La politique en textes !

Requiem pour l’Amérique
20 novembre, 2012, 15:48
Classé dans : immigration,politique politicienne

Si l’on additionne les Latinos, les Afro-américains, les homosexuels, les pauvres, les assistés, les avorteuses, les intellectuels tordus, les pourrisseurs, les idiots blancs utiles… on peut se demander pourquoi le score d’Obama n’a pas été plus élevé.
L’Amérique de notre enfance est morte : celle des cow boys, des westerns, des rodéos, de John Wayne, de la conquête de l’ouest. Ce pays qui fascinait et énervait à la fois a été construit par les Européens (Anglais, Irlandais, Allemands, Scandinaves, italiens…).
Romney qui avait quand même un physique de coq boy (bonne taille, bonnes épaules) a été battu par le vote communautariste.
Certes présenter un mormon et non un WASP faisait un peu tristounet ( ne pas boire ni fumer, ni prendre de café ou de thé)! .
Des imbéciles ont vu dans l’élection d’Obama la victoire de la démocratie, alors que nous avons eu affaire au triomphe du communautarisme. jamais le vote n’a été aussi racial.
Le président sortant lui même a sans cesse appelé à la mobilisation des minorités raciales. la première fois on pouvait encore penser que le corps électoral donnait sa chance à un métis pour se réconcilier avec la minorité noire. Cette fois-ci sa réélection a été fondée sur la démographie raciale du pays. On a assassiné une deuxième fois le cow boy Malboro.
Les vieux mâles blancs grognons vont disparaître, il ne restera plus qu’un grouillement d’habitants de toutes les races venus profiter d’un pays où l’on pourra être assisté comme en Europe.
Obama n’est pas devenu le président des États-Unis d’Amérique, il est devenu le président d’un pays qui n’est plus les États-Unis d’Amérique.
En plus pour être politiquement correct et ne pas être inquiété, il faudra sans cesse dire qu’Obama est brillant et que sa femme est la plus belle.
Comme le disait Roland Barthes, le fascisme, ce n(est pas d’empêcher de dire mais d’obliger à dire.
Patrice gros-Suaudeau



Benoit Hamon et l’extrême-droite
24 décembre, 2010, 13:50
Classé dans : immigration,politico-historique

Après les propos de Marine Le Pen sur « l’occupation » de la rue par les musulmans faisant leur prière, on a entendu l’ancien ministre de l’intérieur Daniel Vaillant reconnaître lâchement qu’en tant que maire du XVIIIème arrondissement, ces blocages de rue le gênaient, lui le laïcard, mais il ne faisait rien pour les empêcher dans le but de ne pas créer de troubles supplémentaires. On a d’ailleurs un véritable chantage aux mosquées car les musulmans continueront ainsi jusqu’à ce qu’il y ait un million de mosquées en France. Le plus choquant furent les déclarations de Benoit Hamon sur l’extrême-droite française. Selon lui, l’extrême-droite française avait collaboré avec l’occupant pendant la guerre et était mal placée pour parler ainsi. Trouvant cela insuffisant, il continua pour déclarer que les Arabes vivant en France étaient les descendants des « libérateurs » de Marseille.

Pourtant, de très nombreux Français catalogués d’extrême-droite ont rejoint le Général de Gaulle à Londres ou rejoint le camp de la Résistance même si bien sûr quelques uns, pour des raisons idéologiques, ont fait un choix différent. Le Colonel de la Roque, ancien chef des Croix de Feu a été déporté en Allemagne.

Ce qui est plus certain, de nombreuses personnalités de gauche (des listes interminables selon Éric Zemmour) ont choisi le camp de la collaboration. On pourrait épiloguer à l’infini sur la Francisque de François Mitterrand ou sur l’ex-socialiste Marcel Déat et l’ex-communiste Jacques Doriot, les deux derniers étant devenus des collabos fanatiques. La réalité historique n’est jamais blanche ou noire mais on a le plus souvent affaire à du gris clair, parfois du gris foncé.

Il ne faut pas non plus avoir une vision monolithique de ce qu’on catalogue d’extrême-droite. Elle est composée de royalistes, conservateurs catholiques traditionalistes ou non, nationalistes… la composante pro-nazie collaboratrice a été une petite partie.

Si l’on examine les jeunes entrés dans la milice, on avait affaire à des « gamins » désœuvrés aux idées politiques mal définies. C’est d’ailleurs le thème du film « Lacombe Lucien » ; certes ce n’est qu’un film mais il correspond bien à l’esprit de l’époque. Quant aux libérateurs de Marseille, il y avait aussi dans l’Armée d’Afrique beaucoup de pieds-noirs, c’est-à-dire des européens vivant en Afrique du nord. L’Histoire montre aussi qu’il faut se méfier du mot « libérateur ». Les soviétiques qui ont « libéré » l’Europe de l’Est ont été les futurs occupants. Le « libérateur » devient très vite « occupant ».

De plus, il serait intéressant de compter les arabes vivant en France ayant eu un ancêtre dans l’armée française durant la seconde guerre mondiale. Cela ne doit pas peser lourd comparé à la population présente. Beaucoup de combattants arabes sont rentrés dans leur pays comme Ben Bella pour faire la guerre ensuite à la France. Pour n’oublier personne citons les Arabes-musulmans engagés dans la Waffen-SS au côté de l’Allemagne ainsi que les supplétifs arabes du Gestapiste Henri Lafont qui ont combattu très durement la résistance.

Benoit Hamon trouvait sans doute que c’était son boulot de taper sur l’extrême-droite sans trop tenir compte des faits historiques. Mais de la part de quelqu’un ayant une licence d’Histoire même si c’est le seul diplôme d’un fils d’ingénieur, on aurait pu attendre plus de finesse et de discernement et ne pas considérer systématiquement les Français comme des imbéciles à qui l’on peut dire n’importe quoi. Ce n’étaient donc que des propos haineux venant d’un homme au visage plutôt haineux.

En dehors de la forme, les propos de Marine Le Pen posent le problème de la présence musulmane en France qui s’accroît sans cesse et veut imposer son mode de vie. La France depuis trente ans n’est plus tout à fait la France. Cette question ne peut être évacuée d’un revers de main ou en hurlant au racisme et à l’islamophobie à chaque fois qu’on aborde la question.

Patrice GROS-SUAUDEAU



NATIONALITÉ ET IDENTITÉ
30 mai, 2010, 16:41
Classé dans : immigration,politico-historique

Les symboles français disparaissent les uns après les autres. Il n’y a plus de monnaie nationale et les savants et artistes que l’on célébrait ont disparu des billets. La France, fière autrefois d’être une puissance spatiale, s’est diluée dans l’idée européenne. Grâce à l’Europe, les chômeurs français seront appelés des chômeurs européens, tout comme les assistés…

Il reste comme symbole national l’équipe de football avec des difficultés d’identification pour certains. Tout va de plus en plus vite puisque le terme black-blanc-beur qui caractérisait l’équipe de France en 1998 est dépassé au fur et à mesure que l’équipe de France devient de plus en plus foncée. Le stade est le dernier endroit où le délire nationaliste est autorisé et même le bienvenu.

Après la victoire des Grecs en coupe d’Europe, il a été proposé à l’entraîneur allemand de cette équipe d’obtenir la nationalité grecque. Le sport est le dernier endroit où les nations peuvent avoir encore l’impression d’exister en tant que telles. La définition de la nationalité liée à l’identité a resurgi après la position d’Ariel Sharon qui a invité les juifs vivant en France à émigrer en Israël.

Le sujet tabou pour un Français de savoir si les juifs sont avant tout Français ou juifs a été abordé avec toute la brutalité caractéristique d’Ariel Sharon. Il y a répondu sans détours. « Ils sont avant tout juifs ». La définition de la nationalité pour le juif est donc d’une clarté totale. La nationalité, la religion, la langue, la race (même au sens vague) ne font qu’UN. On a là une définition encore plus absolue que l’allemande au temps du troisième reich. En tout cas, si les juifs ont le droit d’être inquiets démographiquement pour la survie du peuple juif, ce droit est dénié au peuple français dont la caractéristique est de ne pas exister sur le plan juridique. En France, tout individu d’où qu’il vienne est sujet de droit La préférence nationale considérée comme un crime ici est la règle en Israël. Tout ceci est la négation même de l’existence du peuple français. Dans les faits, tout immigré qui vient en France obtient dans un délai très court la nationalité française. Cette définition ou non-définition du fait français a été imposée de façon idéologique par la gauche et reprise par la droite libérale au pouvoir. Il y a pourtant une perception historique du peuple français qui ne correspond hélas pas au droit actuel. La France a été peuplée d’Ibères, de Ligures, de Celtes et Germains qui se sont unis au cours des millénaires pour s’appeler Gaulois et ensuite Français, tout ceci en adoptant la culture gréco-latine sous une forte influence chrétienne.

Depuis trente ans, on a cherché à détruire cette donnée historique. Ariel Sharon, qui a le mérite du parler cru, estime à 10% le nombre de musulmans vivant en France. Il fallait un étranger pour le dire. Les livres de géographie australiens estiment à huit millions les musulmans vivant dans notre pays, c’est-à-dire 13 ou 14%. A ceux-ci il faut ajouter les Africains chrétiens ou autres…

Des nouveaux immigrants par leur agression envers les juifs vont donc chasser une partie des habitants plus anciennement Installés dans notre pays. Ce sera ensuite sans doute au tour des Français chrétiens ce qui est déjà le cas dans certains endroits Robert Badinter a été choqué par les propos d’Ariel Sharon qui sont selon lui une insulte pour la république. On ne dit plus France car cela fait grincer les dents de certains. Il est vrai que Robert Badinter a au moins la reconnaissance du ventre puisque la république l’a grassement rémunéré au cours de sa vie. Sa réaction souligne aussi que beaucoup de juifs n’ont aucun intérêt économique à quitter la France. Partiront sans doute de jeunes juifs non encore installés et sans avenir en France ce qui donnera quelques milliers de personnes.

Après toutes ces années de matraquage anti-raciste et de manifestations monstres souvent organisées par des Français d’origine juive, voilà où en est arrivée la France. Le paradoxe consiste en ce que la communauté qui fut la plus favorable à l’immigration massive en France, pour des raisons diverses, croyant peut-être que cela la protégerait, en est pour le moment la première victime.

L’idéologie des droits de l’homme, véritable machine de guerre à détruire le peuple français, montre tous ses effets pervers. Crève la France, pourvu que triomphent les droits de l’homme.

PATRICE GROS-SUAUDEAU



Immigration et chômage (Figaro)
30 mai, 2010, 14:33
Classé dans : immigration

La France, qui a le taux d’immigré le plus élevé des pays comparables en Europe, a aussi le taux de chômage le plus important.

Nous allons une fois de plus aborder ce sujet tabou, mais il faut inlassablement reprendre son ouvrage tant que le problème n’aura pas été réglé.

Ces questions relèvent du passionnel de l’irrationnel ou de l’ordre de la métaphysique, parfois plus que d’arguments posés.

Une phrase souvent entendue : « Les immigrés, «on» les a fait venir, » Heidegger parlait de la dictature du «on». C’est déjà refuser de pense. Ce slogan souvent entendu, qui dans le fond ne veut rien dire, a de l’impact malheureusement. Qui est «on» ? Il est vrai que dans les années 60, une partie du grand patronat a fait appel à quelques dizaines de milliers de travailleurs étrangers pour le bâtiment ou l’automobile, (célibataires nord-africains pour la plupart, dont certains sont retournés dans leurs pays). Cet appel, valable pour une petite partie des immigrés actuellement présents sur notre sol, n’a aucun rapport avec le déferlement, dans les années 70-80, des immigrés qui sont venus alors que la France connaissait le chômage et que personne n’a jamais été chercher. Ils sont venus simplement pour obtenir des conditions de vie meilleures. Sans travailler, avec les allocations, leur niveau de vie peut-être multiplié par dix ou vingt, uniquement en traversant la Méditerranée.

Autre slogan souvent entendu : « Ils font le travail que les Français ne veulent pas faire. » Comme ci les Français étaient d’une essence telle qu’ils ne pourraient ou ne voudraient pas faire certains travaux. Cet argument vieillot, qui a trente ans de retard, est d’autant plus faux que beaucoup de Français actuellement au chômage accepteraient certains travaux effectués par des étrangers.

De plus, de nombreuses catégories professionnelles, comme la médecine, sont atteintes par l’immigration (on vient encore de titulariser cinq ou sept milles médecins étrangers non originaires de la CEE, qui pourrait exercer en France). On trouve aussi, dans l’enseignement, à tous les niveaux, de très nombreux enseignants étrangers non originaires de la CEE (ce qui est même inquiétant pour la transmission à nos enfants de beaucoup de valeurs scolaires ou extra-scolaires, notre patrimoine culturel se trans mettant parfois de façon impalpable dans le quotidien de l’enseignement).

Argument-Incantation

À la question : « Y a-t-il une corrélation entre le chômage et l’immigration ? », les humanitaristes répondent par le postulat métaphysique : « Les immigrés ne sont pas responsables du chômage en France », argument-incantation qui convainc celui qui l’énonce à mesure qu’il le répète et parfois un peu celui qui l’écoute.

On ne va pas philosopher à l’infini sur la notion de causalité qui, depuis Hume et Kant, a fait couler beaucoup d’encre.

Les immigrés sont-ils (ou en partie) responsable du chômage en France ? Nous répondrons tout d’abord que la France, qui a le taux d’immigrés le plus important des pays comparables en Europe, a aussi le taux de chômage le plus élevé (et de très loin comparé à l’Allemagne, la Grande-Bretagne…)

En continuant notre réflexion nous posons la question : est-il vraiment utile économiquement à notre pays d’avoir une masse importante d’immigrés au chômage, comme c’est le cas aujourd’hui ? N’est-il pas choquant de voir un père de famille français au chômage, alors que son voisin de palier étranger peut posséder un emploi ?

Cela ne peut que déchirer le tissu social et l’esprit unitaire que peuvent et doivent avoir les Français d’appartenir à un même pays solidaire dans ses droits et ses devoirs.

À cette question, l’UMP répond par des indignations alors que sous Giscard, en 1980, Raymond Barre étant premier ministre, le libéral Lionel Stoléru organisait le retour des immigrés dans leur pays. Toute la droite d’alors (et sans doute certains électeurs de gauche) soutenait ces mesures. Aujourd’hui que le Front national prône ces mesures, cela devient subitement scandaleux.

Le «million» Stoléru a permis le retour de 90 000 immigrés. En octobre 1980, les accords Poncet-Chadli prévoyaient le départ de 300 000 à 500 000 personnes (mesures stoppées par l’arrivée des socialistes au pouvoir). L’Allemagne aussi a organisé le retour d’un million de Turcs dans leur pays.

Ces mesures semblent d’autant plus appropriées que le regard sur les immigrés ne peut plus être le même.

Avant, il y a quinze ou vingt ans, la France avait affaire à des individualités ou à des travailleurs atomisés dans notre pays.

Maintenant, les Français s’aperçoivent que ces étrangers appartiennent à des communautés organisées qui peuvent même s’opposer au fait français. Les événements actuels sont hélas là pour nous le rappeler.

 Patrice Gros-Suaudeau – statisticien-économiste



Immigration les arguments fallacieux (Figaro)
30 mai, 2010, 14:20
Classé dans : immigration

A force d’être martelés, des arguments faux finissent par apparaître comme des vérités.

Pour tout ce qui concerne l’immigration, plusieurs arguments mensongers sont inlassablement répétés et, à force d’être martelés, finissent par devenir la vérité officielle pour la plupart des individus.

Quels sont-ils ?

1- La France a connu les trente glorieuses, années de forte croissance après-guerre jusqu’en 1974 grâce à l’immigration. Qu’en est-il réellement ? Après la Seconde Guerre mondiale, il est vrai que l’économie française a eu besoin d’une main-d’œuvre supplémentaire considérable.

Les deux réservoirs immenses ont été :

- L’exode rural : des millions de paysans français ont quitté nos campagnes pour aller dans les villes et sont devenus ouvriers ou autres et ont donc contribué à notre formidable expansion industrielle, l’agriculture, en se mécanisant, n’ayant plus besoin d’eux.

- La main-d’œuvre féminine : avant, les femmes, dans leur grande majorité, ne travaillaient pas ou tout au moins leur travail n’était pas compté dans la production économique officielle. Des millions de femmes françaises, après la Seconde Guerre, sont entrées dans le marché du travail et ont donc contribué à notre développement économique des trente glorieuses.

En comparaison, les dizaines de milliers d’immigrés non européens, présents sur notre sol durant ces années, ne constituèrent donc qu’un pourcentage très faible. Il était même possible de s’en passer en modernisant l’appareil productif. Au-delà de toutes les fariboles humanitaristes, le grand patronat a fait appel à eux pour peser sur les salaires (en situation de plein emploi, les salariés français étant en position de force, pour négocier leurs salaires). Il est donc paradoxal de constater que la gauche française actuelle, en ce qui concerne l’immigration, défende les intérêts du grand patronat contre les ouvriers français.

Immigration et chômage !

2 – la comparaison avec l’Allemagne.

M. Fodé Sylla, président de SOS-Racisme, écrit dans le Figaro du 20 septembre 1995 :  « Aucune corrélation entre taux de chômage et population immigrée n’a jamais été démontré scientifiquement. »

Pour démontrer cette affirmation, M. Sylla donne comme cas particulier un exemple (ce qui n’a jamais été une démonstration), et qui plus est un très mauvais exemple.

« L’Allemagne qui, ayant plus d’immigrés, et moins de chômage. »

La comparaison entre ces deux pays est sans signification, puisque ces deux Etats ne comptabilisent pas les immigrés de la même façon.

En Allemagne, qui pratique le droit du sang pour la nationalité, un Turc de la troisième génération peut encore compter comme immigré. En France, où règne le plus grand laxisme en ce qui concerne la naturalisation, le nombre d’immigrés est donc très sous-évalué par rapport à celui de l’Allemagne.

A ceci, il faut ajouter que l’immigration actuelle en Allemagne est, dans sa grande majorité, européenne  (Europe centrale ou de l’Est) ce qui n’est pas le cas en France.

3 – La France a toujours été un pays d’immigration et, d’ailleurs, celle-ci n’a pas changé en pourcentage depuis toujours.

La population française a toujours  été globalement celto-germanique, depuis la Gaule jusqu’au milieu du XIXe siècle (ce qui fait plus de 2 000 ans), avec quelques lbères dans le Sud-Ouest, auxquels certains attribuèrent une origine slave. Les derniers arrivants furent les Normands au XIe siècle. Il a donc fallu attendre le XIXe siècle pour avoir l’arrivée des Belges et Italiens.

Ensuite, vinrent, au XXe siècle, les Polonais, Espagnols, Portugais, quelques Russes et Allemands… Jusqu’à la seconde guerre mondiale et même un peu après (les années 60), la population française a donc été dans sa quasi totalité européenne. L’immigration non européenne et non chrétienne est très récente par rapport à notre histoire et n’a rien à voir avec les précédentes.

La dernière mode est de parler des douze millions de Français qui auraient un ancêtre étranger. Mais cet ancêtre, justement, avait souvent Ia particularité d’être là avant la Seconde Guerre et, dans les statistiques, on mélange toutes les origines.

Lorsqu’on compare les 6,5 % d’immigrés d’aujourd’hui avec les 0,5 % de 1931, on gomme toutes ces différences fondamentales, en plus des très nombreuses naturalisations qui masquent statistiquement la réalité sociale et sociologique.

PAR PATRICE GROS-SUAUDEAU



Nicolas Sarkozy : une chance pour le Front National
14 mai, 2010, 14:06
Classé dans : immigration,politique politicienne

Une idée souvent admise est que Nicolas Sarkozy fait du tort au front National et freine ainsi sa montée. Il est vrai que dans un premier temps, le fait d’avoir été ministre de l’intérieur en maniant le gros bâton a pu rassurer le bourgeois. Mais il ne faut pas se leurrer, sa personnalité médiocre, sans grandeur dans tous les sens du terme, finira par montrer ses limites, même si en politique parfois plus qu’ailleurs, la médiocrité a aussi ses atouts. On n’a affaire dans le fond qu’à un homme inculte, creux, sans épaisseur. Ceci n’avait pas échappé à un jeune étudiant américain qui l’ayant écouté avait déclaré déçu : « il y a quand même une tradition d’intellectuels parmi les hommes politiques français ». Son regard fourbe avec l’air de toujours penser être le calife à la place du calife fait plus penser à Iznogoud qu’au personnage sympathique du petit Nicolas, même si lorsque Nicolas Sarkozy est insolent avec Jacques Chirac, cela lui donne des airs de gamin mal élevé.

Après avoir piqué la place de Maire à Charles Pasqua, piqué la femme à Jacques Martin, qui était «son ami», certains se posent la question de savoir s’il va piquer la place à Jacques Chirac.

Son libéralisme primaire, son américanisme outrancier et son côté lèche-cul sans retenue ni vergogne finissent par froisser le Français. A force de se vanter de ne pas avoir une goutte de sang français (tout comme sa femme) cela finit aussi par insulter le Gaulois qui n’a pas encore totalement disparu dans notre pays.

Nicolas Sarkozy aime déclarer qu’il va à la messe en famille. A-t-il donc si peur que l’on croit qu’il soit juif, ou alors après avoir servi une bonne louche aux musulmans, veut-il ratisser large. Va-t-il déclarer un jour qu’il a une mère juive pour n’oublier personne ?

Actuellement la chose qui semble l’exciter au plus haut point est l’installation de l’Islam en France et le financement des mosquées par les français. Dans son livre il écrit : « Cela permettrait d’assurer un enracinement national et se protéger d’un certain nombre d’influences étrangères ».

Cette phrase dénote une inculture et une méconnaissance totale de l’Islam qui est par essence transnational. À l’heure de la mondialisation le financement des mosquées par les impôts des français empêchera-t-il les imams étrangers de faire leurs prêches et conférences dans les mosquées et les cassettes et CD islamistes de se diffuser via Internet ou autres moyens ? Croit-on vraiment que l’on aura des imams nommés et contrôlés par le Ministre de l’Intérieur et à la botte du gouvernement français ? C’est vraiment méconnaître la nature profonde de l’Islam et des musulmans qui appartiennent avant tout à l’Oumma la (Communauté des musulmans).

Un rapport de l’Assemblée Nationale écrivait : « Après avoir longtemps pensé que l’intégration dans la communauté nationale effaçait ou rendait secondaire tout autre sentiment d’appartenance, notre pays découvre aujourd’hui qu’il n’en est rien. Pour une partie des immigrés arabes en France, le sentiment d’identification et de proximité s’opère avec les ressortissants d’autres pays arabes et non avec la population au milieu de laquelle ils vivent ». Ce phénomène touche les plus jeunes nés en France.

La démarche sarkozienne veut faire croire que l’on peut contrôler l’Islam, à défaut de l’immigration, créer un Islam aseptisé.

La réalité sociale est pourtant tout autre : l’Islam via l’immigration va faire exploser la république si ce n’est déjà fait. La question qui se pose est celle-ci, pour encore combien de temps va-t-on pouvoir le cacher aux français ?

La cote momentanée que peut avoir un homme politique comme Sarkozy qui semble pourtant bien petit et léger comparé aux figures historiques qu’a connues la France traduit le désespoir que connaît notre pays.

On propose sans rire que financer les mosquées sera la solution, la pierre philosophale de tous nos maux nés de l’immigration.

Quel projet de société excitant pour tous les français de souche qui vivent encore sur notre sol !

Patrice GROS-SUAUDEAU



Bilan des explications du chômage
11 mai, 2010, 14:48
Classé dans : économie et finance,immigration

Le chômage est devenu la lèpre de notre société. Il ne peut se comparer à l’inflation puisqu’à la différence de celle-ci, il n’est pas qu’un chiffre ou une variable économique mais la somme de drames humains. Viviane Forester dans son livre « L’horreur économique » a bien décrit la situation de tous ceux qui en sont victimes. Nous allons donner les principales explications de ce fléau qui mine la France depuis bientôt trente ans.

Avant de traiter cette question, il faudrait savoir combien de personnes souffrent du chômage ou d’être plus ou moins exclus de l’activité économique. On ne peut bien sûr se fier au 9 % officiel. Il faudrait compter la population oisive et pourtant apte à travailler. On arriverait, si la proportion de la population travaillant était la même que dans les pays occidentaux développés comparables au nôtre, à une dizaine de millions de personnes inemployées. La grande majorité, bien sur, n’est pas comptabilisée comme étant au chômage. On a aussi là l’explication de la baisse en France enregistrée l’année dernière au classement des pays en considérant le PIB par habitant. Ceci avait mis en émoi toute la classe politique.

Le mot mondialisation est devenu galvaudé. On l’accuse de tous les maux. Est-ce si simple ? Ou alors faut-il encore démontrer son rôle dans la montée du chômage en France. La mondialisation ou globalisation consiste dans la suppression des frontières sur le plan économique et en partie politique puisque maintenant nous avons la libre circulation des biens, des capitaux et des hommes même si bien sûr existent encore des traces plus ou moins fortes de protectionnisme.

Le facteur de chômage le plus immédiat est le différentiel de taux de salaire qui peut exister entre les pays développés et les pays qu’on appelle émergents qui produisent à moindre coût. Cette explication du chômage a été particulièrement mise en avant par Maurice Allais dans de nombreux articles. Il propose donc de pratiquer un certain protectionnisme avec les pays émergents, pays envers lesquels les pays européens ne peuvent concurrencer, c’est-à-dire redonner un sens à l’Union européenne sur le plan économique.

Cette thèse a été contestée par Jean-Paul Fitoussi qui écrit dans son livre « Le débat interdit » :

« Il n’existe pas de déséquilibre dans les échanges commerciaux de la France avec les nouveaux pays industrialisés d’Asie. Cela signifie qu’un protectionnisme français n’aurait aucune influence bénéfique sur le chômage. »

Le raisonnement de Jean-Paul Fitoussi n’est pas complet puisque les produits exportés par les pays européens développés contiennent moins d’emplois que les produits exportés par les pays à bas salaire.

Il y a donc bien transfert d’emplois et il faut redonner raison à Maurice Allais sur ce point.

Ceci a une conséquence sociologique, puisque c’est la population française peu qualifiée qui subit le plus le chômage. Vis à vis de la mondialisation, il existe une France à deux vitesses, celle qualifiée ou diplômée et l’autre déconnectée de l’économie mondiale, ceci d’autant plus que selon l’économiste Krugman, le progrès technique élimine avant tout le travail peu qualifié. On peut dire que les trois quarts des Français vivent assez bien, le quart restant difficilement. Certains ont appelé cela la fracture sociale. Mais à part donner un nom à un phénomène, cela n’a pas eu beaucoup d’applications pratiques.

Les délocalisations, de façon évidente, font perdre autant d’emplois en France.

Dans la libre circulation des capitaux financiers tout ce qui est investi dans les pays émergents ne profite pas au pays émetteur. Les flux nets de capitaux privés en provenance des pays développés et à destination des marchés émergents ont pratiquement quadruplé depuis le début des années 90.

Quoi qu’en disent les optimistes béats de la mondialisation, elle a contribué pour la France à l’augmentation du chômage même si on peut difficilement y échapper.

La construction européenne a été posée comme étant métaphysiquement le bien. Les effets négatifs qui peuvent en résulter sont donc pour les élites qui nous gouvernent négligeables, le chômage en particulier.

La politique du Franc fort et la mise en place de l’euro ont coûté selon certaines estimations économétriques entre un million et un million et demi de chômeurs supplémentaires. Cet euro existant ne pourra qu’exacerber les politiques de désinflation compétitive, puisqu’on ne pourra jouer sur le taux de change, avec aggravation du chômage.

Quant au pacte de stabilité les Allemands connaissent le syndrome du pont de la rivière Kwaï et leur discours revient à ceci : « Le pacte de stabilité est mauvais pour l’économie allemande et donc européenne, mais comme c’est nous qui l’avons conçu, nous l’appliquerons avec zèle ». Toute cette construction européenne a été faite dans l’esprit du monétarisme et du libéralisme mondialisé et consiste à ôter les unes après les autres les prérogatives aux gouvernements nationaux et peuvent ainsi de moins en moins mettre en place des politiques nationales antichômage.

Le terme euro-mondialisation utilisé par un certain parti politique n’est pas aussi stupide.

La construction européenne a consisté aussi à favoriser le développement économique de certains pays comme l’Irlande ou le Portugal malheureusement au détriment de ceux qui n’étaient pas considérés comme prioritaires.

Le capitalisme de nos jours est devenu financier. Les fonds de pension exigent par exemple des taux d’intérêt de plus en plus élevés et il faut donc licencier pour augmenter les valeurs des actifs financiers.

Cette globalisation financière qui implique le pouvoir des créanciers est une conséquence du libéralisme mondialisé imposé par les différents organismes internationaux : Commission de Bruxelles, OMC, FMI, banque mondiale… et bien sûr la puissance des États-Unis.

Cette financiarisation de l’économie est donc un facteur supplémentaire dans l’augmentation du chômage avec toujours aussi, nous allons le développer après, le choix en faveur de la lutte contre l’inflation au détriment du chômage..

Nous l’avons vu, il reste très peu de pouvoir aux gouvernements nationaux, mais la politique économique française a été constante depuis une vingtaine d’années : elle a été celle de la désinflation compétitive. Qu’est-elle ? Elle consiste à avoir une inflation moindre que les autres pays concurrents.

Tout d’abord elle a l’avantage et la force de faire sérieux, avec des mots qui ronflent bien «austérité», «rigueur». Elle a été théorisée et doit donc en principe amener de l’emploi dans le moyen ou long terme. C’est « il faut que cela saigne aujourd’hui pour aller mieux demain ». Les chômeurs ont donc une fois de plus été sacrifiés. On a même considéré cyniquement que leur augmentation était une bonne chose puisque cela faisait pression à la baisse des salaires.

Le différentiel d’inflation est devenu de nouveau favorable à la France comparé à l’Allemagne et la balance commerciale de nouveau excédentaire. Si humainement cela été négatif, nous avons incontestablement eu une réussite pour les indicateurs globaux ou ceux que l’on considère pertinents. Cela pose quand même les questions : Faut-il exporter pour exporter et l’économie ne doit-elle pas avant tout être au service des hommes ? La France avait-elle la possibilité de faire autrement ?

On s’aperçoit déjà dans cette série d’explications que tous les facteurs macro-économiques depuis 73-74 ont joué à favoriser la montée du chômage si l’on excepte les années miraculeuses (98, 99, 2000) dues à l’exceptionnelle croissance américaine.

En tout cas les explications de la fin des années 70 sur la crise et le chômage dues à l’augmentation du prix du pétrole ou à l’effondrement du capitalisme pour les marxistes ont aujourd’hui quelque chose de surréaliste.

Quant à la distinction entre chômage classique et chômage keynésien de la théorie économique que l’on apprend aux écoliers cela semble bien désuet et peu pertinent dans une économie plus qu’ouverte même si on peut encore puiser dans la théorie certains éléments pour agir surtout si l’on est resté keynésien en dépit du terrorisme intellectuel libéral. La force de la pensée libérale, en dépit d’un outillage mathématique assez sophistiqué est d’être assez proche de la pensée de quelqu’un sans connaissance économique, alors qu’il faut plusieurs années à un économiste pour assimiler toutes les finesses de la pensée keynésienne.

Dans son livre, bon par ailleurs, Jean-Paul Fitoussi se vante d’aborder sans tabou toutes les questions relevant du chômage, mais il se garde bien d’aborder le tabou de l’immigration.

Il est pourtant évident que, dans un contexte où l’emploi est devenu de plus en plus rare, pratiquer une politique de forte immigration comme on l’a fait depuis trente ans, ne pouvait qu’aggraver le chômage.

La mesure prise par Giscard en 1980 d’organiser le retour des immigrés dans leur pays d’origine était avec du recul plutôt sage. La politique d’immigration n’a pas de fondement économique depuis longtemps si ce n’est satisfaire le fanatisme idéologique du métissage et quelques chefs d’entreprise à l’âme de négrier et secteurs (nettoiement, confection… ) qui représentent peu par rapport au PIB. Certains pensent, l’immigration alimentant le chômage, que cela fait pression à la baisse pour les salaires, le coût étant pour la collectivité, le désagrément pour ceux habitant les quartiers que l’on appelle pudiquement sensibles.

Après avoir donné les explications majeures du chômage la question est bien sur de savoir si on peut améliorer cette situation ou faut-il demander aux chômeurs de souffrir en silence en attendant une hypothétique reprise américaine. La politique gouvernementale est ligotée par une multitude de traités que la France a signés et qui appliquent un libéralisme de plus en plus radical et mondialisé. Il est difficile de s’y soustraire en tout cas brusquement, la France ayant sa signature. Des transferts de souveraineté immenses ont été faits et c’est sans doute la raison pour laquelle la gauche au pouvoir a voulu combattre le chômage par les trente-cinq heures et les emplois jeunes. La réduction du temps de travail a braqué les entreprises ; quant aux emplois jeunes il n’est jamais très sain économiquement de créer de faux emplois si ce n’est occuper une jeunesse en grande partie issue de l’immigration dont on ne sait quoi faire. Ce n’est pas comme cela que l’on rétablira la compétitivité de la France. Les mesures possibles seraient de reconsidérer certains traités et faire fortement diminuer l’immigration.

PATRICE GROS-SUAUDEAU

STATISTICIEN – ÉCONOMISTE



La vraie question de l’immigration
11 mai, 2010, 14:38
Classé dans : immigration

Dans l’histoire des hommes, il y a toujours eu deux visions politiques de l’homme, l’une statique : celle d’un homme immuable (créé par Dieu pour les religions) et garante d’une tradition pluri-millénaire et l’autre dynamique qui veut élaborer un homme nouveau en rupture et parfois même remplaçant celui existant. Le nazisme comme le communisme avait une vision prométhéenne de l’homme : construire un surhomme blanc à partir du Germain, ceci en plus d’une conception géopolitique du monde, asseoir la domination des Germains sur la planète. On extrapolait une idéalité à partir de l’homme germanique existant.

Le communisme construisait l’homme nouveau à partir de l’ouvrier, les autres classes sociales étant éliminées. Tout ceci a échoué comme chacun sait, mais sans le dire l’idéologie libérale-socialiste en France et ailleurs a repris l’idéal nazi en négativité.

Il s’agit maintenant de construire un homme nouveau à partir de toutes les régions de la planète fait de toutes les races et cultures. Ce nouveau surhomme vit en général en banlieue au milieu des barres de béton, s’initiant sexuellement au cours de «tournantes», vivant de rapines et de trafics de drogue, rejetant avec violence jusqu’à la détruire l’école et même toute forme d’autorité.

On reconnaît l’homme nouveau à sa casquette à l’envers et ayant un chien mollossoïde au bras. On veut curieusement quand même faire entrer ce «surhomme» à Sciences Po par le système des quotas. Ce nouvel homme, l’homo métissus ou mixticius est appelé à remplacer l’ancien, le Français c’est-à-dire un Gaulois gréco-latinisé culturellement et un peu germanisé ethniquement. Le Français de souche est dans les faits devenu ce sous homme qui ne mérite plus d’exister. Il suffit d’écouter le discours dominant parler du Franchouillard assimilé à un beauf dégénéré – taré dansant la bourré au son de l’accordéon ou du biniou.

La seule activité «honorable» qui lui soit autorisée consiste à s’agenouiller les bras en croix et passer d’une repentance à une autre sur les actes commis par ses ancêtres. A propos de repentance, on peut dire que dans sa débilité absolue Loft Story a eu le mérite d’étouffer dans l’œuf la nouvelle vague orchestrée de repentance sur la guerre d’Algérie qui devait à nouveau déferler sur la France. Merci Loana !

Ce délire idéologique de remplacement de population par une autre a atteint son sommet pendant les années Mitterrand sur fond de bourrage de crâne anti-raciste et d’apologie du métissage et de société ouverte. Toute la population française qui s’était construite par l’histoire et avec lenteur, qui avait fait ses preuves vu le nombre de mathématiciens, physiciens, écrivains, artistes, penseurs, inventeurs,… qu’elle a produit, subit actuellement un traumatisme qui n’en finit par d’ébranler les fondements de notre pays. La France paie très chèrement cette folie idéologique des années Mitterand. Tout cela n’était que la vision politique d’un malade qui, après avoir été haut-fonctionnaire sous Vichy, décoré de la Francisque, ministre répressif (de l’intérieur et de la justice) pendant la guerre d’Algérie, en était venu, président vieillard incarnant la gauche, à une vision nihiliste de son pays : le dissoudre dans l’Europe de Maastricht et détruire sa population.

Patrice GROS-SUAUDEAU



La France décline-t-elle vraiment ? (Rivarol)
5 mai, 2010, 23:24
Classé dans : économie et finance,immigration

À Nicolas Baverez revient le mérite d’avoir le premier abordé cette question avec courage dans son dernier livre. La France qui tombe (1). Tout d’abord on va donner des chiffres simples. Depuis plusieurs années, notre pays connaît des taux de croissance très faibles et même ridicules comparés à ceux des États-Unis par exemple. La France, qui avait un produit intérieur brut (PIB) très supérieur à la Grande-Bretagne, est maintenant derrière elle. La croissance moyenne depuis 1990 est de 1,8 % contre 2.8 %, en moyenne pour les pays de l’OCDE. Nous sommes donc en recul par rapport aux autres pays. De même notre taux de chômage (presque 10 %, à la fin de l’année) est-il l’un des plus élevés dans la zone OCDE. Nicolas Baverez ne veut pas faire de l’Europe un bouc émissaire commode. Pour la mise en place de l’euro, la France à néanmoins sacrifier pendant des années des points de croissance (et obtenu en revanche des points de chômage), tout cela pour arriver au marasme économique actuel. La croissance sera proche de zéro en 2003. La zone euro a une croissance quasi nulle. L’euro trop fort n’est nullement adapté pour l’économie allemande qui se traîne et entraîne dans son affaissement d’autres pays. On en vient donc à regretter l’ancien système monétaire qui avait beaucoup plus de souplesse puisque les taux de change nationaux s’ajustaient à la situation économique des différents pays.

Depuis des années, nos politiques ont eu comme objectif l’intégration européenne et non pas la croissance, l’emploi ou la bonne santé économique. La politique de désinflation compétitive avait en vue un franc fort accroché au mark. Pendant des années, il a donc fallu souffrir pour arriver au stade actuel d’une croissance nulle avec l’euro. Que de temps perdu ! A noter que nos voisins ayant une croissance positive significative (Grande-Bretagne, Suède… ) ne font pas partie de la zone euro.

La France tombe économiquement mais elle tombe aussi dans d’autres domaines.

L’immigration a sapé l’homogénéité française déjà fragile avec des régionalismes toujours prêts à revendiquer leur identité. Deux tiers des immigrés arrivant en France ont un niveau inférieur au premier cycle des collèges contre un quart des immigrants aux Etats-Unis selon l’OCDE. Alors que la France se désindustrialise et que les usines restantes sont de plus en plus automatisées, on fait donc venir en France une armée d’analphabètes qui n’auront sans doute jamais de travail et dont la descendance aura hélas un fort potentiel de délinquance, tout en faisant baisser Ie niveau des écoles françaises.

La France stagne sur le plan culturel et intellectuel avec en plus une immigration qui sape son système éducatif. Elle s’islamise ; on ne sait vraiment compter officiellement au million près le nombre de musulmans en France – entre quatre et douze ! Notre pays perd donc une part de son essence occidentale, ce qui peut avoir des effets négatifs sur son développement économique. Max Weber avait démontré l’influence de la religion sur l’économie, Malheureusement, certaines religions peuvent a contrario être incompatibles avec un développement bien compris.

La France de surcroît vieillit puisque toute politique démographique qui favoriserait les Français de souche est considérée comme discriminatoire. A propos de la canicule, la France a eu le bilan le plus catastrophique des pays occidentaux et, après vingt ans de socialisme qui devait apporter le bonheur sur terre, le taux de suicides ne fait qu’augmenter chez nous pour devenir le plus important d’Europe de l’Ouest.

Pour finir, les Français se rendent compte que la construction européenne a échappé à la France. L’expression « l’Europe démultiplicateur de puissance » n’a aucun sens puisqu’on assiste en ce qui nous concerne, au mieux à la cacophonie pour la politique étrangère de l’Europe (ex, la crise irakienne), ou au pire à la prise de directions opposées à la volonté nationale comme par exemple une Europe vassale des Etats-Unis, Dans une Europe à vingt-cinq ou trente, notre pays pèse de moins en moins sur les décisions. L’Europe attend la reprise américaine comme si elle n’avait aucune autonomie propre.

La commission de Bruxelles a accepté le libre-échange mondialisé, ce qui revient à dire que la construction européenne n’a plus guère de sens sur le plan économique dans un contexte de mondialisation totale, l’atelier du monde se déplaçant en Asie. Cette baisse de l’économie française se répercute évidemment sur notre prestige puisque, sur le plan diplomatique, on n’écoute malheureusement que les forts, économiques et/ou militaires. Avec sa situation comparée à celle des États-Unis, la position française sur l’Irak avait quelque chose de surréaliste.

Que conclure de ce bilan ?

Le gouvernement Raffarin n’est manifestement pas à la hauteur et n’a pas redressé la barre, ne serait-ce que sur les plans de la croissance et de l’emploi. L’euro fort va sans doute continuer à plomber notre économie. L’Europe de Maastricht nous a imposé de nouvelles contraintes (comme s’il n’y en avait pas suffisamment en économie !) qui annihilent toute politique volontariste, La France qui ne bat plus monnaie doit donc tout attendre d’un meilleur contexte international. L’expression « perte de souveraineté » dévoile toute sa signification.

Patrice GROS-SUAUDEAU. (2003)

(1) Perrin éd. 135 pages, 12,50 €.



LA RAGE ET L’ORGUEIL D’ORIANA FALLACI (Le Glaive)
5 mai, 2010, 10:41
Classé dans : immigration,politico-historique

Une fois de plus, certains ont voulu décider ce que les Français avaient le droit de lire ou de ne pas lire. En attendant la décision de la justice, on peut toujours acheter ce livre qui est le cri d’une Italienne, d’une femme (pas forcément féministe).

Lorsqu’on arrive à la fin, on ne trouve dans le fond que ce que dit le Front national depuis des années, avec même plus de véhémence de la part de la journaliste. Comme Oriana Fallaci est de gauche, antifasciste, cela passe mieux, enfin presque.

Ce livre rappelle à sa façon le choc des civilisations ! de Samuel Huntington mais ici les choses sont dites de façon instinctive, passionnelle alors que le livre de l’Américain était l’œuvre d’un professeur, d’un universitaire. Le livre « La rage et l’orgueil » traite du choc Islam-Occident. En tant que correspondant de guerre, elle a vu les fils d’Allah au travail. « Je les ai vus détruire les églises, je les ai vus brûler les crucifix, je les ai vus souiller les statues de la Vierge, je les ai vus pisser sur les autels, transformer les autels en chiottes, je les ai vus à Beyrouth … » Si elle reconnaît être athée, elle est culturellement très catholique. Lorsqu’elle va dans un temple, elle trouve cela bien froid. Son rapport avec l’argent est aussi très catholique Elle ne renie en rien l’héritage chrétien sur le plan intellectuel et esthétique. « La musique des cloches me plaît tellement. Elle me caresse le cœur ».

« D’ailleurs, soyons honnêtes les cathédrales que le catholicisme nous a laissées sont belles. A mon avis, plus belles que les mosquées et les synagogues. Elles sont belles aussi les petites églises de campagne. Plus belles que les temples protestants »..

Si Oriana Fallaci adore son pays l’Italie et même toute la culture occidentale, elle n’aime pas l’islam, ce qui pour certains n’est pas correct Elle le dit, elle l’écrit, elle le crie. En tant que femme, elle ressent de toutes ses tripes que cette religion n’apporte rien de bon pour les femmes et même pour les Occidentaux.

Pour elle, les musulmans qui vivent en Italie ne sont que des envahisseurs. Chaque construction d’une mosquée dans son pays fait saigner son cœur. L’adjectif « raciste-raciste » pour qualifier ce qu’elle pense ne la terrorise pas. Cela est dit parfois en des termes un peu crus mais ce n’est quand même pas « Bagatelles pour un massacre » de Louis-Ferdinand Céline. Ce livre a déjà été vendu à plus d’un million d’exemplaires en Italie et commence déjà à bien se vendre en France. Pour Oriana Fallaci, ceux qui bêlent dans le politiquement correct sont des « sans couilles ». En tout cas, elle en a. Elle le dit d’ailleurs. L’italienne a de la personnalité, du caractère, certains diront même de la mégalomanie. Elle a même un humour grinçant sur elle-même lorsqu’elle rapporte que certains disent qu’il est facile d’avoir du courage lorsqu’on a déjà un pied dans la tombe. Selon la journaliste, les musulmans jaloux de l’Occident et de ses réussites ne cherchent qu’à s’étendre et s’imposer en Europe et ailleurs.

« Vous ne comprenez pas, vous ne voulez pas comprendre, qu’une Croisade à l’envers est en marche. Une guerre de religion qu’ils appellent Djihad, guerre Sainte. Vous ne comprenez pas, vous ne voulez pas comprendre que l’Occident est pour eux un monde à conquérir. A châtier, soumettre à l’Islam ».

Elle enrage que nos hommes politiques, des eunuques selon elle, se couchent devant n’importe quel immigré ou sans-papiers par commodité ou lâcheté.

A propos, cela fait penser au maire vert de Saumur qui, six mois après les attentats de New-York, organise une exposition sur l’Islam-religion-de-paix-et-d’amour. Ceci avait quelque chose d’indécent et d’obscène En conclusion, nous dirons que si certains refusent la mise en garde de l’Italienne, les événements lui donneront néanmoins raison.

par Patrice GROS-SUAUDEAU (2002)


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