La politique en textes !

SEDUCTION : la force de la connerie
24 mai, 2010, 15:26
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Toute la société est fondée sur une ambivalence fondamentale.

En effet, le système scolaire valorise l’intelligence (valeur suprême), le savoir, la culture. Les hommes (et les femmes) font donc en sorte de développer ce qui semble être des atouts. Or la plupart des rapports d’individus à individus et surtout d’hommes à femmes et femmes à hommes sont fondés sur la connerie qui attire irrésistiblement. « Plus on est con, plus on attire ». L’individu baigné depuis l’enfance dans les valeurs de l’intelligence et de la culture a du mal à comprendre cet adage dans les premiers temps de sa jeunesse. Mais avec le temps, la perspicacité devenant de plus en plus aiguë avec le commerce des hommes et des femmes, il découvrira tout le bien-fondé. de tette maxime. Pourquoi ? Parce que la connerie rassure (l’intelligence, le savoir font peur) et elle permet de dominer. Les individus doutent d’eux-mêmes. Face à un con, on est rassuré sur soi-même. On ne craint pas d’être jugé et si cela est, on ne donne pas d’importance à ce jugement. Elle permet aussi de se vautrer, avec les gens qui en sont pourvus, dans la bestialité avec le plus grand des délices. Vis-à-vis des femmes, un homme limité sur le plan intellectuel et culturel a donc dans l’immédiat beaucoup d’atouts.

Lorsqu’on a compris les fondements de la séduction, on peut d’ailleurs être surpris par l’insistance avec laquelle certains hommes se vantent de plaire et d’avoir plu à beaucoup de femmes.

La femme exultera d’autant plus avec un homme qu’elle le met au niveau d’un homme-objet, animal domestique qu’elle utilise à sa guise. Les choses de l’esprit, une conversation brillante servent très rarement à séduire et arriver à ses fins. Un homme qui ne parle pas, le plus souvent parce qu’il n’a rien à dire, a tout à gagner. Cela lui donne un air mystérieux qui ne peut que le rendre encore plus attirant.

L’homme intelligent et cultivé finit un jour ou l’autre à comprendre les fondamentaux de la vie et va donc apprendre à ruser et tricher avec lui-même. Être faux, inauthentique, tel semble être son destin. Cette hypocrisie ne le satisfera pas, la conscience ne pouvant qu’être malheureuse, mais il lui faudra se plier. La seule supériorité autorisée dans le domaine de l’esprit est un savoir technique spécialisé, par exemple scientifique, qui semble donner l’avantage de paraître plus niais que les autres dans les domaines de la vie.

Un physique insignifiant peut aider puisqu’il ne suscite pas la méfiance. La discussion devra être des plus banales pour ne pas dire médiocres : surtout pas d’idées nouvelles iconoclastes ou brillantes. Il faut bien sûr éviter des sujets comme la religion, la politique, la race, l’argent si ce n’est pour dire qu’il faut en avoir un peu pour être heureux. Toute prise de position trop affirmée se révélera en général comme catastrophique.

Un homme intelligent aura évidemment plus de difficultés à paraître insignifiant que quelqu’un qui y est naturellement disposé. Mais il faut se dire même si c’est parfois dur : le résultat est là.

Patrice GROS-SUAUDEAU



CELUI QUI CRAQUE À PERDU
22 mai, 2010, 15:08
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Dans une émission, Eve Ruggieri comparait le rapeur Joe Starr à Mozart. Faut-il comparer la ritournelle entendue sur les ondes à longueur de temps à du Baudelaire ?

C’est le nouveau cri de guerre de la France qui a remplacé « Montjoie-Saint-Denis ». Cela n’a pas empêché l’équipe « citoyenne » d’être battue par l’équipe d’Italie en finale …

Chaque fois que Zidane marque un but, il faut bien réaliser que cela légitime l’arrivée en France d’un million d’immigrés supplémentaires vu la puissance symbolique du sport et du foot en particulier. Tous les lobbies immigrationistes utilisent cet argument avec cynisme. Si la France avait gagné la finale, dans l’euphorie on aurait régularisé les sans-papiers. Avant, les intellectuels considéraient avec raison le foot comme débile et un abrutissement des masses. Maintenant que les équipes sont constituées essentiellement d’immigrés parce qu’ils ne peuvent sans doute pas faire autre chose, II faut y voir la preuve de leur apport à la France et au sport français. Tout va donc très vite y compris pour la pensée de gauche qui s’adapte a la situation dans le but non avoué de la destruction du fait français.

Besancenot, symbole minable de l’extrême gauche branchée ne déclarait-il pas : « La génération Zidane est celle qui incarne le mieux l’humanité », phrase très creuse en symbiose avec l’époque.

Pourtant, en ce qui concerne le sport, il a toujours mieux valu en faire soi-même, c’est sans doute meilleur pour la santé que de payer pour regarder un abruti milliardaire taper dans un ballon.

Toujours est-il, une équipe nationale de football est la vitrine d’un pays et les joueurs sont des « ambassadeurs ». A propos du coup de boule donné par Zidane à un Materazzi qui n’était pas sur ses gardes, il est devenu plus important que le match même. On a entendu beaucoup de commentaires de courageux de bistrot pour qui il avait bien fait de défendre « l’honneur » des « musulmans » ! La bien-pensance salivait déjà à l’idée que l’Italien ait proféré des injures racistes, ce qui ne semble pas avoir été le cas.

Pourtant, Zidane a aussi insulté des joueurs sur le terrain et a même traité de « hijo de puta » (fils de pute) l’arbitre uruguayen pendant la demi-finale. Cela fait partie de la guerre psychologique, une petite musique que l’on n’entend pas. Celui qui craque a perdu …

Patrice Gros-Suaudeau National Hebdo


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