La politique en textes !

Ce que Mélenchon ne comprend pas.
31 juillet, 2014, 9:05
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Cela fait toujours un peu bizarre d’entendre Mélenchon expliquer le visage tordu par la haine que le vote Front National est un vote de haine. Il ne peut pas comprendre avec sa grille de lecture éculée que la plupart des électeurs du Front National votent par amour de la France, ce qui procède une part d’exclusivité. S’il avait au fond de lui cet amour charnel, il n’aurait sans doute pas fait une dépression le soir des élections européennes.

Enfin ne parlons pas que de Mélenchon qui a l’air de se retirer.

Un jeu de mots très connu voulait démontrer que Syrius est mon frère.

« Syrus, s’il est russe c’est qu’il est slave, s’il se lave c’est qu’il se nettoie et si ce n’est toi c’est donc ton frère ».

Patrick Devedjian a fait un raisonnement du même genre.

Patriotisme économique égale nationalisme économique égale racisme. il serait temps que Devedjian prenne sa retraite ou aille se coucher. L’indépendance énergétique par exemple a sa rationalité si l’on observe par exemple la Russie qui peut couper le robinet du gaz à tout moment. Il en est de même pour les secteurs stratégiques. Faire l’amalgame entre patriotisme économique, nationalisme et racisme est d’une imbécilité absolue ou cela traduit-il les complexes de Devedjian. Qu’un député, un des leaders de l’UMP, ancien ministre puisse avoir ce discours montre un peu plus la déliquescence intellectuelle de l’UMP et de la classe politique en général.

En 1992, Devedjian après le non des Danois au référendum de Maastricht avait déclaré que le Danemark ne valait pas grand chose sur le plan culturel et n’avait produit que les contes d’Andersen.

Rappelons que le plus grand physicien de la mécanique quantique fut le Danois Niels Bohr. Le philosophe Kierkegaard fut le père d’un courant philosophique majeur du XXe siècle : l’existentialisme qui inspira Heidegger, Sartre… Le Danemark a produit de nombreux chimistes et une littérature danoise qu’évidemment Devedjian ne connaît pas. Finissons par souligner que ce petit pays de cinq millions d’habitants a eu 13 prix Nobel (57 pour la France, 0 pour l’Arménie) Patrick Devedjian qui voulait nous dire que les Danois étaient des nuls car ils ne pensaient pas comme lui sur l’Europe, a surtout démontré son inculture.

Restons à l’UMP, l’insipide Juppé a déclaré quant à lui au soir des élections européennes qu’il ne comprenait pas les Français. Lorsqu’on ne comprend pas les motivations politiques de ses concitoyens il ne vaut mieux pas faire de politique. Son européocentrisme fanatique ne pourra que créer un rejet de la part de l’électorat même si son côté lisse, insipide peut plaire à une partie de la France des retraités.

Patrice Gros-Suaudeau



Journal politique de P.G.S
16 juin, 2014, 18:28
Classé dans : politique politicienne

L’académicien Jean-Marie Rouart avait écrit dans un élan humaniste que les fellaghas durant la guerre d’Algérie avaient un visage de sémite semblable à celui du Christ.

A-t-il encore vu dans les traits de Medhi Nemmouch, le tueur de Bruxelles, le visage du Christ ?

La guerre en Irak où les islamistes sunnites semblent prendre le dessus montre l’effet contreproductif des interventions militaires des États-unis ou de l’O.T.A.N. On se demande bien pourquoi Sarkozy a voulu à tout prix que la France réintègre cet organisme si ce n’est par américanophilie maladive. Les interventions comme en Libye n’ont servi à rien si ce n’est renforcer l’Islam radical.

Il y a plus de vingt ans,HarlemDésir nous expliquait qu’il ne fallait pas avoir peur de l’immigration musulmane en France car on avait affaire essentiellement à des Sunnites et non à des Chiites comme en Iran. L’islamisme radical sunnite comme en Irak actuellement dévoile une fois de plus la stupidité de tels propos.

Quant à la France, la droite U.M.P s’écroule et c’est tant mieux. Soit elle se recentre avec Juppé ou Fillon et elle sera en concurrence avec l’U.D.I-MODEM pour obtenir les suffrages d’un électorat européo-centriste qui pèse de moins en moins lourd. Soit Sarkozy revient, mais son discours droitier prendra moins et il n’aura plus l’attrait de la nouveauté comme en 2007. 

On peut aussi se poser la question si la vente à la découpe de la France au Qatar (PSG, Printemps, Hotel de luxe ….  ) n’a pas eu comme contrepartie des financements au bénéfice du pouvoir en place.

Pour revenir aux Européennes, on a assisté en plus de la victoire du F.N à la victoire des partis eurosceptiques. Les partis classiques comme l’UMP ou le PS évitaient soigneusement d’avoir un discours européistes qui n’est guère vendeur. Le seul parti clairement européiste était l’UDI et cela pèse moins de 10% !

L’Union européenne ne suscite que l’indifférence, l’ennui ou l’hostilité.

Patrice Gros-Suaudeau.



Laurent Fabius un « caniche » des États-Unis
25 mars, 2014, 19:29
Classé dans : politique politicienne

Tout le monde se souvient de l’époque où Laurent Fabius qualifiait Nicolas Sarkozy de «  caniche » des États-Unis, ce qui n’était pas totalement faux. Il se retrouve maintenant dans la même position à défendre contre les Russes les intérêts des États-Unis et d’Obama qui dans son idéologie obsessionnelle de revanche raciale partagée par des blancs culpabilisés en est à décorer ceux issus des minorités raciales. Empêcher la vente des bateaux commandés par la Russie est d’une stupidité sans nom. Les intérêts de la France et des États-Unis ne se superposent pas, d’autant plus qu’il y a beaucoup à dire sur l’affaire ukrainienne. Les manifestations anti-russes n’ont fait que braquer les pro-russes. De plus le maintien des frontières sans consentement des peuples n’est guère défendable. On a eu l’exemple de l’Algérie, du Kosovo, et bientôt le référendum écossais, ainsi que de Mayotte. De plus la Russie est fondamentalement une puissance européenne et chrétienne. quelle prétention pour un Occident avachi représenté par BHL de dénigrer la Russie comme le mal !
À propos de Sarkozy (mal rasé pour faire plus homme) qui se dépêtre dans ses affaire avec son cynisme habituel, on retrouve chez Valls les mêmes caractéristiques : physique limité parcours scolaire et intellectuel plutôt médiocre, tout cela étant compensé par une psychologie de « trouduc ». L’affaire Dieudonné a permis à Valls (naturalisé français en 1982) de faire le fier à bras devant sa femme.
Sans imagination, il passe son temps à bêler à tout moment et à tout propos : «  valeurs de la république ». Tout cela ne fait pas baisser le chômage. Quant à Jean-Marc Ayrault, licencié en Allemand, dans le monde du travail cela aurait fait tout au plus une secrétaire bilingue. La démocratie vous propulse premier ministre à gouverner la France. La gauche au pouvoir dans le fond ne suscite que l’ennui et l’impuissance n’étant maître de rien en économie comme dans le reste sous l’effet de la mondialisation et de la construction européenne. Les gesticulations sur la Russie ne changeront rien.
Patrice Gros-Suaudeau



Journal politique (Dieudonné – Hollande)
17 janvier, 2014, 16:25
Classé dans : politique politicienne

L’« humoriste » demi-camerounais joue en fin de compte sur l’overdose de Shoah qu’a subie la société française pendant des années. Il est caractéristique que cela soit un demi-noir pour assurer ce rôle. Un blanc dès le début aurait été accusé de nazisme. Dans l’imaginaire traditionnel de l’extrême droite, les juifs et les noirs sont « frères de race ». Céline dans « Bagatelles pour un massacre » insiste : « le juif est un nègre ». Dans l’exposition Berlitz de 1941, les juifs sont caricaturés avec des traits négroïdes (grosses lèvres). Dieudonné M’Bala M’Bala fait donc bouger les schémas politiques traditionnels. On peut quand même se demander si remplacer le bourrage de crâne sur la Shoah par celui de la traite des noirs sera une grande avancée libératoire pour la France. On observe aussi que Dieudonné M’Bala M’Bala est un pur produit du métissage dont on nous vante les vertus à longueur de temps. Le rire est toujours dirigé contre quelqu’un ou un groupe défini de façon politique, religieuse, raciale, nationale ou sexuelle. Lorsque Guy Bedos traitait Nadine Morano de « salope », c’était en fonction de son appartenance politique et en tant que femme. Toutes les plaisanteries sur les Belges n’ont jamais fait interdire un spectacle. Lorsqu’un comique d’origine arménienne traite les électeurs du Front National de « fils de putes », on n’a pas saisi le Conseil d’Etat en urgence. Les Français ont donc l’impression que certains sont donc plus protégés que d’autres. Tout cela aura permis à Valls de jouer au « caïd » à bon compte en faisant appel aux valeurs de la République en veux-tu, en voilà. Cela fait poser la question : le dernier tabou à abattre par le rire sera-t-il celui de la République ?
La « nouvelle maîtresse » de François Hollande a déclaré qu’il était gentil et à l’écoute. Comme tous les hommes au physique limité, François fait donc le gentil et se met à l’écoute des états d’âme féminins qui en général n’intéressent guère les hommes. Muni de son casque et de son petit scooter, toujours prêt à rugir, François ressemble à un Strauss-Kahn sournois. Il est vrai qu’il ne peut guère faire ses escapades entouré des chevaux de la Garde Républicaine. S’il fait le gentil avec les nouvelles, cela ne l’empêche pas d’être un bourreau des cœurs puisqu’après avoir martyrisé Ségolène, il martyrise maintenant Valérie. On voit là aussi toute l’hypocrisie des paroles sur la vie privée du Président puisque la première Dame de France (statut bien bancal) voit le tapis (rouge) se dérober sous ses pieds.
Dans les faits, la première Dame de France devient la dernière favorite. Certains politiques ont eu la cruauté de le rappeler et même d’insister. Cela n’est pas sans importance puisque la première Dame de France représente notre pays physiquement et bien souvent mieux que le Président. D’ailleurs, si un jour on élit un homosexuel, la première Dame de France sera un homme. Enfin toutes ces clowneries ridicules et grotesques ne font guère « Président » et ne rehaussent pas l’image d’un Président rabaissé au niveau de « Monsieur tout le monde » comme au temps de Sarkozy.
Patrice GROS-SUAUDEAU



DSK-Cahuzac-Sarkosy
30 avril, 2013, 12:58
Classé dans : économie et finance,politique politicienne

Les petites gens croient toujours que ceux qui ont des responsabilités importantes ont une vie privée culturelle intense en accord avec leur charge. Qu’ils passent leurs soirées à des concerts de musique classique ou à l’opéra. Au cours de dîners mondains ils abordent de façon passionnée toutes les grandes questions économiques, philosophiques et politiques se posant à l’humanité. On se demandait souvent pourquoi DSK n’avait pas de vie mondaine à Washington. Avec l’affaire du Carlton on a appris que DSK avait mieux à faire qu’aller faire le baise-main à de vieilles américaines aux lourds colliers de diamant.
Quand j’étais en terminale C (qui n’existe plus), mon professeur de mathématiques répondait quand un élève posait une question : « c’est une question de terminologie ». Pour qualifier Strauss-Kahn on a eu beaucoup de terminologie. Pour ceux de sa communauté c’était un séducteur. Pour les autres moins indulgents, c’était un vicelard ou un détraqué sexuel. Quand aux féministes elles ont surtout vu un salopard. Les mots comme toujours n’expriment qu’une subjectivité.
On a souvent reproché à Cahuzac d’avoir de mauvaises fréquentations politiques surtout celles qu’on qualifie « d’extrême droite ». Pourtant il n’y avait rien de plus social et tolérant chez cet homme qui relativisait l’idée de vérité en politique. Pourquoi avoir toujours la mentalité d’être en guerre civile avec des gens qui pensent différemment ? Plus sérieusement, l’argent transcende les clivages politiques. Pour paraphraser Shakespeare l’argent ouvre toutes les portes de droite comme de gauche. Ou avait-il compris intuitivement cette sentence de Nietzsche : « les convictions sont des prisons ».
Avec Cahuzac le mensonge ne sera plus ce qu’il était comme au temps de Chirac où il suffisait de passer à la télé et de dire « pschitt » ou « abracadabrantesque » pour faire taire la polémique et stopper toute enquête. L’époque en politique où l’on mentait « droit dans les yeux » n’est peut-être pas terminée, mais a pris un peu de plomb dans l’aile. Sarkosy avec les affaires Bettencourt, Karachi, le financement par la Lybie et le Quatar devra en dire plus que Chirac pour convaincre.
PATRICE GROS-SUAUDEAU



Requiem pour l’Amérique
20 novembre, 2012, 15:48
Classé dans : immigration,politique politicienne

Si l’on additionne les Latinos, les Afro-américains, les homosexuels, les pauvres, les assistés, les avorteuses, les intellectuels tordus, les pourrisseurs, les idiots blancs utiles… on peut se demander pourquoi le score d’Obama n’a pas été plus élevé.
L’Amérique de notre enfance est morte : celle des cow boys, des westerns, des rodéos, de John Wayne, de la conquête de l’ouest. Ce pays qui fascinait et énervait à la fois a été construit par les Européens (Anglais, Irlandais, Allemands, Scandinaves, italiens…).
Romney qui avait quand même un physique de coq boy (bonne taille, bonnes épaules) a été battu par le vote communautariste.
Certes présenter un mormon et non un WASP faisait un peu tristounet ( ne pas boire ni fumer, ni prendre de café ou de thé)! .
Des imbéciles ont vu dans l’élection d’Obama la victoire de la démocratie, alors que nous avons eu affaire au triomphe du communautarisme. jamais le vote n’a été aussi racial.
Le président sortant lui même a sans cesse appelé à la mobilisation des minorités raciales. la première fois on pouvait encore penser que le corps électoral donnait sa chance à un métis pour se réconcilier avec la minorité noire. Cette fois-ci sa réélection a été fondée sur la démographie raciale du pays. On a assassiné une deuxième fois le cow boy Malboro.
Les vieux mâles blancs grognons vont disparaître, il ne restera plus qu’un grouillement d’habitants de toutes les races venus profiter d’un pays où l’on pourra être assisté comme en Europe.
Obama n’est pas devenu le président des États-Unis d’Amérique, il est devenu le président d’un pays qui n’est plus les États-Unis d’Amérique.
En plus pour être politiquement correct et ne pas être inquiété, il faudra sans cesse dire qu’Obama est brillant et que sa femme est la plus belle.
Comme le disait Roland Barthes, le fascisme, ce n(est pas d’empêcher de dire mais d’obliger à dire.
Patrice gros-Suaudeau



Jean-Luc Mélenchon : un révolté en peau de lapin
23 avril, 2012, 16:34
Classé dans : politico-historique,politique politicienne

On peut quand même se demander en quoi Jean-Luc Mélenchon a-t-il des raisons de se révolter. Il fait partie de ces politiques qui dans la société civile n’auraient pas été grand-chose vu leur bagage scolaire. La politique a été un prodigieux moyen de promotion sociale et économique. Titulaire d’une licence de philosophie il n’aurait pas pu être professeur en classe terminale puisqu’il faut le CAPES ou l’agrégation. Une licence permet tout juste d’être pion ou comme le dirait le directeur d’école à Gérard Jugnot dans les Choristes : « pion-pion-pion-pion-pion… ».
Ce petit vernis culturel a quand même permis à Jean-Luc Mélenchon d’avoir un baume de culture légèrement supérieur à une classe politique en général inculte, ce qu’on retrouve chez les journalistes. En tout cas, il a eu grâce à la politique des salaires très conséquents : ministre, deux fois sénateur pendant dix huit ans, député européen, maire, conseiller général… Il touchera donc une retraite généreuse. Certains estiment qu’il a gagné 37 000 € mensuel pendant des années. Bref, l’extrême gauche caviar.
En dépit de son statut de privilégié, il a gardé des comportements des années soviétiques lorsqu’il insulte Marine Le Pen de semi-démente. En URSS on accusait ainsi de dérangement mental les opposants au régime, d’où leur psychiatrisation. Son accusation envers Marine Le Pen est non seulement infâme sur le plan personnel mais aussi politique. Lorsqu’il propose de mettre la famille Le Pen au goulag, personne n’a réagi alors que l’expérience montre que lorsqu’on met une personne dans un goulag, des dizaines de milliers d’autres suivent.
Mélenchon a le droit lui, de tout dire. Il est vrai que beaucoup le prennent pour un clown de la politique.
Sur le fond, dans son discours il n’y a rien d’original. Il ne fait que ressusciter les vieilles lunes gauchistes, tiers-mondistes, de haine de soi, le métissage étant un moyen de détruire la société. Toutes ces idées reçues sont elles des années soixante et soixante dix, celles de l’adolescence de Mélenchon. Il est vrai que ce dernier est resté un ado (comme les khmers rouges qui ont assassiné la moitié des Cambodgiens). Le socialiste Gérard Collomb, Maire de Lyon déclarait que le programme de Mélenchon avait échoué au Cambodge. Physiquement, on remarque que Mélenchon ne fait pas vieux. Dormir au Sénat pendant dix-huit ans n’a jamais usé personne.
Il veut faire sortir la France de l’Occident, rattacher la France au Maghreb, construire des mosquées encore et encore, prôner l’universel qui n’est que l’écrasement des êtres. Tous ses délires dignes d’Ubu ne font même pas rire son auditoire qui l’applaudit. En tout cas, le plus triste est que le contribuable et la société paient des mandats électoraux pour nourrir grassement des bouffons politiques.
Patrice GROS-SUAUDEAU



L’ESCROQUERIE BAYROU
31 janvier, 2012, 13:07
Classé dans : économie et finance,politico-historique,politique politicienne

Bayrou a fait partie pendant des décennies de l’établissement qui a toujours défendu l’Europe de Maastricht, d’Amsterdam ou de Lisbonne qui n’a fait qu’entériner le néolibéralisme, la mondialisation, le libre-échange et le pouvoir de la finance.
Sur ces points fondamentaux, il n’est en rien différent de Sarkozy ou Hollande. Ceci a eu comme conséquence la désindustrialisation dramatique de notre pays et son cortège de chômage. Cela semble presque surréaliste et même totalement hypocrite lorsqu’il en appelle au nationalisme économique : « produisons, achetons français », ce qui semble dérisoire lorsque l’industrie représente 12 % du PIB et que pratiquement il est devenu très difficile d’acheter des biens fabriqués en France. Il a même été de ceux qui ont le plus poussé à la roue européiste et donc néolibérale.
François Bayrou fait aussi partie de ces politiques qui pensent qu’en accusant les autres d’extrémisme, cela le place dans le camp de la modération et de la raison. Il n’a pourtant été lui-même qu’un extrémiste, un fanatique de son européisme (cf. sur le Web : la dictature de l’extrême-centre).
Il ne propose en fin de compte que de garder le système actuel et le diktat de Bruxelles avec toutes ses conséquences. Les traités de Maastricht et d’Amsterdam ont complètement ligoté la France dans le néolibéralisme qui ne peut plus agir pour sauver son industrie et ses secteurs stratégiques comme cela s’est passé avec Arcelor-Mittal. La France est toujours à la merci des oukases et amendes de Bruxelles. François Bayrou semble trouver cela très bien que Bruxelles ait très souvent fait le choix de désindustrialiser la France. Appeler à acheter français comme il le fait maintenant est d’une malhonnêteté totale.
Si la France recouvre sa souveraineté elle pourra défendre tous les secteurs qu’elle juge stratégique comme le font les États-Unis. Sortir de l’euro permettra à la France d’avoir une monnaie au service de ses intérêts comme la Suède qui a enregistré en 2010 une croissance de 5,5 % avec un taux de change favorable avec sa monnaie nationale.
La cote momentanée de François Bayrou vient probablement de sa personnalité médiocre, banale, genre brave type ou M. tout le Monde qui change des fanfaronnades sarkozistes (bref, la séduction de la médiocrité qui existe parfois en politique). Pour être président, il en faut quand même un peu plus.
Sa vision européiste foncière ne pourra rien changer à la désindustrialisation de la France. Ses schémas mentaux sont devenus inopérants face aux défis qui se posent à la France : emploi, ré-industrialisation, croissance, perte d’identité,…)
Bayrou ne changera rien à la situation actuelle si ce n’est changer de personne, peut-être moins bling-bling, mais ceci n’a aucun intérêt pour la France.
Le misérabilisme n’a jamais été une politique.
Patrice GROS-SUAUDEAU Statisticien-économiste



La démocratie fait-elle élire des malades ?
1 juillet, 2010, 13:11
Classé dans : politique politicienne

Ceci est une vieille question puisque Platon écrivait déjà : « Ceux qui veulent le pouvoir ne le méritent pas, et ceux qui le mériteraient n’en veulent pas ».

De façon pragmatique on va étudier les différents présidents français de la Vème République. De Gaulle au début n’est pas arrivé au pouvoir dans un processus démocratique puisque c’est l’appel du dix-huit juin et la guerre d’Algérie qui l’ont mis au pouvoir. Quant à Pompidou il a été nommé sur le tard ; ce sont les circonstances qui l’ont amené à faire de la politique. Il n’était en rien un assoiffé de pouvoir et ne dégageait rien de maladif. C’est à sa mort que les fauves de la politique ont été lâchés. Giscard qui avait une bonne formation intellectuelle avait par moments des bouffées délirantes de mégalomanie. Mitterrand était un pervers qui n’existait que pour le pouvoir. Quant à Chirac, il aurait tué père et mère pour devenir Président de la République. Raymond Barre avait déclaré : « pour être président de la république, il faut être capable d’utiliser tous les moyens et avoir une mentalité de tueur ».

L’Histoire s’est encore accélérée puisqu’avec Sarkozy, on a l’archétype du malade qui toute sa vie n’a pensé, vécu que pour devenir Président de la République. On retrouve cela chez Copé. Il y est arrivé. Cela a-t-il au moins guéri tous ses complexes liés à l’enfance. Rien n’est moins sûr. Le peuple français a toujours fait preuve de beaucoup d’indulgence et de naïveté envers les dirigeants qu’il a élus.

Elire des malades, cela vient-il des campagnes électorales où on demande à un candidat de faire toutes les clowneries possibles : montrer sa femme à l’envi, ses enfants, se montrer en caleçon… Les exhibitionnistes s’y donnent à cœur-joie. Le narcissisme s’étale, en veux-tu en voilà.

Depuis Maastricht, 90 % des décisions se prennent à Bruxelles, le reste à l’ONU, à l’OMC, au FMI, à la BCE, dans les sièges des multinationales, à Washington,… Sarkozy veut donner l’impression au peuple français et à lui-même qu’il dirige la France et même le monde. Il va ainsi tordre le cou au problème de la pédophilie, changer l’enseignement scolaire, contrôler l’équipe de France de football,… Dans le fond, il ne lui reste vraiment que les enterrements où à chaque fois il fait un captage d’émotion et d’honneur en faveur de sa personne. Il peut aussi jouer au directeur du Tour de France debout dans une voiture officielle !

Être président de la République Française ne lui suffit pas puisque cet affamé de reconnaissance perpétuelle a passé ses vacances aux Etats-Unis pour ainsi être invité par le président américain dans sa résidence privée.

En France, il humilie tous ses ministres en les prenant par la main pour les réunions internationales. Pour Sarkozy, le vrai pouvoir est celui d’humilier.

Enfin le MEDEF peut quand même se réjouir d’avoir un représentant de ses intérêts à l’Elysée. La Bourse en a décidé ainsi.

Oriana Fallacci qui avait fréquenté les chefs d’Etats ne voyait en eux que des couillons comme les autres qui avaient gagné à la loterie.

Patrice GROS-SUAUDEAU



Le bilan économique des vingt dernières années
22 mai, 2010, 15:53
Classé dans : économie et finance,politique politicienne

En 1980 la France avait un PIB par habitant supérieur à celui des Etats-Unis. Elle avait, et depuis longtemps, largement surpassé la Grande-Bretagne. Les derniers résultats parus et la comparaison entre les différents pays d’Europe montrent a quel point notre pays a baissé depuis l’époque des « Trente glorieuses ». La France est maintenant surpassée par les Etats-Unis, par la Grande-Bretagne et se trouve en Europe juste devant la Grèce, l’Espagne et le Portugal, qui venaient de très bas économiquement. Ces derniers pays peuvent à Juste titre se féliciter de leur progression, ce qui n’est pas notre cas.

Comment expliquer ce recul ? Notre pays est celui qui possède la plus importante population oisive en pourcentage. Il est en cela le champion de tous les pays occidentaux. Beaucoup de personnes en France ne vivent que de RMI, allocations ou autres. Une importante partie de cette population oisive est issue de l’immigration. Les différentes mesures prises par le gouvernement ne sont pas forcément encourageantes. Les emplois jeunes à productivité quasiment nulle ne traduisent que l’échec de l’école et de la politique de l’immigration. Quant aux 35 heures, pourquoi avoir réduit le travail des vrais créateurs de richesses ? Que l’on soit keynésien ou libéral, on ne peut s’enrichir en travaillant moins. Les hommes étant ce qu’ils sont, ils recherchent leur intérêt personnel dans un cadre institutionnel donné. Il faut donc créer un cadre institutionnel plus incitatif au travail.

Malgré tous les répétitifs discours officiels, la construction européenne n’a pas profité à la France à la différence de l’Irlande qui a maintenant un niveau de vie supérieur au nôtre. Tout cela a même coûté cher en termes de chômage. Selon différents modèles économétriques, la mise en place de l’euro dont se targue M. Chirac depuis la politique du franc fort a coûté à la France entre un million et un million et demi de chômeurs supplémentaires. Notre faible croissance divisée par deux ou par trois depuis les années soixante est due, selon Maurice Allais, à la politique du libre-échange mondialiste voulue par l’organisation de Bruxelles. La redistribution a aussi été négative pour la France dans le cadre européen.

L’exemple argentin doit être médité dans toute sa négativité car la situation pourrait se reproduire chez nous. La monnaie indexée sur le dollar n’était pas adaptée à l’économie. Cela montre ce qui peut arriver lorsqu’un pays perd sa souveraineté monétaire. L’Argentine connaissait un libéralisme débridé en ne tenant aucun compte de l’intérêt national. Ce pays subissait un fort endettement qui, dans le fond, est comparable à celui de la France.

Avec l’euro, monnaie qui ne sera pas forcément adaptée à notre économie puisque indexée sur l’économie allemande, l’apologie d’un libéralisme dur a-national, un endettement élevé semblable à l’Argentine, le fardeau d’une importante population oisive et de l’immigration qui pourront engendrer une explosion sociale, nous ne sommes donc pas à l’abri d’une crise économique.

Le constat des chiffres est cruel comparé au discours officiel et lénifiant qui nous est servi depuis des années : « la France qui gagne grâce à l’immigration, la France moteur et gagnante de la construction européenne ».

Tout cela rappelle cette phrase classique mais ô combien pertinente : « On peut tromper tout le monde un certain temps, on peut tromper certains tout le temps, mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. »

Patrice GROS-SUAUDEAU, Statisticien-Economiste. Rivarol


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