et croire ainsi qu’ils plairont mieux aux filles blanches.
Ce ne sont pas les hommes politiques actuellement au pouvoir qui vont contre-carrer cette tendance, puisque ce sont des hommes à la personnalité nulle, bourriques du consensuel, fondus dans le moule, castrés avec à leur tête Jacques Chirac, archétype de l’homme qui n’aime pas le conflit, alors que le conflit c’est la vie.
Cette analyse du système éducatif et de la société ne fait hélas que poser la question : « jusqu’où va s’enfoncer la société française dans ce masochisme mortifère »…
Patrice GROS-SUAUDEAU 1996