La politique en textes !

LA TYRANNIE DES DROITS DE L’HOMME (Écrits de Paris)
10 mai, 2010, 21:35
Classé dans : plus ou moins philo,politique politicienne

L’ère actuelle est celle de la tyrannie des droits de l’homme. On les voit donc affichés partout : au commissariat de police, à la mairie, à l’école. Les enfants doivent les apprendre et les réciter. Impossible d’y échapper. Toute personne qui ne partage pas cette idéologie est suspectée et même persécutée par tous les moyens dont dispose la société dite libérale pour terroriser une population ; c’est à dire persécutions financières, professionnelles, fiscales ou autres.

Tout individu digne et fier de sa singularité et qui ne plie pas l’échine devant la nouvelle divinité de l’Homme Universel sera broyé et ceci d’autant plus qu’il aura de l’être, de la singularité, en un mot du «Moi». En revanche, les minables, les minus, ceux qui ne sont rien, se sentent d’autant plus les représentants de l’universel et de toutes les idées droidelhommesques.

Au nom des droits de l’homme, il faut donc tout renier: son pays, sa culture, sa race, sa chair, son sang, ses particularismes, tout ce qui fait son «Moi», tout cela pour retourner à ce vieux mépris de soi des religions du néant.

Je suis pourtant l’Unique, le singulier, je n’ai rien de commun avec l’autre, je ne suis l’égal de personne. Il faut revendiquer le droit de la différenciation, du refus et du mépris non de soi mais de l’autre si cela m’est nécessaire. Vouloir être l’égal des autres, c’est déjà être convaincu de son infériorité.

Les idées fantômes d’un arrière-monde sont celles des ratés de la rue qui s’imposent par leur nombre face aux individus au sang noble.

« L’homme libre est guerrier » écrivait-on, mais la liberté est aussi une foutaise sartrienne ou ce qu’on appelle ainsi est la possibilité d’être qui se conquiert par la lutte. La formule doit être encore plus radicale « Pour pouvoir Être, il faut être guerrier ». Les droits de l’homme ne sont que la mise en esclavage économique des hommes, l’égalité dans l’esclavage. L’homme spolié, mutilé, remplacé par un fantôme imaginé par les manqués de la vie. Je ne suis pas une idée mais un être de chair et de sang qui refuse d’être volé de son «Moi» au nom des droits de l’homme.

par Patrice GROS 2004



La prière du jeune Français (Le Glaive)
10 mai, 2010, 18:28
Classé dans : plus ou moins philo

Être d’acier face à toutes les attaques qu’elles soient physiques, psychologiques, verbales ou professionnelles. Chaque agression doit être vécue comme une épreuve à passer et à réussir qui permette d’accéder à une étape supérieure. L’ennemi parfois apporte plus qu’un ami dans le sens qu’il offre une possibilité de dépassement. Nous pouvons aussi ajouter : « Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur » (proverbe prussien).

Face à l’agression physique, il faut rendre coup pour coup et donc être prêt et entraîné physiquement. Si l’on arrive à me nuire socialement, c’est que je ne suis pas assez fort. La conclusion est qu’il faut être encore plus fort.* Être indifférent à ce que pensent les autres de nous, condition quasi-absolue pour être un homme libre. S’élever intellectuellement et culturellement, ceci allant de pair avec la gestion de son corps.

Travailler sa souplesse, développer sa force, pratiquer les arts martiaux.** Un corps entretenu dans un premier temps permet le respect des autres envers soi. La vie sexuelle doit être vécue comme la race qui s’exprime et cherche à se reproduire. Savoir accepter la solitude par moments jusque dans toutes ses conséquences, même si parfois être seul c’est aussi souffrir, chose qu’il faut relativiser puisque pour certains l’enfer c’est aussi les autres. De longs moments solitaires ne font que renforcer et créer la personnalité. Pour penser vraiment il faut être seul. En un mot façonner, «policer» tous les jours son « moi » qui évolue au cours de la vie et qui est la grande affaire de l’existence. Refuser toutes drogues artificielles qui ne sont nécessaires que pour des minables sans imagination, sans vie intellectuelle et spirituelle et ont donc besoin d’artifices. Le véritable stimulant doit simplement être le désir de dépassement de soi. Le sentiment d’une vie riche ne provient que d’une pensée intérieure riche qui modèle le monde et le fait sien.

Développer sa sensibilité artistique et surtout musicale en choisissant des musiques qui ne détruisent pas le cerveau comme le rock ou le rap : summum de débilité. La musique étant un langage non décrypté, elle élève ou abaisse l’esprit de façon inconsciente selon les choix effectués. Le cerveau étant ce que nous avons de plus sacré, il faut le préserver (raison supplémentaire pour refuser toute drogue).

Notre combat nationaliste et chevaleresque ne peut être compris que dans une vision romantique du monde.

Patrice Gros-Suaudeau 1996

* « Tout ce qui ne me tue pas me renforce » (École de la guerre de la vie)

** « L’homme libre est guerrier »

    « L’homme libre est celui qui ne craint pas la mort » (Hegel)



Rattacher la Wallonie à la France ? (Rivarol)
10 mai, 2010, 12:37
Classé dans : concernant l'Europe

Cette question à l’ordre du jour alors que la Flandre est de plus en plus tentée par l’air du large est d’abord l’affaire des Belges mais cela pourrait finir par concerner les Français, qui ont le droit de donner leur avis. Il faut donc que les Wallons sachent que la France les accueillera avec enthousiasme si leur pays continue à se désagréger. La France et la Wallonie ont tout intérêt à s’unir.

Un Etat confetti n’est pas viable ; quant aux Français, leur pays, en ayant quatre millions et demi d’individus supplémentaires (même si une partie des «Wallons» actuels ne le sont que de papiers), deviendrait plus qu’une puissance moyenne.

Une nation, pour être viable, doit posséder une certaine homogénéité. Or les Wallons ont toutes les caractéristiques pour devenir Français en gardant leur spécificité. Wallonie (comme Wales) veut dire pays des Celtes, ses habitants ont encore une culture chrétienne, parlent notre langue et sont plus proches de Paris que beaucoup de Français. Leur appartenance à la France pourra même dynamiser notre pays, lui qui est actuellement bien morose.

La Belgique a toujours été un Etat artificiel sans nation, créé pour que la France ne soit pas trop forte alors que ses habitants faisaient déjà partie de la Gaule ou des Gaules (populations celtes mélangées avec des éléments germaniques). Cette association avec une autre communauté ne parlant pas la même langue va sans doute aller à son terme ; une cohabitation entre deux communautés qui passent leur temps à se dénigrer est vouée à l’échec.

La France, qui dépasserait soixante millions d’habitants, augmentera son territoire, sa population ; il en résultera une synergie profitable aux Français de l’hexagone actuel et aux nouveaux Français que seront les Wallons. Et dont il faudra bien sûr respecter absolument l’identité comme la nation doit apprendre à respecter les particularismes régionaux, corse, breton, basque… Cette nouvelle France équilibrerait le couple franco-allemand en Europe et serait profitable à tous les Européens.

Reste le cas de Bruxelles, ville où 85 % de la population est francophone. Il existe actuellement pour notre pays des DOM ou des TOM. On pourrait créer le terme DOT ou TOT (départements ou territoires d’outre-terre).

La spécificité de Bruxelles, ville d’Europe, serait préservée dans ce cadre. Les quartiers flamands appartiendraient à la Flandre s’ils le désirent. Cette association se ferait par des voies uniquement pacifiques. L’Histoire actuelle n’est plus propice aux coups de force ou à la brutalité.

Il faut aussi tenir compte des Flamands qui sont de plus en plus nombreux à vouloir leur indépendance comme l’a encore montré la récente prise de position de plusieurs de leurs décideurs – et l’on connaît le slogan du Vlaams Belang : « Que crève la Belgique ! »

La France qui verra ses frontières s’étendre, apprendra à connaître ce petit peuple du Nord qui lui apportera beaucoup, entre autres un renforcement de notre position en Europe du Nord. Tayllerand disait : « Les Belges n’existent pas : ils n’ existeront jamais. » Quant aux Wallons, ils continueront à exister dans un pays qui les aimera quand ils l’auront rejoint.

Patrice GROS-SUAUDEAU.

NDLR. Sur les racines et le fondement historique du « rattachisme », lire Humour – Histoire et Méditations – Morceaux choisis II où Georges Tribolet évoque longuement les liens millénaires entre Belgique et Celtique et souligne « leur intime communion de sentiments et la communauté de leurs intérêts » (éd. La Société des Ecrivains. 147/149 rue St-Honoré, 75001 Paris. 165 pages, 15 €).,



DISCOURS D’INAUGURATION. À PROPOS DU MUSÉE DES ARTS PREMIERS : CHIRAC EST-IL UN OCCIDENTAL ?
10 mai, 2010, 12:31
Classé dans : politico-historique

On savait déjà que le Président de la France n’avait guère la tripe française, mais cela va beaucoup plus loin: on peut même dire qu’il n’est en rien une émanation de l’Occident sur le plan culturel, ce qui est stupéfiant pour un chef d’état de notre pays.

La décision de créer le musée des arts «premiers» en est la démonstration. Dans le fond, Jacques Chirac n’aime rien de ce qui est occidental ou européen. Tout cela est trop intellectuel, trop complexe, trop raffiné pour son cerveau. A Mozart il préfère les combats de sumos qu’il comprend mieux, ce qui n’est pas vraiment un summum de la culture japonaise. Un homme mal dégrossi peut-il comprendre Bach, lorsqu’il nous prend par la main pour nous emmener au ciel et danser avec les anges ?

Toute la culture occidentale s’est construite sur une complexité grandissante et un raffinement de plus en plus pointu au cours des siècles, toutes choses dont Jacques Chirac n’est manifestement plus à la hauteur. Il préfère les formes plus «primitives» des arts premiers.

Les deux piliers de la culture occidentale depuis les Grecs sont la Science et la philosophie, deux formes de la raison qui à la fois s’opposent et se complètent. Jeune, Chirac avait commencé des études en Mathématiques Supérieures, mais ayant sans doute trouvé les mathématiques trop compliquées, il avait bifurqué vers la politique.

Quant à sa pensée philosophique, à part bêler dans le politiquement correct, on ne lui connaît rien d’autre.

À la différence d’un Pompidou ou d’un Mitterrand, on ne lui reconnaît aucune connaissance ou sensibilité littéraire ou artistique. Giscard était cérébral. Chirac a réussi l’ENA en besogneux.

À Philippe de Villiers atterré ne déclarait-il pas que « Les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chrétiennes ». Bien plus qu’une ignorance crasse, ce qui n’est pas si grave, cette phrase dévoile sa pensée (si on peut appeler cela une pensée) et sa personnalité qui se soumet déjà aux futurs occupants selon lui de notre pays. N’avait-il pas déjà déclaré que la France est une puissance musulmane. Le musée des arts premiers n’est que la célébration de la haine de soi de Jacques Chirac et de la haine qu’il éprouve envers la culture occidentale qu’il n’a jamais assimilée, n’en ayant pas les capacités. Quand on n’est pas au niveau de sa propre culture, il ne reste plus qu’à la dénigrer.

Eric Zemmour avait écrit un livre sur « l’homme qui ne s’aimait pas ». Il avait mis le doigt là où ça fait mal. Madame Chirac avait répondu à Eric Zemmour que cela n’était pas vrai, connaissant bien son mari de prés. Le journaliste avait répondu avec pertinence que l’on voyait parfois mieux de loin que de près.

Cette haine de soi a un prolongement curieux puisque le Président d’un pays censé être le garant de son Identité et de son «génie» en vient à célébrer les autres identités et à rabaisser la sienne.

Lorsque Jacques Chirac parle de dialogue entre l’Islam et l’Occident, on devine tout ce que cette proposition contient de malsain et dangereux venant de lui, un dialogue basé sur la négation de soi, la culpabilité et l’acceptation que l’autre nous envahisse et nous supplante physiquement et culturellement. En plus, que veut dire ce dialogue de la part de quelqu’un qui n’est qu’une émanation douteuse de l’Occident et est même passé de l’autre côté. Il faudrait analyser les raisons de cette attitude, sans doute celle d’un homme surestimé par rapport à sa fonction.

La seule consolation est que cela va bientôt finir. On peut quand même être inquiet lorsqu’on voit Sarkozy jouer à plus américain que les Américains et écouter notre hymne national la main sur la poitrine comme les Ricains. « Un caniche des États-Unis » selon l’expression de Laurent Fabius. Sarkozy, petit bonhomme dans le fond très limité et c’est peut-être cela qui plaît tant à certains, a cela de commun avec Chirac d’avoir un niveau culturel médiocre, avec quand même plus d’aisance pour jouer les baratineurs devant les médias, ce qui compte de nos jours. La présence dans son comité de soutien du rappeur camé, au pseudonyme très fleur bleue, Doc Gynéco, nous fait découvrir la conception de la culture occidentale que Sarkozy met en avant. La seule vision politique de Sarkozy consiste à s’agenouiller devant les puissants du moment pour s’en servir. Après avoir roulé dans la farine Pasqua, n’avait-il pas déclaré en triomphateur : « je les ai tous niqués ». C’était grandiose ! Le mot «niquer» est très utilisé par les Arabes. Sarkozy incarne la trahison et le fourberie face à l’honneur et la fidélité.

Finissons quand même par une note optimiste. Le Pape Benoît XVI, sans doute un des plus intellectuels et cultivés que l’Eglise n’ait jamais eus s’est positionné comme un défenseur de l’Occident. Le pape a d’ailleurs un visage très allemand qui exprime la bonté sans la naïveté. Il n’est pas politiquement correct comme Chirac et préfère Mozart au tam-tam. Il a assumé dans la chrétienté tout l’héritage grec comme il l’a développé dans sa brillantissime conférence à l’université de Ratisbonne

Patrice GROS-SUAUDEAU



APOLOGIE DU SPORT ou les bienfaits du sport.
8 mai, 2010, 18:58
Classé dans : éducation et enseignement

Enfant, j’allais souvent le dimanche matin avec mon grand-père, un pur Vendéen qui s’est senti comme tel toute sa vie, rendre visite à l’Eglise Notre-Dame des Ardilliers où se trouvait la statue d’un Saint Vendéen.

On passait devant le Café des Sports, qui ne méritait en rien son nom, endroit où se réunissaient pas mal d’arsouilles de la ville.

De la rue, j’arrivais à lire de loin dans le fond du café, gravée en lettres d’or, la maxime « LE SPORT AMELIORE LE PATRIMOINE DE LA RACE ».

Cette formule faisait un peu incongrue au milieu de tous ces alcooliques personnages d’anthologie à la trogne toute rouge, qui tournait au violet le soir à la fermeture.

Mais cette maxime avait un grand fond de Vérité. Elle a hélas été effacée sans doute sous la pression des francs-maçons de la ville.

Je ne sais pas si c’est à ce moment-là que j’ai appris. à aimer le sport. L’après-midi, j’aillais toujours avec mon grand-père, voir l’équipe de foot locale, évoluer dans des machts minables contre d’autres équipes de la région. A la mi-temps, c’était le prétexte d’aller pour tous les spectateurs s’envoyer plusieurs canons à la buvette faite de tables de bois.

A l’époque, le sport avait pour moi, l’odeur du gros rouge.

S’il améliorait le patrimoine des joueurs, il ne semblait pas beaucoup améliorer celui des spectateurs.

Dans le fond, je préférais le rugby plus viril à mes yeux.

J’aimais le contact physique des costauds du coin qui se rentraient dans le lard. Les grandes chevauchées qui avaient, à la fois quelque chose de romantique et de sauvage me fascinaient. N’étant pas du midi, j’imaginais un plus beau rugby là-bas, celui du terroir et des clochers qui actuellement devient cosmopolite et celui de l’argent.

La boxe où l’on voyait deux types se taper sur la gueule pendant un bon moment, me plaisait moyennement.

Tous les sports sont louables, mais le sport qui exprime le plus le génie de la race est le vélo. Nos héros nationaux, qu’ils s’appellent Anquetil, Poulidor ou Hinault, sont les plus purs produits du pays. Le Normand Anquetil était l’aristocrate, le Don Quichotte du vélo. Et comme tous les Seigneurs, il était respecté mais pas trop aimé .

Par opposition Poupou était le peuple. On a beaucoup donné d’explications pseudo-intellectuelles sur l’affection des Français envers Raymond Poulidor. La vérité est toujours plus simple. C’est que les Français se reconnaissent physiquement en lui.

Ceux des campagnes croyaient se voir sur un vélo. Quant à ceux des villes, ils s’imaginaient leur père ou leur grand-père en train de pédaler.

Le vélo offre parfois des champions encore plus humains que les humains.

Lorsqu’on regarde en film Jean Robic, on souffre en même temps que lui à chaque coup de pédale.

Toute la souffrance de ce sport s’exprimait sur son visage.

Chaque effort était accompagné d’une grimace où se lisait une douleur indicible. Il montait sur son vélo au début d’une étape, comme d’autres descendent à la mine.

Le voir se battre sur son engin était quelque chose, plus pour gagner son pain que les étapes.

Ce bagnard, ce forçat du vélo transperçait les cœurs.

Maintenant le vélo a pris la couleur du fluo et de la technique ultra-sophistiquée. Actuellement, UlIrich représente la fierté germanique, mais on commence déjà à lui reprocher son physique trop teuton, le racisme anti-allemand n’étant guère dénoncé par S.O.S. Racisme.

(Certes on le verrait bien debout sur la tourelle d’un char d’une Panzerdivision). N’ayant pas cette bassesse, et n’étant jaloux de rien, j’admire ses exploits actuels. Le Tour du France est aussi un prétexte pour découvrir le génie du paysage français.

La seule ombre au sport actuel est l’utilisation des dopants, puisque l’équipe américaine a malheureusement donné l’exemple aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Il n’y a pratiquement plus de sportif «nature».

En vieillissant on peut toujours pratiquer la course, et soulever de la fonte. Cela conserve à défaut « d’améliorer le patrimoine de la…». Il y a des termes qu’il faut éviter d’employer trop souvent, sous peine d’être poursuivi ou d’être traité comme un pestiféré. Cela ne me dérange pas, car j’ai toujours pensé par moi-même en dehors du terrorisme intellectuel ambiant.

En conclusion, nous n’insisterons jamais assez sur les vertus bénéfiques du sport, qui en plus de forger le caractère est une école de dépassement de soi, terme qu’il est «encore» permis d’utiliser.

Patrice GROS-SUAUDEAU



Les français ont le quotient intellectuel moyen le plus bas de l’Occident (vendée fidélité)
8 mai, 2010, 16:56
Classé dans : éducation et enseignement

On peut toujours se consoler en constatant que la Bulgarie, pays en partie musulman et à une économie de tiers-monde se trouve derrière nous, et nous dire que l’étude a été réalisée par des Anglais qui ne chercheraient qu’à nous rabaisser.

Pourtant Outre-Manche on n’aime guère les Allemands et ceux-ci se trouvent en tête du classement. Cela fera grincer des dents à certains qui pourraient y voir la revanche d’Hitler. En tout cas, cette attitude pour ce qui concerne la France correspond bien à ce que l’on y observe dans ce qui fut le pays de Descartes, Evariste Galois et Henri Poincaré.

Peu de politiques ont souligné la gravité des résultats de cette étude. Dans un contexte de compétitivité exacerbée, l’intelligence d’une population est pourtant un atout qui peut s’exploiter économiquement. Comme l’a écrit justement Nicolas Baverez, entrent en France les Bac-moins-cinq, sortent les Bac-plus-cinq.

Voilà donc ce qu’est devenue la France après vingt cinq ans de socialo-chiraquisme, c’est-à-dire de matraquage sempiternel sur les vertus de l’immigration, du multiculturalisme, du métissage, et de la diversité. Le multiculturalisme tant vanté consiste d’ailleurs essentiellement à voir des jeunes en survêtement et en casquette tabasser des «blancs». Ce n’est pas les quelques buts marqués (rares) par l’équipe de France de foot qui feront monter le Q.I. des Français.

Dans beaucoup de banlieues, on n’enseigne plus rien et de nombreux jeunes sortent de l’école analphabètes¹ . Les jeunes des banlieues s’expriment en tout avec trois cents mots : («bâtards», «nique ta race» … ).

Comme chacun sait, la population française a changé physiquement et la différence est grande entre deux générations. La baisse du Q.I. est un dommage collatéral de l’immigration mais il ne faut pas le dire. Les Français baignent dans la connerie médiatique. Comment se manifeste-t-elle ?

Ce sont les émissions soporifiques de Michel DRUCKER où tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil et généreux. En tout cas, ceux que désigne et invite Michel DRUCKER, le grand inquisiteur. Chaque dimanche, on assiste au spectacle de la connerie ronronnante, repue, satisfaite d’elle-même.

La connerie c’est aussi le fait de croire qu’il suffit de répéter ce que dit le politiquement correct pour ainsi se trouver dans le camp de l’intelligence.

La connerie c’est le diktat d’une chansonnette de Pierre PERRET, vieillard avant l’âge au visage bouffi par la baisse de son taux de testostérone. C’est l’apologie de l’antiracisme obsessionnel. Les non-métis devraient porter plainte pour racisme à juste titre puisqu’ils se font traiter d’inférieurs à longueur de temps par les soi-disant antiracistes.

Le bêlement antiraciste depuis vingt cinq ans n’a pas fait monter le Q.I. des Français. Maintenant, on le sait. La France doit-elle être dirigée par les évêques, c’est à dire des vieillards femellisés qui interviennent à tout propos sur les questions qui engagent l’être et l’avenir de la France ?

La connerie en France, c’est aussi Bernard PIVOT qui a officié pendant trente ans sur la littérature, qui a autorisé ou non autorisé certains à venir s’exprimer. Dans une de ses émissions, un jour quelqu’un avait émis un propos contraire au politiquement correct. « Ah, si j’avais su que vous aillez dire cela, je ne vous aurais pas invité ». Tout le misérable bonhomme Bernard Pivot était contenu dans cette phrase². Cela lui avait échappé, mais on voit là comment les maîtres des médias conçoivent la liberté d’expression.

La connerie, c’est la déprogrammation de la pièce de Peter Handke³ par un imbécile qui, en plus, se croit courageux. Des imbéciles décident pour plus intelligents qu’eux. La France s’est toujours enorgueillie d’avoir le meilleur système éducatif du monde⁴. Pour quels résultats actuels ?

La bien-pensance terrorise intellectuellement les Français. Sa grande arme est le sentiment de culpabilité. Vous êtes contre l’Europe, l’immigration : « vous êtes xénophobe et raciste ! » La culpabilité est abêtissante et crée le repli sur soi. La connerie, ce sont tous les discours insipides de Jacques CHIRAC, qui n’ont absolument aucun intérêt. A chaque fois que quelqu’un émet une idée dérangeante ou iconoclaste, il y a toujours un imbécile pour dire qu’il faudrait voter une nouvelle loi qui interdira de dire cela. Et le pire est que cela marche. On a donc une accumulation de lois liberticides qui briment l’épanouissement intellectuel des Français.

La cour européenne des droits de l’homme dit pourtant ceci : « c’est à propos d’opinions qui heurtent, choquent ou inquiètent » que la liberté d’expression trouve tout son sens. Justement donnons du sens. Il y a en France soixante millions d’habitants dont vingt millions d’allogènes. Sur quarante millions de Français de souche on peut compter trente millions de traîtres (ou de pleutres) et dix millions de Français dignes de l’être. Ce ne sont pas certes les chiffres officiels de l’INSEE, mais on a là les données incontournables de la réalité politique et sociale française.

Dans les années soixante-dix une pétition circulait : « je me suis fait enc … er par un arabe et j’en suis fier ». De nombreux «intellectuels» l’ont signée. Le premier lobby Immigrationniste est le lobby des «enc … és». L’Humanisme a bon dos⁵. Faut-il toujours le cacher. Les Français ont droit à la vérité. Pour redresser le niveau intellectuel du pays, il faut donc cesser de faire venir systématiquement toute la misère économique, culturelle et intellectuelle de la planète. Dans les années cinquante, on faisait boire du lait aux Français pour les régénérer. Il faut retrouver cet état d’esprit et non pas compter pour la démographie sur une population allogène.

Il faut aussi faire voter la liberté totale d’expression, abroger les lois Iiberticides et même la garantir par la constitution comme dans les pays nordiques. Refaire des Français le peuple le plus intelligent de l’Occident. Voilà la vraie rupture avec le socialo-chiraquisme.

Bel et immense projet !

Patrice GROS-SUAUDEAU 2006

1 Merci, les pédagogues !

2 Cf Vendée-Fidélité, novembre 2005, page 6.

3 Parce qu’il s’est rendu an funérailles de Milosevic

4 Ce temps n’est plus hélas!

5 C’est le cas de le dire !



La franc-maçonnerie est-elle une idée dépassée ?
7 mai, 2010, 14:40
Classé dans : politico-historique

Il a souvent été question de savoir si la franc-maçonnerie était une secte ou non. Par bien des aspects on peut répondre que oui. Le secret qui existe dans leurs réunions, l’intervention occulte dans de nombreuses affaires de la société, l’engagement total que cela implique, d’où la dépersonnalisation de leurs membres, tout laisse à penser que l’on y trouve toutes les caractéristiques d’une secte. Mais cela semble secondaire vis-à-vis des fondements philosophiques et métaphysiques sur lesquels repose la franc-maçonnerie. Toutes leurs idées sont celles des « Lumières », idées qu’ils appliquent avec fanatisme.

L’idée de raison y est encore perçue comme un absolu opposé aux passions qui sont le mal, la raison devenant dans les faits et par définition les idées que prône la franc-maçonnerie, celles du Front national ne pouvant être qu’un dérèglement de la raison. Cette conception est bien sûr très réductrice et bien sommaire puisque de nombreux philosophes ont développé sur ce thème une analyse infiniment plus fine et pointue.

Pour Hume la raison n’est en fin de compte qu’au service des passions (elle en est même selon lui l’esclave) et ne sert qu’à les masquer. Les passions décident et créent un discours qui se veut rationnel pour les justifier. Quant à Husserl, il ne voyait dans la raison qu’un processus dynamique et historique en perpétuelle construction sans aller bien sûr jusqu’à Heidegger penseur toujours très radical dans ses formules pour qui « la raison est l’ennemie de la pensée ».

Les soubassements philosophiques de la franc-maçonnerie sont pour la plupart complètement dépassés comme l’idée de savoir absolu à atteindre (sans doute dans les loges) ainsi qu’une vision de l’homme universel sans enracinement. Cette confrérie lutte soi-disant contre les préjugés. Mais qu’est-ce qu’un préjugé ? Nietzsche disait que tout mot est déjà un préjugé. L’égalité entre les hommes n’en est-il pas un ? Le courant de pensée véhiculé par les franc-maçons est globalement celui du rationalisme, mais ce n’est qu’un courant de pensée parmi d’autres qui ont été aussi développés, comme l’idéalisme allemand ou l’empirisme anglo-saxon ainsi que la phénoménologie.

Dans le rationalisme on accède à la connaissance uniquement par les moyens de la logique et des mathématiques. Les francs-maçons sont toujours très fiers de souligner que Mozart était des leurs, mais si le compositeur était un exceptionnel génie musical, il était loin d’être un intellectuel et il n’est pas surprenant qu’un homme du XVIIIe siècle ait les idées de son temps. La franc-maçonnerie ne fait que figer la pensée du XVIIIe siècle alors que nous sommes déjà à l’aube du XXIe. Tout ceci est masqué par un rituel grotesque où l’on cherche à créer pour le nouvel initié le choc émotionnel de sa vie, procédé propre aux sectes.

Céline dans Bagatelles pour un massacre écrivait : « être franc-maçon, c’est le baptême pour un aryen » ce qui veut dire un aryen qui trahit son aryanité. C’est pourquoi il y aura, même pour eux-mêmes, toujours quelque chose de honteux à cette appartenance. Quelles sont donc les motivations qui font que des individus veulent adhérer à cette association ? La plupart du temps on a affaire à des hommes en mal de relations, d’autres y voient un moyen de promotion sociale. Certains, partant de la bonne intention d’élever leur culture, confondent la franc-maçonnerie avec une société savante.

Une chose stupéfiante pour cette association qui se veut progressiste est la non-mixité. Il est certain que si les femmes étaient admises on verrait sans doute plus de femmes ressemblant à Madeleine Rebérioux qu’à des mannequins, mais enfin, à notre époque cela semble bizarre.

Durant leurs réunions, ils travaillent sur des thèmes d’école présentés par des individus qui se prennent très au sérieux. Un assemblage de petites pensées fait rarement une grande pensée. La culture et la pensée réelle sont toujours des démarches très individualistes, pour ne pas dire solitaires. L’aspect le plus choquant est l’intervention occulte des francs-maçons dans le débat politique. Par exemple les francs-maçons avaient décidé que le président du sénat serait le RPR Poncelet (un des leurs). Quand on vote, les francs-maçons sont, au dernier moment et au dernier tour, ceux qui votent « pour de bon ». Le Figaro avait écrit que si Poncelet était franc-maçon il fallait voir avant tout dans son élection le résultat de ses qualités propres (sans doute immenses). Est-ce du cynisme ou ce quotidien a-t-il gardé une foi d’enfant ?

par Patrice GROS-SUAUDEAU



L’incohérence des partisans du Traité d’Amsterdam ou de Lisbonne(National Hebdo)
7 mai, 2010, 14:29
Classé dans : concernant l'Europe

Un argument souvent avancé est l’incohérence politique du NON, ce qui est faux ! Quant au OUI, les partisans de droite disent que la Constitution européenne sortira la France du socialisme, ce à quoi François Hollande répondait que la Constitution permettra une Europe plus sociale, en un mot, plus socialiste. Où est donc la cohérence politique du OUI ?

La grande différence avec le vote sur Maastricht, c’est qu’en 1992, on avait pu faire croire n’importe quoi sur l’euro qui allait amener une croissance forte, faire diminuer le chômage… Edmond Alphandéry avait écrit un livre sur le Soleil de l’euro. Les Français n’ont vu qu’une croissance très faible, très inférieure à la croissance mondiale et américaine dans toute la zone euro, le chômage qui augmentait, les délocalisations accentuées par un euro trop fort …

Les électeurs ont voté cette fois en connaissance de cause. Les fondamentaux sont comme toujours économiques et le vote est une somme de votes individuels qui sont fondés pour chacun sur la perception que chaque individu a de l’Europe et de son apport ou non pour lui et pas sur la lecture d’un texte dont tout le monde se fiche.

La grande question sous-jacente à l’Europe est son utilité dans un contexte de mondialisation. L’Europe est-elle déjà une idée dépassée, est-elle un rempart contre la mondialisation ou alors l’a-t-elle au contraire accélérée ?

Les partisans du OUI disent pieusement que l’Europe nous protège contre la mondialisation. Ceci est démenti par les faits. Cela fait une belle affaire pour un futur licencié de savoir que son entreprise délocalise en Tchécoslovaquie plutôt qu’en Chine. On a fait miroiter l’Europe-puissance aux Français. Ils s’aperçoivent qu’on a construit dans les faits une Europe libérale qui fait du dumping social vers le bas. On a souvent entendu ce slogan ridicule : « L’Europe, la France en plus grand ». Que ne dirait-on pas si les Allemands disaient « L’Europe, l’Allemagne en plus grand », pourquoi pas la Belgique en plus grand ?

Il faut aussi rappeler que l’article 1-41 stipule l’intégration constitutionnelle de l’Europe dans l’OTAN. Quelle marque d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis ! On ne construit donc que l’Europe du pacifisme, des droits de l’homme et du libéralisme débridé qui fait sortir les usines et installer les mosquées. Quel sentiment de puissance peuvent donc éprouver les européistes ? La Constitution fait aussi la part belle à l’islam puisque les musulmans auront le droit garanti par la Constitution de manifester leur religion collectivement en public. Les Français en viennent à se demander si le cadre national n’aurait pas été plus souple face au défi de la mondialisation qu’on nous décrit comme irréversible. Autrefois, le capitalisme a pratiqué de façon heureuse une politique de hauts salaires pour les ouvriers. Maintenant le seul discours est qu’ils sont trop chers quoi qu’ils fassent, comparés aux autres pays, parfois même d’Europe.

Patrice Gros-Suaudeau



L’ALLEMAGNE APRÈS LA RÉUNIFICATION (Le Glaive)
7 mai, 2010, 10:44
Classé dans : concernant l'Europe,politico-historique

Vingt ans après la réunification allemande on peut à nouveau réfléchir sur ce pays, symbole de l’homme blanc, qui ne pourra jamais laisser indifférents les Français.

L’Allemagne des rêveurs, « l’Allemagne, notre mère à tous » (Gérard de Nerval) celle de nos fantasmes comme dans Koenigsmark de Pierre Benoît ou celle des admirateurs lucides (Madame de Staël). Au cours de notre histoire elle a suscité les passions les plus contradictoires. Exemple : la Droite française successivement germanophobe (Maurras, Barrès), puis germanophile ou inversement. Maurras opposait la France gréco-latine à la barbarie germanique. Comportement révélateur d’une relation amour-haine.

Le reproche le plus fréquent est l’accusation de bellicisme, inhérent, parait-il, au peuple allemand. A-t-on oublié que du temps de Louis XIV, des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, c’était la France qui semait la guerre et la mort en Europe, avant qu’elle ne s’occupe de ses conquêtes coloniales ?

Serge-Christophe Kolm dans un article qualifiait la culture allemande de somptueuse. Et comment ! Puisque pratiquement toute la pensée moderne du XIXème siècle s’est faite dans le cadre de la culture allemande. Énumérons : en physique la mécanique quantique avec Planck, Heisenberg, Schrôdinger (Autriche). La physique statistique avec, comme père fondateur Boltzmann, fut une révolution intellectuelle puisqu’elle s’opposait au déterminisme de la physique classique. La relativité, œuvre d’Einstein (Juif allemand). En sciences humaines, Vienne a brillé sans égal : psychanalyse, psychologie… En Allemagne même, Max Weber peut être considéré comme le plus grand sociologue. En philosophie avec Hegel est née la philosophie moderne qui s’est prolongée jusqu’à la phénoménologie (Husserl Heidegger). Nous ne pouvons passer sous silence le marxisme, la pensée de Nietzsche, les travaux sur la logique de Frege et le néopositivisme du «Wienerkreis», cercle de Vienne : courants très différents.

Il s’est passé dans un espace géographique et culturel restreint la plus grande révolution intellectuelle de l’humanité. On peut au passage souligner comme un hommage paradoxal à cette culture le fait que l’élite des Juifs ait été de culture allemande (Einstein, Hussert, Hilbert, Freud, Popper… ), nourrie dans ce terreau.

La France, quant à elle, a été la première dans la production des mathématiques pures et fondamentales, la littérature psychologique (à opposer à une littérature plus philosophique outre-Rhin) et la peinture moderne.

 Avec les mathématiques (plus un langage qu’une pensée) nous pouvons dire que la pensée pure et la musique, où l’immense apport des compositeurs allemands ou autrichiens n’est même pas à démontrer, constituent les productions les plus hautes de l’esprit humain.

L’Allemagne, après la période sombre, est redevenue une superpuissance économique. L’équilibre européen savamment construit après la seconde guerre mondiale s’écroule, puisque celui qui possède la superpuissance économique possède à moyen ou long terme le reste (le politique, le culturel, le militaire … ).

L’Allemagne peut, comme le Japon, devenir à elle seule une superpuissance. Si elle accepte le jeu de l’Europe, ce sera alors pour la dominer.

Le domaine sportif reste pour l’homme de la rue le plus symbolique. Des jeux olympiques de Berlin en 1936 l’histoire officielle (celle des vainqueurs) cite toujours l’exemple de Jesse avens qui a gagné le 100 m et le saut en longueur. Ce qui est moins dit, pour ne pas dire pas du tout, fut que l’Allemagne avait fait une véritable razzia de médailles d’or et avait largement dominé les autres pays. Quant à Jesse avens, pour ceux qui connaissent la question, il fut surtout le symbole de la première utilisation des dopants par les athlètes américains. Cette suprématie dans le sport va sans doute se reproduire avec la réunification. L’Allemagne ne vient-elle pas déjà de gagner l’EURO 96 de foot ? Peut-on reprocher à un peuple d’être le meilleur dans des domaines pacifiques ?

La France, prisonnière de son passé colonial, évolue vers un pays multi-communautaire et multi-confessionnel qui, face aux Allemands peuple toujours homogène, prend le risque de s’affaiblir et imploser dans ses contradictions et ses forces centrifuges. En 1989, dix-neuf turcs ont été naturalisés allemands, chiffre qu’il faut comparer aux dizaines de milliers d’Africains qui, chaque année sont naturalisés en France. En effet, l’Allemagne pratique le «jus sanguini», droit du sang, et non le «jus soli», droit du sol qui est celui de notre pays.

La France, plus vieil État-Nation d’Europe, constituée jusqu’à maintenant de Gaulois (donc des Celtes), d’ailleurs un peu mâtinés de Germains avec les invasions du IIIème au Vlllème siècle, va-t-elle retrouver le sursaut qui en fera de nouveau une puissance capable de rivaliser avec l’Allemagne pour continuer à former ces deux vieux peuples européens complémentaires qui ont le plus contribué au rayonnement de l’Europe et des Européens ?

par Patrice GROS-SUAUDEAU 1996



La France décline-t-elle vraiment ? (Rivarol)
5 mai, 2010, 23:24
Classé dans : économie et finance,immigration

À Nicolas Baverez revient le mérite d’avoir le premier abordé cette question avec courage dans son dernier livre. La France qui tombe (1). Tout d’abord on va donner des chiffres simples. Depuis plusieurs années, notre pays connaît des taux de croissance très faibles et même ridicules comparés à ceux des États-Unis par exemple. La France, qui avait un produit intérieur brut (PIB) très supérieur à la Grande-Bretagne, est maintenant derrière elle. La croissance moyenne depuis 1990 est de 1,8 % contre 2.8 %, en moyenne pour les pays de l’OCDE. Nous sommes donc en recul par rapport aux autres pays. De même notre taux de chômage (presque 10 %, à la fin de l’année) est-il l’un des plus élevés dans la zone OCDE. Nicolas Baverez ne veut pas faire de l’Europe un bouc émissaire commode. Pour la mise en place de l’euro, la France à néanmoins sacrifier pendant des années des points de croissance (et obtenu en revanche des points de chômage), tout cela pour arriver au marasme économique actuel. La croissance sera proche de zéro en 2003. La zone euro a une croissance quasi nulle. L’euro trop fort n’est nullement adapté pour l’économie allemande qui se traîne et entraîne dans son affaissement d’autres pays. On en vient donc à regretter l’ancien système monétaire qui avait beaucoup plus de souplesse puisque les taux de change nationaux s’ajustaient à la situation économique des différents pays.

Depuis des années, nos politiques ont eu comme objectif l’intégration européenne et non pas la croissance, l’emploi ou la bonne santé économique. La politique de désinflation compétitive avait en vue un franc fort accroché au mark. Pendant des années, il a donc fallu souffrir pour arriver au stade actuel d’une croissance nulle avec l’euro. Que de temps perdu ! A noter que nos voisins ayant une croissance positive significative (Grande-Bretagne, Suède… ) ne font pas partie de la zone euro.

La France tombe économiquement mais elle tombe aussi dans d’autres domaines.

L’immigration a sapé l’homogénéité française déjà fragile avec des régionalismes toujours prêts à revendiquer leur identité. Deux tiers des immigrés arrivant en France ont un niveau inférieur au premier cycle des collèges contre un quart des immigrants aux Etats-Unis selon l’OCDE. Alors que la France se désindustrialise et que les usines restantes sont de plus en plus automatisées, on fait donc venir en France une armée d’analphabètes qui n’auront sans doute jamais de travail et dont la descendance aura hélas un fort potentiel de délinquance, tout en faisant baisser Ie niveau des écoles françaises.

La France stagne sur le plan culturel et intellectuel avec en plus une immigration qui sape son système éducatif. Elle s’islamise ; on ne sait vraiment compter officiellement au million près le nombre de musulmans en France – entre quatre et douze ! Notre pays perd donc une part de son essence occidentale, ce qui peut avoir des effets négatifs sur son développement économique. Max Weber avait démontré l’influence de la religion sur l’économie, Malheureusement, certaines religions peuvent a contrario être incompatibles avec un développement bien compris.

La France de surcroît vieillit puisque toute politique démographique qui favoriserait les Français de souche est considérée comme discriminatoire. A propos de la canicule, la France a eu le bilan le plus catastrophique des pays occidentaux et, après vingt ans de socialisme qui devait apporter le bonheur sur terre, le taux de suicides ne fait qu’augmenter chez nous pour devenir le plus important d’Europe de l’Ouest.

Pour finir, les Français se rendent compte que la construction européenne a échappé à la France. L’expression « l’Europe démultiplicateur de puissance » n’a aucun sens puisqu’on assiste en ce qui nous concerne, au mieux à la cacophonie pour la politique étrangère de l’Europe (ex, la crise irakienne), ou au pire à la prise de directions opposées à la volonté nationale comme par exemple une Europe vassale des Etats-Unis, Dans une Europe à vingt-cinq ou trente, notre pays pèse de moins en moins sur les décisions. L’Europe attend la reprise américaine comme si elle n’avait aucune autonomie propre.

La commission de Bruxelles a accepté le libre-échange mondialisé, ce qui revient à dire que la construction européenne n’a plus guère de sens sur le plan économique dans un contexte de mondialisation totale, l’atelier du monde se déplaçant en Asie. Cette baisse de l’économie française se répercute évidemment sur notre prestige puisque, sur le plan diplomatique, on n’écoute malheureusement que les forts, économiques et/ou militaires. Avec sa situation comparée à celle des États-Unis, la position française sur l’Irak avait quelque chose de surréaliste.

Que conclure de ce bilan ?

Le gouvernement Raffarin n’est manifestement pas à la hauteur et n’a pas redressé la barre, ne serait-ce que sur les plans de la croissance et de l’emploi. L’euro fort va sans doute continuer à plomber notre économie. L’Europe de Maastricht nous a imposé de nouvelles contraintes (comme s’il n’y en avait pas suffisamment en économie !) qui annihilent toute politique volontariste, La France qui ne bat plus monnaie doit donc tout attendre d’un meilleur contexte international. L’expression « perte de souveraineté » dévoile toute sa signification.

Patrice GROS-SUAUDEAU. (2003)

(1) Perrin éd. 135 pages, 12,50 €.


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