SÉGOLÈNE OU SUPER NANNY CONTRE LE LEVANTIN
Une chose stupéfiante qu’aura réussie Ségolène (1), c’est de faire passer Sarkozy pour brillant, lui qui, comparé aux De Gaulle, Pompidou, Giscard ou Mitterrand n’aurait pas pesé grand-chose. Il est vrai aussi que venant après Chirac …
La force de Sarko se trouve dans une ruse et une fourberie toutes orientales, qui ont peut-être surpris ceux qui n’avaient pas cette mentalité et avaient « encore » un peu de naïveté et de droiture. Celui qui a raté Science Po, école qui n’est quand même pas le bout du monde, a coiffé tous les X, Mines, Normale Sup, ENA et compagnie, ce qui a consolé bien des gens.
N’étant pas une « grosse tête », ce qui dans notre époque misérabiliste est un plus, il n’a pas non plus belle allure, ayant plus l’air d’un Levantin que d’un fier Magyar. Mais, de nos jours, avoir de l’allure est un handicap. Le rusé Sarkozy triche même sur sa taille en truquant les photos et ses talonnettes lui donnent une démarche bizarre. Après tout, il est le symbole de ce qu’est devenue la France, une petite province de l’Europe et non plus un pays prestigieux représenté par un homme ayant quelque majesté.
Quant à Ségolène, elle joue toujours à Super Nanny en exploitant au-delà du supportable son image de mère. Elle a des idées sur tout en termes d’éducation. Elle veut même un encadrement militaire pour les récalcitrants ce qui doit lui rappeler son colonel de père. (Elle veut la-réussite-pour-tous-les-enfants-comme-pour-ses-enfants) Le parti socialiste, ayant déjà pratiquement tout promis en 81, ne fait donc plus que dans le sociétal. Après avoir placé un homosexuel à la mairie de Paris, il propose donc une femme aux électeurs.
L’UMP, par mimétisme sans doute, propose un descendant d’immigré hongrois : être un Français de souche, homme et hétéro vous marginalise. Henri Béraud aurait vu là la revanche de la guenille levantine sur le Gaulois, propos que l’on ne saurait que condamner. L’écart de conduite de Cécilia, sans doute celui d’une femme qui se venge, ne semble pas avoir fait trop de tort à Sarko puisque les Français connaissent déjà le film de Pagnol « La femme du boulanger ».
Ainsi, après avoir pesé le pour et le contre, Pomponnette est revenue au bercail.
Il reste un mystère. Pourquoi Sarkozy, qui a le sens de la communication, n’a-t-il pas médiatisé son retour qui a peut-être été l’aboutissement de tractations secrètes que le grand public ignore ? Comme Darie Boutboul retrouvant son père au journal de 20h, il aurait pu se faire filmer en contre plan sur le tarmac de l’aéroport : en imper mastic, entouré d’une escouade de policiers, il aurait récupéré la pécheresse. Cela aurait eu de la gueule en plein journal télévisé. Il nous a fait quand même partager son bonheur en Guyane, ce qui a fait taire les jaloux
Sarkozy a voulu tirer un bénéfice politique de son infortune en voulant faire croire aux Français que cette épreuve l’avait grandi et que cela lui avait donné une nouvelle dimension comme il l’a fortement laissé sous-entendre lors de sa déclaration de candidature. C’est sans doute ce qu’il appelle avoir la baraka. De là vient sans doute l’expression : une veine de cocu.
À la différence de Ségolène qui accumule les bourdes, le programme de Sarkozy et son discours sont d’une limpidité totale. À un moment donné, devant un auditoire donné, dire exactement ce qu’il faut dire pour recueillir le maximum de voix. Cela a parfois des ratés comme avec les musulmans. Après s’être agenouillé devant les organisations musulmanes, Sarkozy a voulu jouer au défenseur de la liberté d’expression dans l’affaire de Charlie Hebdo. Ce journal avait, en couverture, représenté sa tête en étron sortant entre deux fessiers. Ce dessin avait valu la Légion d’Honneur à Wolinski. Mais gagner des voix est plus important pour un politicien que garder sa dignité.
Les socialistes auraient pu présenter quelqu’un de plus sérieux comme Strauss-Kahn, petit, mastoc, pétant de suffisance, mais plus habile dans la rhétorique. La dictature de l’image et du people en a décidé autrement. Un physique d’hôtesse, relooké sur mesure, sans défauts apparents, ne souffre d’aucune concurrence.
Les médias n’ont d’yeux que pour cette confrontation de nains, mais la messe n’a pas encore été dite.
(1) À propos de femmes, François Brigneau avait écrit que Sarkozy avait appris la souffrance en étant cocu. Il a appris bien plus que cela : la vengeance des femmes, l’éphémère des choses de la vie, que rien n’est définitivement acquis, bref il a appris la vie, la vraie… Après l’affaire Cécilia, Sarkozy avait déclaré avec vanité qu’il avait changé, qu’avant il était dur et sans pitié mais que cela était le passé. C’était bien la première fois qu’on apprenait qu’être cocu rendait les hommes meilleurs !
Patrice Gros-Suaudeau VENDÉE-FIDÈLITÉ – MARS 2007
Sarkozy : Loana de la politique
Après l’orgie de dépenses qu’a constituée la fête de l’UMP, on peut déjà tirer les conclusions. Sarkozy a inventé le débat politique mis au niveau de la Star Academy. Il n’est pas un produit de l’élitisme républicain. Il n’est ni brillantissime, ni nul, ni laid, ni beau. C’est le triomphe de la moyenne et de la banalité, expression ultime de la démocratie. La banalité est aussi consacrée par la télé réalité.
Lorsque Jacques Chirac avait nommé Sarkozy ministre de l’Economie il n’avait dans le fond pas plus de connaissance en la matière que l’homme de la rue. Il exprime la supériorité du rien sur l’être. Lorsqu’on est rien il est d’autant plus facile d’épouser les idées du moment. Se crisper à certaines idées devient inconvenant. Etant inculte on dit qu’il sait trouver les mots simples et s’adresser aux Français moyens. Il cache son inculture économique en bêlant dans le libéralisme et le discours anti-fonctionnaires à la portée de tous.
Sarkozy jouit en public et en permanence, sans retenue ni dissimulation d’être ainsi sous les feux de la rampe comme une midinette qui ferait partie du loft, ce qu’est devenue la politique. À chaque apparition, Cécilia (et maintenant Carla) est là pour le regarder avec admiration.
Voilà ce que propose la droite aux Français. La France, comme une république bananière, a trouvé sa nouvelle Loana. Les vieux trotskistes en ont perdu leurs repères.
Patrice Gros-Suaudeau
Nicolas Sarkozy : une chance pour le Front National
Une idée souvent admise est que Nicolas Sarkozy fait du tort au front National et freine ainsi sa montée. Il est vrai que dans un premier temps, le fait d’avoir été ministre de l’intérieur en maniant le gros bâton a pu rassurer le bourgeois. Mais il ne faut pas se leurrer, sa personnalité médiocre, sans grandeur dans tous les sens du terme, finira par montrer ses limites, même si en politique parfois plus qu’ailleurs, la médiocrité a aussi ses atouts. On n’a affaire dans le fond qu’à un homme inculte, creux, sans épaisseur. Ceci n’avait pas échappé à un jeune étudiant américain qui l’ayant écouté avait déclaré déçu : « il y a quand même une tradition d’intellectuels parmi les hommes politiques français ». Son regard fourbe avec l’air de toujours penser être le calife à la place du calife fait plus penser à Iznogoud qu’au personnage sympathique du petit Nicolas, même si lorsque Nicolas Sarkozy est insolent avec Jacques Chirac, cela lui donne des airs de gamin mal élevé.
Après avoir piqué la place de Maire à Charles Pasqua, piqué la femme à Jacques Martin, qui était «son ami», certains se posent la question de savoir s’il va piquer la place à Jacques Chirac.
Son libéralisme primaire, son américanisme outrancier et son côté lèche-cul sans retenue ni vergogne finissent par froisser le Français. A force de se vanter de ne pas avoir une goutte de sang français (tout comme sa femme) cela finit aussi par insulter le Gaulois qui n’a pas encore totalement disparu dans notre pays.
Nicolas Sarkozy aime déclarer qu’il va à la messe en famille. A-t-il donc si peur que l’on croit qu’il soit juif, ou alors après avoir servi une bonne louche aux musulmans, veut-il ratisser large. Va-t-il déclarer un jour qu’il a une mère juive pour n’oublier personne ?
Actuellement la chose qui semble l’exciter au plus haut point est l’installation de l’Islam en France et le financement des mosquées par les français. Dans son livre il écrit : « Cela permettrait d’assurer un enracinement national et se protéger d’un certain nombre d’influences étrangères ».
Cette phrase dénote une inculture et une méconnaissance totale de l’Islam qui est par essence transnational. À l’heure de la mondialisation le financement des mosquées par les impôts des français empêchera-t-il les imams étrangers de faire leurs prêches et conférences dans les mosquées et les cassettes et CD islamistes de se diffuser via Internet ou autres moyens ? Croit-on vraiment que l’on aura des imams nommés et contrôlés par le Ministre de l’Intérieur et à la botte du gouvernement français ? C’est vraiment méconnaître la nature profonde de l’Islam et des musulmans qui appartiennent avant tout à l’Oumma la (Communauté des musulmans).
Un rapport de l’Assemblée Nationale écrivait : « Après avoir longtemps pensé que l’intégration dans la communauté nationale effaçait ou rendait secondaire tout autre sentiment d’appartenance, notre pays découvre aujourd’hui qu’il n’en est rien. Pour une partie des immigrés arabes en France, le sentiment d’identification et de proximité s’opère avec les ressortissants d’autres pays arabes et non avec la population au milieu de laquelle ils vivent ». Ce phénomène touche les plus jeunes nés en France.
La démarche sarkozienne veut faire croire que l’on peut contrôler l’Islam, à défaut de l’immigration, créer un Islam aseptisé.
La réalité sociale est pourtant tout autre : l’Islam via l’immigration va faire exploser la république si ce n’est déjà fait. La question qui se pose est celle-ci, pour encore combien de temps va-t-on pouvoir le cacher aux français ?
La cote momentanée que peut avoir un homme politique comme Sarkozy qui semble pourtant bien petit et léger comparé aux figures historiques qu’a connues la France traduit le désespoir que connaît notre pays.
On propose sans rire que financer les mosquées sera la solution, la pierre philosophale de tous nos maux nés de l’immigration.
Quel projet de société excitant pour tous les français de souche qui vivent encore sur notre sol !
Patrice GROS-SUAUDEAU
Le nouvel homme politique
L’annonce par François Bayrou au Baillerou de sa candidature aux élections présidentielles signifie une nouvelle étape de la définition de l’homme politique qui se dessine au XXIème siècle. Finis les chefs charismatiques qui ont existé au XXième siècle où les hommes qui, selon EUX, incarnaient l’intelligence et la morgue comme Giscard qui rappelait ou faisait rappeler en permanence qu’il était un X-énarque. Tout chez lui faisait faux surtout lorsqu’il voulait paraître simple. La valeur en hausse est celle de la médiocrité pour les hommes politiques. Il faut être l’homme moyen envers lequel n’importe quel Français puisse se reconnaître. La guerre aux hommes supérieurs est déclarée. François Bayrou incarne à merveille ce nouvel homme politique de la misère de l’Europe de Maastricht. Physique quelconque, taille moyenne, visage de Monsieur Tout le Monde. Mais on sait depuis Raymond Barre que la politique n’est pas un concours de beauté. François Bayrou qui rappelle de façon incessante son origine modeste (évidemment) possède un langage d’une banalité et d’une pauvreté extrême ce qui est surprenant pour un agrégé de lettres. Il ne semble même pas simuler pour faire simple. Tout chez lui est transparent à force d’insignifiance, bref le misérabilisme triomphant.
Les Français depuis de Gaulle ont eu différents types d’hommes de pouvoir. Le général représentait le pouvoir prestige comme le paysan terrien auvergnat Pompidou représentait la bonhomie. François Mitterand n’était ni scientifique, ni un penseur philosophe sur le trône, ni un technocrate, homme politique de la IVème république ou même de la IIIème, il était l’homme politique malin, roublard qui fonctionnait à l’instinct en fonction de ses intérêts personnels immédiats.
Jacques Chirac a toujours représenté l’ambiguïté. De grande taille, ce qui donne un aspect dominant, visage émacié, nerveux, carnassier (à ses débuts), il a aussi le physique familier du représentant de commerce qu’on verrait bien faire du porte à porte une valoche à la main. Son air nigaud est venu par la suite.
Aux Etats-Unis, l’aspect bête, l’ignorance ont toujours été des atouts pour les hommes politiques. Durant les campagnes électorales, même les présidentielles, les candidats se vantent de n’avoir jamais lu un livre depuis dix ou vingt ans. Lorsque le passé alcoolique de Georges W. Bush a été connu cela a dû le rendre encore plus proche de nombreux électeurs qui ont du reconnaître en lui leur faiblesse. L’impératif pour un homme politique d’aujourd’hui est « ne jamais avoir l’air trop intelligent, trop intellectuel ou cultivé ». L’air niais à la Fernandel de Pasqua lui a permis aux Européennes de faire 13 % .
Quant au physique de Jean-Marie Le Pen, parlons en. Il a incarné pendant cinquante ans l’aryen baraqué et cela a été une insulte et totalement insupportable pour de nombreux lobbies. On ne doit pas donner une image de force de l’homme blanc.
Jean-Marie Rouart, homme du consensuel au Figaro, à plat ventre devant les lobbies dominants aborde la question de la torture en Algérie. Il a déclaré que les militaires auraient du voir dans les fellaghas qui posaient des bombes un visage sémite similaire au Christ. Pourquoi n’a-t-il pas vu à Mantes-la-Jolie lorsque Le Pen s’est mis en colère, Jésus à qui il arrivait aussi de se mettre en colère.
Quant à Arlette Laguiller qu’on ne voit jamais au bras d’un homme, elle a le physique d’une assistante sociale possédant un discours avec des intonations d’un curé de gauche des années soixante (« les petits qui meurent de faim pendant que les gros s’empiffrent »).
Que faut-il conclure de cette analyse sur le physique des hommes politiques. Il est, même, si certains le refusent, de plus en plus important à notre époque médiatique et de la dictature de l’image. Le physique de la femme des hommes politiques a commencé à prendre une importance en France avec Madame Coty qui a fait des efforts démesurés pour amincir. Certains disent qu’elle en est morte. Chacun donc, joue avec son image physique le rôle qui lui est imparti. Mais si cela n’a rien d’exaltant, l’heure est à l’homme moyen sur tous les plans type Bayrou. Viendra ensuite le temps où on demandera aux hommes politiques d’être d’un niveau culturel et intellectuel en-dessous de la moyenne des électeurs avec un physique le plus banal. Ils seraient ainsi plus à l’écoute et abordables et ne complexeront personne.
Ainsi le veut la démocratie !
« Le bas est le sublime du peuple, qui aime à voir une chose faite pour lui et qui est à sa portée »
Patrice GROS-SUAUDEAU
LA TYRANNIE DES DROITS DE L’HOMME (Écrits de Paris)
L’ère actuelle est celle de la tyrannie des droits de l’homme. On les voit donc affichés partout : au commissariat de police, à la mairie, à l’école. Les enfants doivent les apprendre et les réciter. Impossible d’y échapper. Toute personne qui ne partage pas cette idéologie est suspectée et même persécutée par tous les moyens dont dispose la société dite libérale pour terroriser une population ; c’est à dire persécutions financières, professionnelles, fiscales ou autres.
Tout individu digne et fier de sa singularité et qui ne plie pas l’échine devant la nouvelle divinité de l’Homme Universel sera broyé et ceci d’autant plus qu’il aura de l’être, de la singularité, en un mot du «Moi». En revanche, les minables, les minus, ceux qui ne sont rien, se sentent d’autant plus les représentants de l’universel et de toutes les idées droidelhommesques.
Au nom des droits de l’homme, il faut donc tout renier: son pays, sa culture, sa race, sa chair, son sang, ses particularismes, tout ce qui fait son «Moi», tout cela pour retourner à ce vieux mépris de soi des religions du néant.
Je suis pourtant l’Unique, le singulier, je n’ai rien de commun avec l’autre, je ne suis l’égal de personne. Il faut revendiquer le droit de la différenciation, du refus et du mépris non de soi mais de l’autre si cela m’est nécessaire. Vouloir être l’égal des autres, c’est déjà être convaincu de son infériorité.
Les idées fantômes d’un arrière-monde sont celles des ratés de la rue qui s’imposent par leur nombre face aux individus au sang noble.
« L’homme libre est guerrier » écrivait-on, mais la liberté est aussi une foutaise sartrienne ou ce qu’on appelle ainsi est la possibilité d’être qui se conquiert par la lutte. La formule doit être encore plus radicale « Pour pouvoir Être, il faut être guerrier ». Les droits de l’homme ne sont que la mise en esclavage économique des hommes, l’égalité dans l’esclavage. L’homme spolié, mutilé, remplacé par un fantôme imaginé par les manqués de la vie. Je ne suis pas une idée mais un être de chair et de sang qui refuse d’être volé de son «Moi» au nom des droits de l’homme.
par Patrice GROS 2004
Sarkozy est-il un monstre ?
Le ou les complexes ont un effet paradoxal. Soit cela anéantit un individu ou soit cela lui donne une haine et une méchanceté qui peuvent se transformer en une ambition de psychopathe. Sarkozy a donc cumulé tous les complexes : d’avoir été pauvre, d’avoir un physique ingrat, un patronyme (Nagy-Bocsa) et une allure de rastaquouère. Vivant à Neuilly et dans le XVIème, il a du subir le mépris parfois très dur des fils de riches. Le petit Nicolas a donc voulu se venger de toutes ces humiliations et cela vous façonne la psychologie d’un monstre prêt à tout pour arriver et écraser tout le monde à son tour. On décèle chez lui une absence totale de scrupules pour arriver à ses fins comme il l’a montré dans la façon dont il a torchonné Pasqua et Jacques Martin qui appartiennent pourtant à la race des vieux singes à qui on n’apprend pas à faire la grimace.
Après avoir été cocu, il a reconnu devant les médias avoir été toujours inhumain jusqu’à maintenant (ce qui est vrai) et qu’il avait changé (hum !). Il a sans doute dit cela car c’est vendeur mais dans le fond cela l’a rendu encore plus méchant. Cette affaire a dû beaucoup le préoccuper, lui qui avait l’habitude d’être celui qui trahit et cocufie tout le monde. La formule qu’il a lui-même dite et qui résume toute sa pensée : « Je les ai tous niqués ». Sa seule vision du monde est sa personne qui doit être le plus haut possible dans la hiérarchie établie. Toutes les idées qu’il défend ne sont que les idées qui doivent servir à son ascension.
Sarkozy a compris que le Français est un pétainiste dans l’âme que l’on traite à longueur de temps de raciste, Pour se dédouaner le Gaulois a donc fait défendre ses idées par un immigré. Cela a donc fini par donner les idées de Pétain, « Travail, Famille, Patrie » représentées par un rastaquouère. On ne peut qu’être surpris par la joie bizarre qu’a éprouvé la gauche à la baisse toute relative du score du Front National. Au premier tour (1) on peut même dire que les idées du Front National ont été votées par 45 % des électeurs.
Quant au thème de l’immigration choisie développé par Sarkozy, il appartient lui-même à l’immigration bien inutile, puisqu’il n’y a jamais eu pénurie de demande pour être ministre, encore moins pour être Président de la République.
Patrice GROS-SUAUDEAU
(1) présidentielle 2007
L’AXE SARKOZY-COHN BENDIT-OBAMA
Après les Européennes, tous les médias aux ordres ont salué la victoire de Sarkozy avec 28 %. Si l’on ramène le score aux inscrits, cela fait 10,9 % d’électeurs motivés pour montrer leur soutien au gouvernement. Les électeurs UMP opposent toujours la France qui travaille (eux-mêmes) à ceux qui ne font rien ou ne pensent qu’à défendre leurs avantages acquis. Or, dans les électeurs qui votent UMP il y a au moins une bonne moitié de retraités (qui parfois ont pris leur retraite entre 45 et 50 ans) à revenu plutôt élevé (retraités dont le seul but est que la retraite tombe tous les mois). On peut donc dire qu’il y a à peu près 5 % d’électeurs actifs qui soutiennent le gouvernement, c’est-à-dire ceux qui sont pleinement dans la vie active et qui ressentent la situation économique.
La victoire et le soutien Sarkozistes sont donc tout relatifs d’autant plus que tous les autres partis de l’extrême gauche à la droite nationale étaient hostiles, même de Villiers proposait une politique opposée. Les abstentionnistes par définition ont montré qu’ils n’étaient pas motivés pour soutenir quiconque.
Pendant les présidentielles, Sarkozy avait fustigé mai 68. On sait maintenant qu’il invite Cohn-Bendit à sa table de l’Elysée. Il a même nommé le directeur de Charlie Hebdo Philippe Val à la tête d’une radio publique nationale. Cela veut dire que derrière l’aspect guignolesque que prend parfois le débat politique, il y a de nombreuses convergences entre le maître de l’Elysée et l’ancien gauchiste.
Sarkozy et Cohn-Bendit sont aussi deux jouisseurs grossiers sans éducation et cela crée des liens. Ils ne peuvent aussi se sentir exister que sous les feux de la rampe.
Aux Européennes, Sarkozy a donc joué Cohn-Bendit contre Bayrou qui a eu le tort de rappeler les écrits pédophiles de l’ancien rouquin. Mais pour les « bien pensants » l’ancien gauchiste devenu soi-disant écolo, n’est pas un vulgaire prêtre fautif à qui l’on peut rappeler à l’infini ses fautes passées. Bayrou a perdu car en politique ne comptent que le perçu et l’apparence. Il y a toujours eu une certaine constance anti-occidentale chez Cohn-Bendit : haine de l’Etat nation surtout français, entrée de la Turquie en Europe, destruction des valeurs nationales et occidentales …
La tape de Sarkozy (sans doute pour faire le jeune) dans la main d’Obama était totalement ridicule. On aurait dit un ado de la banlieue du 93. Il avait oublié ses Ray Ban, pour une fois. Obama est le croisement d’une gauchiste avec un Africain musulman. Cela a son importance puisque la mère du Président américain était plutôt moche donc exclue du désir des mâles blancs avec ce que cela implique de haine envers son propre camp, l’aigreur en ayant fait une «intellectuelle» par la force des choses. On a donc du côté de la mère la haine de l’Occident vécue de l’intérieur et d’autre part un père de race et de culture totalement opposées à l’Amérique blanche profonde. Maurras parlait d’une anti-France, mais il existe aussi un anti- Occident à l’intérieur de lui-même.
Cela explique que le Président de la première puissance occidentale de la planète fasse des discours où il n’est question que de faire l’apologie de la civilisation musulmane et de débiner l’Occident, discours ponctués de « Salaam Alei koum ».
L’élection d’Obama est l’aboutissement de décennies de bourrage de crâne politiquement correct et de culpabilité entretenue par certains lobbies.
Derrière les mots trompeurs : droite, gauche, écologie, Sarkozy, Cohn-Bendit et Obama ne sont que les représentants de la même idéologie et sont les fossoyeurs de l’Occident.
Patrice GROS-SUAUDEAU juin 2009
Sarkozy : an II (La crise)
Le 11 novembre, on a vu «not» président parader pour commémorer le sacrifice de nos poilus. Cela fait bizarre, sans vouloir faire passéiste, de voir quelqu’un dont les ancêtres à l’époque dans l’armée austro-hongroise avaient tiré sur les Français, représenter cette geste héroïque qui fait que nous sommes restés nous-mêmes après cette guerre au prix d’un sacrifice inouï. Le Gaulois a physiquement repoussé l’envahisseur.
Il faut parait-il aller de l’avant mais on ne pouvait quand même s’empêcher d’y penser. Sarkozy : symbole de l’homme interchangeable, sans passé, sans racines.
Au passage, cela ne nous empêche pas de rendre hommage aux Hongrois qui ont combattu pour la France pendant la guerre d’Algérie. De tous façons le comportement de Sarkozy est d’une limpidité totale, guère difficile à décrypter : utiliser chaque enterrement, catastrophe, commémoration, crise pour s’y mettre au centre et jouir sans entrave (comme dirait Cohn-Bendit) à croire être le maître du monde.
Pendant la campagne électorale de 2007, Sarkozy voulait mettre la France au pas de l’ultralibéralisme à l’américaine, celui des États-Unis qu’il a toujours admiré avec un goût douteux. On allait voir ce qu’on allait voir : privatiser à tout va, déréguler, licencier les fonctionnaires de l’armée, de la justice, … bref mettre la France au pas de la mondialisation et du capitalisme financier.
Heureusement que ce programme n’a été qu’un tout petit peu appliqué car il aurait conduit à la même catastrophe qu’aux États-Unis.
La France est actuellement plus ou moins protégée par son inertie et sa résistance au libéralisme, tout ce que voulait combattre Sarkozy. Maintenant Sarkozy, tout honte bue, fait répéter à tous les lèche-bottes de l’UMP qu’il a sauvé l’économie française tout en disant exactement le contraire de ce qu’il avait toujours déclaré jusqu’à maintenant, et ce pourquoi il avait été élu. Bravo, non à Sarkozy, mais à ceux qui s’occupent de sa communication.
Sur l’Europe, il a voulu faire passer à tout prix le traité de Lisbonne, qui ne faisait qu’installer l’ultralibéralisme en France via l’Europe de Bruxelles. Sarkozy pour arriver n’a toujours fait qu’obéir à l’idéologie dominante du FMI, de l’OMC et de la Banque Mondiale, c’est à dire ce que l’on appelle aussi le néo-libéralisme. Il continue la politique d’immigration imposée par les instances internationales liées aux dictats du consensus de Washington et de Davos.
La crise actuelle n’aura fait qu’écrouler cet édifice en fin de compte fragile.
Quant à Carla Bruni, elle prend de plus en plus de place dans l’espace politique et sur le plan culturel en faisant baigner notre pays dans une pensée gauchiste à trois francs (ou trois euros ou trois lires). On finit par se demander qui dans le couple présidentiel domine qui ! Carla se mêle de tout : la terroriste italienne, la discrimination positive, critique Berlusconi et parle même au nom de la France : « La France est ravie de l’élection de Barack Obama ».
Cette femme, née dans le luxe, qui au cours de sa vie n’a jamais travaillé, passé un diplôme ou un examen, joue aux maîtres-penseurs et aux autorités morales de la gauche, idées d’ailleurs à l’opposé de l’électorat de celui qu’on appelle son mari.
Le culte du fric prôné cyniquement par le couple présidentiel n’a abouti qu’à un désastre intellectuel et culturel et comble actuel aurait pu aboutir à un véritable désastre économique. Mais cela lui importe peu, l’essentiel étant d’avoir été élu président.
Patrice GROS-SUAUDEAU
Le paradoxe Strauss-Kahn
Strauss-Kahn, parait-il, serait le meilleur candidat de la gauche pour battre Sarkozy.
Les électeurs de gauche ont vraiment la mémoire courte puisque Strauss-Kahn n’a été que l’exécutant de la mise en place du néolibéralisme en France sous la gauche. Il n’a pris que des mesures qui ont renforcé le capitalisme financier, la mondialisation et la désindustrialisation de notre pays. Faut-il que les Français soient à ce point nuls en économie pour ne pas faire le lien. Il n’a été à gauche que l’incarnation du capitalisme débridé qui s’est mis en place ces vingt dernières années, résultat de ce qu’on a appelé le consensus de Washington, avec tout son cortège de délocalisations, de chômage, de misère et d’inégalités accrues et inouïes. Il a été l’homme de la défiscalisation des stock-options, idée qui venait de Mac Kinsey (bureau d’études), ce qui a mis un peu plus les dirigeants aux ordres des actionnaires, leurs intérêts convergeant. Européiste fanatique de cette Europe qui n’a fait qu’accélérer la mondialisation et la perte de notre industrie, il a passé son temps à célébrer les vertus de l’euro alors que cette devise nous faisait perdre notre compétitivité. On ressent chez lui une haine sournoise de la France charnelle et des cathédrales qui selon lui n’est que celle de Pétain. Ministre de l’Economie, il a permis la vente aux Anglais d’un fleuron de notre système bancaire en se dédouanant avec bonne conscience, qu’il ne fallait pas faire preuve d’un nationalisme frileux. Il a été à gauche plus que tout autre, l’homme de ce système économique qui s’est effondré avec la Crise.
Sa nomination de Président du F.M.I. n’a été que la confirmation de son attachement au néolibéralisme et de sa soumission au nouvel ordre économique mondial et au libre-échange. Faut-il pour autant avoir peur qu’il devienne président si l’on s’en tient aux sondages ?
Il aura sûrement énormément de mal à se faire élire au parti socialiste constitué essentiellement de petits profs et de fonctionnaires retraités plus ou moins gâteux qui en sont encore à radoter sur Jaurès ou Louise Michel. Ils préféreront sans doute une Ségolène Royal et sa fra-ter-ni-té ou une Martine Aubry aux allures de maîtresse d’école qui donne des coups de règle, des références qui parlent bien à tous ces petits profs de gauche militants et influents au sein de leur parti. Pour eux, Strauss-Kahn n’est en rien une diva. Ils sont en cela cohérents avec eux-mêmes.
Strauss-Kahn est avant tout un ancien élève d’HEC formaté à être un bon baratineur, aimant l’argent de façon aussi grossière qu’un Sarkozy. Il est de plus soutenu à mort par sa communauté et la finance. Il avait fait un jour cette déclaration remplie de haine : « Le Pen a physiquement peur de Tapie. », en fin de compte, Strauss-Kahn parlait de Tapie comme une femelle qui mouille. Certes sa haine l’avait emporté…
En tout cas, à deux ans des élections, il est difficile de prédire. On a tellement vu de futurs présidents ne jamais devenir présidents de Chaban à Barre et Balladur ou Jospin. Ils ne pouvaient pourtant mathématiquement que gagner. La politique n’est jamais écrite d’avance.
Ce qui interviendra le plus dans le débat politique sera le déclin économique et industriel de notre pays que les Français vont ressentir de plus en plus dans leur chair. Les slogans du genre « Travailler plus pour gagner plus » ne pourront être répétés deux fois, plus personne n’y croit et cela ne fera rire personne. Les apologistes de la mondialisation heureuse comme Alain Minc, Guy Sorman ou Nicolas Baverez seront obligés de se taire ou de manger leur chapeau. Toutes leurs prédictions se sont révélées fausses. La réalité économique n’est pas devenue de plus en plus dure, elle est déjà effroyable. En deux ans, la France a perdu presque un million d’emplois dont 270.000 dans l’industrie. La France avant la crise perdait déjà 50.000 emplois par an dans le secteur industriel. Depuis des années le prix Nobel Maurice Allais mettait en garde les Français contre la destruction systématique de notre industrie qui a été complètement acceptée et parfois encouragée par la classe politique au pouvoir, de gauche comme de droite, l’Europe de Bruxelles et le néolibéralisme s’épaulant pour détruire l’économie de notre pays.
Patrice GROS-SUAUDEAU Statisticien-économiste 18 février 2010
Bilan d’une année de Sarkozysme
En 2007, c’était donc la première fois qu’un vieux peuple comme le nôtre confiait son destin à quelqu’un qui n’était pas issu de ses entrailles, ni même de son élitisme républicain.
Le nouveau chef d’état n’est ni un intellectuel, ni un technocrate, ni un artiste créatif genre Barrès, ni même quelqu’un arrivé dans des circonstances exceptionnelles comme de Gaulle. Il a de plus un physique limité…
De nombreux français de souche doivent éprouver le sentiment bizarre d’avoir un chef d’état qui dans le fond ne leur est en rien « supérieur » et se poser la question en quoi peut-il être considéré comme un Français en plus beau pour nous représenter ? Tout ceci est sans doute le résultat d’un peuple qui ne croit plus en lui, en son école, qui ne croit en rien si ce n’est en l’argent et son culte qu’incarne parfaitement Sarkozy (bling-bling). Avec lui, c’est le cynisme absolu érigé en mode de vie.
Sa seule légitimité et son ressort furent une ambition démesurée due à des complexes liés à l’enfance. Point n’est besoin d’avoir fait dix ans d’études en psychologie pour le ressentir.
La réussite politique est parfois hélas une application de tous les instincts les plus bas : la flagornerie qui consiste dans son cas à faire la courbette là où il faut : les milliardaires du » CAC40, les puissants du moment,… Certains appellent cela « être brillant» ou « être un génie de la politique ».
Avec retard, les Français qui en politique font souvent preuve de naïveté et de niaiserie découvrent la personnalité de l’homme qu’ils ont élu : un pervers narcissique selon certains psychiatres, jugement qui pour une fois rejoint celui des non-psychiatres. Ceci bien sûr explique sa chute dans les sondages.
Pur produit de la « com », il a été élu en fin de compte sur un travail fait par ses conseillers en communication: faire vendre un produit guère extraordinaire mais qui ferait augmenter le pouvoir d’achat et faire passer Sarkozy pour un matamore de la sécurité et de l’immigration pour le peuple et un matamore du libéralisme pour les bourgeois.
Dans le système du capitalisme financier, pratiquement tout va aux actionnaires, le pouvoir d’achat des salariés ne peut donc augmenter et lorsqu’il augmente cela donne envie aux entreprises de délocaliser. Sarkozy le savait parfaitement mais la démocratie plus que jamais montre ce qu’elle est : « Faire des promesses, des promesses, et une fois élu, on explique aux électeurs pourquoi on ne peut tenir ses promesses ». Dans le cas présent cela se dit : « les caisses sont vides ».
Chez Sarkozy, tout est faux. Il appartient à l’espèce somme toute prolifique des politiques qui tel un vil Chirac ne font que lire des textes écrits par d’autres : « les lecteurs de prompteur » ou qui embauchent des « nègres » pour faire croire qu’ils écrivent des livres.
Lorsqu’il fustige mai 68, comme l’a justement et finement remarqué Cohn-Bendit, sa vie n’est en fin de compte que l’application du slogan soixante-huitard « jouir sans entrave » et même bruyamment en ameutant la presse.
On se demande parfois si le fait d’être président lui a surtout servi à retrouver une nouvelle femme. Ce nouveau couple de la mort (les Kennedy des pauvres) où chacun ridiculise l’autre tout en croyant que l’autre sert de faire-valoir, couple asymétrique guère esthétique à regarder et qui fait penser au couple grec Papandréou et sa Mimie.
Carla Bruni, femme de gauche qui se dit féministe, ne fait guère honneur à la condition féminine en reprenant l’image éculée de la femme qui se jette aux pieds de l’homme qui détient un pouvoir. Quant à Sarkozy, c’était bien la peine de choisir des ministres de petite taille comme Kouchner, Fillon ou Rachida Dati pour ne pas souffrir de la comparaison pour ensuite s’afficher en permanence aux bras d’une girafe aussi jolie soit-elle !
Quand ils s’affichent ensemble, on ne voit plus qu’elle,ce qui est un véritable défi à l’ego surdimensionné de Sarko.
Les Français n’ont d’ailleurs guère été gâtés par « leur » première dame de France. Cécilia Sarkozy avait déclaré qu’elle était fière de ne pas avoir une goutte de sang français dans les veines. Quant à Carla Bruni, elle a déclaré que les Français étaient des minables.
On a donc ici le stade ultime de la démocratie. Avant les élus étaient censés nous représenter et nous défendre. Maintenant on les élit pour se faire cracher dessus après.
La France n’appartient plus aux Français.
P. G-S Pour le Réveil de l’Anjou National 49 bulletin du FN 49