Qu’est la gauche devenue ?
Lorsque la droite était au pouvoir ( dans les années 60-70 ), la gauche parlait de la classe ouvrière avec émotion dans la voix. Elle avait un rôle messianique, accoucheuse d’histoire, transformatrice de la société. L’ouvrier était sacré, mythique. Depuis que la gauche a renoué avec le pouvoir, elle n’a que mépris pour ces petits blancs miteux qui souffrent de la proximité avec les immigrés et qui se plaignent. Ces minables n’ont même pas les moyens d’aller vivre ailleurs. Ces moins que rien, mal élevés en viennent même à voter Front National. La gauche ne s’intéresse au minimum qu’aux classes moyennes et aux fonctionnaires et plus aux déclasses sociaux. Les pauvres types ne l’intéressent plus (sauf peut-être lorsqu’ils sont immigrés). Pour se donner bonne conscience, en plus de la litanie incessante des « drouadloms » elle passe son temps à enfourcher le cheval de l’antiracisme. Alors que depuis que la gauche est au pouvoir le vrai racisme, premier et surpuissant est celui de l’argent. Il ne s’est jamais affiché avec autant de brutalité. Auparavant, les riches étaient plus discrets. Avec la gauche les nouveaux riches s’étalent au grand jour.
L’argent qui donne tout, le respect, la considération, la parole (souvent débile), les femmes, les plaisirs, le plaisir… Pour étouffer cette évidence, la gauche passe son temps à faire des déclarations sur l’égalité entre les hommes, ce qui n’a jamais semblé aussi grotesque.
Celui qui n’a pas les moyens financiers suffisants est considéré comme moins qu’une sous m … Les pauvres en sont réduits à baver sur les amours de Lady Di qui était irrésistiblement attirée par tous les hommes qui avaient beaucoup, beaucoup d’argent. Pour cette femme au regard bovin, qui devait chausser du 46, l’argent était le sex-appeal absolu.
Ce racisme inouï, omniprésent n’est pratiquement plus jamais dénoncé mais on parle de façon obsessionnelle de l’autre, du tout petit (celui de la couleur de peau) qui est dans le fond très faible. Le génocide juif n’était même pas fondé sur la couleur de la peau comme pratiquement tous les génocides connus.
Quant à l’extrême gauche, elle ne combat plus depuis longtemps le capitalisme, mais en est même réduite à être les meilleurs chiens de garde de celui-ci.
Être d’extrême gauche ne consiste plus qu’à se faire crêper les cheveux, mettre un bonnet rasta, et aller aux manifestations anti FN, en guenilles bariolées, un tam-tam à la main, en se tortillant le derrière. L’extrême gauche est devenu le dernier rempart de la société Fric. Quelle déviation par rapport à son premier combat, qui était foncièrement anti-capitaliste et contre le pouvoir de l’argent. Les financiers peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Toutes les saloperies sont excusables, à condition de se dire anti FN, anti-raciste, et de bêler avec tout le monde et en permanence son humanisme.
La seule chose pourtant qui n’est jamais dite, est que toute la société actuelle dite sociale-libérale, absolument toute fonctionne sur le racisme de l’argent et qui est extraordinairement plus puissant et efficace que celui dont on nous bassine les oreilles. Le veau d’or est le plus grand créateur de racisme. Cela ne semble même plus révolter l’extrême gauche, ou lui sauter aux yeux, encore moins la gauche.
On ne fantasme plus que sur un hypothétique racisme bien utile pour se donner bonne conscience.
La gauche est devenue totalement stérile, bêlante, insignifiante, gestionnaire du quotidien, comme projet de société ne parlant que des 3% du déficit vers lequel on tend, ce qui doit remplir de joie et d’espoir tous les RMiste, chômeurs de France ; dans ses derniers soubresauts elle joue avec perversité à se faire peur et à faire peur aux Français en leur promettant toujours plus d’immigrés ce qui contente une infime partie de la population, plus cul-bénit que les curés, hypocritement moralisatrice tout en dénonçant l’ordre moral ayant quasiment renié tous ses idéaux, porteuse d’aucun projet réel pour le pays, si ce n’est suivre le train de la construction maastrichtchienne qu’elle ne contrôle aucunement.
Ce sont hélas sans doute pour toutes ces raisons qu’elle peut être de nouveau au pouvoir.
Patrice Gros-Suaudeau
LES DROITS DE L’HOMME A L’ÉCOLE
L’ancien Ministre Malhuret a voulu instaurer l’enseignement des Droits de l’Homme à l’école en nous présentant cela comme une avancée dans notre société. Peu de Français se rendent compte de la gravité et de la menace intellectuelle qui vont peser sur les jeunes Français, pourquoi ?
Il y a en effet trois sortes de discours :
-
Le discours heuristique ou scientifique,
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Le discours dialectique,
-
Le discours apologétique ou religieux.
Dans le cadre d’un enseignement scolaire ou universitaire, seuls les deux premiers discours ont leur place.
Le discours scientifique étant celui des mathématiques, de la physique et de la biologie… Toute assertion doit être fondée sur la preuve. Ce discours forme donc à la rigueur et ne peut être suspecté d’erreur ou de partialité dans le cadre de la connaissance scientifique actuelle.
Le discours dialectique, émettre une idée, ensuite son contraire et faire la synthèse est celui de la littérature, de la philosophie et de l’histoire, du moins en partie.
Tout élève peut contester une idée, s’il donne des arguments valables qui contredisent une assertion. Ce discours forme à l’agilité des esprits, à l’imagination et à la contestation un des moteurs de la pensée et de l’histoire occidentale, puisque de nombreux domaines de la connaissance ne peuvent être enfermés dans un cadre rigide de logique formelle.
Le seul discours qui n’a donc pas sa place dans un enseignement est le discours apologétique qui est celui des Droits de l’Homme. Cet enseignement né laisse pas d’autres alternatives à l’élève que de les magnifier s’il veut avoir une « bonne note ».
Sur quelles bases scientifiques sérieuses peut-on établir que les hommes naissent égaux. On nous dit sur des bases morales, mais quelle morale ? Y aura-t-il une morale officielle ou d’Etat, ce qui serait en contradiction totale avec la liberté de conscience.
D’éminents esprits européens n’ont pas partagé la philosophie des Droits de l’Homme. En revanche, un élève qui ne la partagera pas saura consciemment ou inconsciemment que cela ne pourra que lui nuire s’il l’expose.
Ce sera donc la première fois dans notre enseignement que de façon institutionnelle, on va opérer à un véritable viol des jeunes consciences. Il faut dénoncer avec la plus grande vigueur ce retour moyenâgeux à une nouvelle scolastique★, dangereuse pour l’esprit.
★ « La caractéristique de la période scolastique est bien à coup sûr celle que Tenneman lui a si exactement attribuée : c’est la tutelle exercée par la religion d’Etat sur la philosophie qui doit se contenter de confirmer, d’illustrer les dogmes capitaux que lui impose cette souveraine »
(A. Schopenhauer). (Le Monde comme volonté et comme représentation).
Patrice Gros-Suaudeau
À propos des étrangers qui se sont battus pour la France
Quand j’étais gamin, un petit vieux qui avait fait quatorze – dix-huit m’avait raconté une drôle d’histoire. A l’époque, on écoutait les anciens.
Alors qu’il revenait du front, il avait pris le train pour revenir chez lui, dans les bons vieux trains aux sièges de bois. Il était entré dans un compartiment où se trouvait un tirailleur sénégalais. Lorsqu’il s’est assis, une odeur pestilentielle lui a pris le nez et la gorge. Cela venait-il du tirailleur sénégalais ? A l’époque, il était encore permis de penser cela. Mais justement non, cela ne venait pas de là, mais de la musette du sénégalais. Dedans se trouvait une tète de «Boche» blond aux yeux bleus grands ouverts que le tirailleur avait emmené chez lui comme un trophée. Il l’avait prélevée avec son coupe-choux sur un cadavre allemand. Il voulait ramener cela en Afrique dans son village natal et susciter ainsi l’admiration de ceux de sa tribu envers le «guerrier».
L’ancien «poilu» m’avait aussi raconté que pendant leurs heures perdues, ceux des troupes coloniales coupaient les oreilles des «Boches» pour en faire des colliers. C’était leur façon à eux de défendre les valeurs républicaines.
Dans les films, on montre souvent les troupes allemandes réserver un sort particulier aux troupes coloniales. Il est vrai qu’ils en avaient gardé un souvenir particulier pendant la première guerre mondiale.
Vérité ici, erreur au-delà. Les Allemands ont toujours trouvé incorrecte l’utilisation des troupes coloniales par les Anglais et les Français. C’était selon la formule consacrée « amener le nègre sur le Rhin ». Quand les Français avaient occupé la Ruhr après la première guerre mondiale, ils avaient trouvé malin, pour humilier un peu plus les Allemands, d’envoyer des troupes coloniales ce qui a d’ailleurs eu comme contrecoup de faire monter l’extrême-droite allemande.
À l’heure où la république nous parle sans cesse de la dette de la France envers les étrangers qui se sont battus pour elle, il est bon de rappeler la vieille histoire de cette relation et faire son récapitulatif.
Pendant la révolution française, la populace parisienne avait massacré les Gardes suisses qui s’étaient mis au service de la France et de son roi. Ce ne fut guère glorieux tout comme pour les Harkis que le gouvernement gaulliste a abandonnés et laissé massacrer.
Pendant la seconde guerre, on a beaucoup parlé des républicains espagnols qui sont arrivés les premiers dans leurs blindés à Paris. Serait-il inconvenant de se poser la question de savoir si c’étaient les mêmes qui, quelques années plus tôt en Espagne, violaient les bonnes sœurs, incendiaient les monastères et les églises, égorgeaient les curés.
La république aime insister avec complaisance sur le rôle des étrangers qui se sont battus à notre place et que l’on doit admirer. Ironie de l’Histoire : cela finit par rejoindre la propagande nazie pour qui la République avait complètement abâtardi les Français, incapables de se battre, poussant dans le dos leurs frères de couleur pour aller au casse-pipe défendre les « valeurs républicaines » (les revoilà, celles-là).
D’ailleurs, pendant la première guerre mondiale on n’a pas envoyé à l’abattoir que les troupes coloniales (loin de là). Il suffit de lire les listes interminables de noms sur les monuments aux morts pour trouver ridicule la fixation que l’on fait actuellement sur les vingt mille musulmans qui sont morts (1% des pertes).
Certes la France a encore envoyé en Indochine des troupes coloniales, mais il y a eu beaucoup d’anciens Waffen SS ou tout simplement de la Wehrmacht qui se sont, en fin de compte, jusqu’en Algérie, plus longtemps battus dans l’armée de la république que pour l’Allemagne nazie. Lorsque la république nous dit qu’il faut rendre hommage aux étrangers combattants, on se doute bien que ce n’est pas à ceux-là qu’elle nous demande de penser. A Dien bien Phu Français et Allemands se sont trouvés unis dans le même sacrifice.
Il ne faut pas non plus oublier que certains étrangers qui ont combattu dans l’armée française ont après tourné casaque et nous ont tiré dessus, comme certains chefs du FLN. La France les avait formés et appris à se faire la main à nos dépens. Beaucoup s’étaient engagés uniquement pour la solde. La France les a donc payés.
Ceux qui pendant la guerre, s’étaient engagés pour des raisons idéologiques, l’avaient fait pour combattre l’homme blanc représenté alors par l’Allemagne. Faut-il pour cela leur dire merci pour l’éternité ?
Nous conclurons de tout ceci qu’un peuple guerrier doit avant tout compter sur lui-même. L’apport dans le fond infime qu’ont apporté certains étrangers ne justifie au total aucune dette pour la France, tant sur le plan moral que financier. Nous n’avons à rendre hommage qu’aux vrais guerriers qui se sont battus toute leur vie pour notre pays uniquement.
De la même façon on aurait pu tout aussi bien étudier les Français ou Gaulois qui se sont battus pour une puissance étrangère, des légions gauloises de l’Empire romain jusqu’à la division Charlemagne, sans oublier tous les mercenaires français qui se sont battus pour des causes diverses.
Patrice Gros-Suaudeau
Sarkozy est-il un monstre ?
Le ou les complexes ont un effet paradoxal. Soit cela anéantit un individu ou soit cela lui donne une haine et une méchanceté qui peuvent se transformer en une ambition de psychopathe. Sarkozy a donc cumulé tous les complexes : d’avoir été pauvre, d’avoir un physique ingrat, un patronyme (Nagy-Bocsa) et une allure de rastaquouère. Vivant à Neuilly et dans le XVIème, il a du subir le mépris parfois très dur des fils de riches. Le petit Nicolas a donc voulu se venger de toutes ces humiliations et cela vous façonne la psychologie d’un monstre prêt à tout pour arriver et écraser tout le monde à son tour. On décèle chez lui une absence totale de scrupules pour arriver à ses fins comme il l’a montré dans la façon dont il a torchonné Pasqua et Jacques Martin qui appartiennent pourtant à la race des vieux singes à qui on n’apprend pas à faire la grimace.
Après avoir été cocu, il a reconnu devant les médias avoir été toujours inhumain jusqu’à maintenant (ce qui est vrai) et qu’il avait changé (hum !). Il a sans doute dit cela car c’est vendeur mais dans le fond cela l’a rendu encore plus méchant. Cette affaire a dû beaucoup le préoccuper, lui qui avait l’habitude d’être celui qui trahit et cocufie tout le monde. La formule qu’il a lui-même dite et qui résume toute sa pensée : « Je les ai tous niqués ». Sa seule vision du monde est sa personne qui doit être le plus haut possible dans la hiérarchie établie. Toutes les idées qu’il défend ne sont que les idées qui doivent servir à son ascension.
Sarkozy a compris que le Français est un pétainiste dans l’âme que l’on traite à longueur de temps de raciste, Pour se dédouaner le Gaulois a donc fait défendre ses idées par un immigré. Cela a donc fini par donner les idées de Pétain, « Travail, Famille, Patrie » représentées par un rastaquouère. On ne peut qu’être surpris par la joie bizarre qu’a éprouvé la gauche à la baisse toute relative du score du Front National. Au premier tour (1) on peut même dire que les idées du Front National ont été votées par 45 % des électeurs.
Quant au thème de l’immigration choisie développé par Sarkozy, il appartient lui-même à l’immigration bien inutile, puisqu’il n’y a jamais eu pénurie de demande pour être ministre, encore moins pour être Président de la République.
Patrice GROS-SUAUDEAU
(1) présidentielle 2007
Le libéralisme ou la fin de l’Occident
Le libéralisme est l’idéologie qui s’est imposée à toute l’Europe et à une grande partie de la planète. C’est pourtant l’idéologie la plus dangereuse pour l’homme blanc et sera peut-être le tombeau de l’Europe et de l’Occident.
L’Américano-chinois Fukuyama avait annoncé selon une lecture hégélienne la fin de l’Histoire, le libéralisme s’imposant partout après les grandes parenthèses du fascisme et du communisme. Mais Histoire et Occident sont les mêmes termes. Annoncer la fin de l’Histoire consiste donc à annoncer la fin de l’Occident. Pour se légitimer, le libéralisme rappelle de façon incessante les millions de morts du nazisme et du communisme alors que lui-même réduit dans chaque pays des millions d’hommes à l’état de sous-hommes économiques. Il détruit dans le même temps les êtres nationaux d’Europe qui ont toujours constitué l’essence de l’Occident. L’homme n’est défini que comme producteur et consommateur c’est à dire comme néant. L’homme n’est plus défini dans son historicité et n’appartient plus à une communauté historique. Il est complètement atomisé.
L’être-là du Dasein heideggerien est réduit à un livreur de pizzas. La société libérale secrète une absence totale de spiritualité. Elle génère donc en contrepartie le développement des sectes.
Il est significatif que le fils du libéral Jean-François Revel se soit converti au bouddhisme; il ne pouvait être qu’en manque spirituel. Il a donc fallu qu’il trahisse l’Occident. Le libéralisme détruit toute pensée politique qui devient inutile, et même la pensée tout court. Il n’engendre sur le plan artistique et culturel que la fadeur, la laideur, et la médiocrité. Guy Sorman se félicitait de la suppression des frontières dans notre monde libéral, mais à quoi servira-t-il de voyager si c’est pour voir partout la même uniformité. Les frontières protégeaient aussi les différences.
Lorsque les hommes politiques actuels écrivent des livres, ils traitent d’un personnage historique ce qui est la preuve qu’ils n’ont rien à dire, plus de projet politique et que la pensée politique n’existe plus. Ces livres ne servent que de faire-valoir et à créer un semblant de légitimité pour des médiocres.
Le libéralisme est sans enracinement, sans aspérité, lisse comme le visage et le brushing d’Alain Madelin. Tout est subordonné à l’économique. Il ne sert à rien de pratiquer une politique nataliste et de la famille. Il suffit de faire venir des immigrés qui sont moins chers. Les différences d’êtres entre les hommes sont niées. En prônant le métissage des peuples et des races on détruit l’homme blanc qui est l’être de l’Occident.
La fin de l’Histoire est la fin du conflit des êtres. Le libéralisme veut installer l’idéal misérabiliste de la sécurité bourgeoise sans conflits. On détruit donc les êtres pour qu’ils ne s’opposent plus.
Le libéralisme a dissous la gauche et même l’extrême gauche qui sont à son service.
Toutes les luttes ouvrières sont réduites à néant puisqu’une usine peut à tout moment délocaliser ou faire appel à l’immigration. Les luttes syndicales semblent bien dérisoires dans un contexte de libéralisme mondialisé.
On trouvera toujours un pays aux coûts salariaux moindre et un immigré plus immigré qu’un autre, plus soumis. La gauche et l’extrême gauche en sont réduits à défendre de façon hystérique les droits de l’homme qui ne sont que l’armature idéologique et juridique du libéralisme. Les hommes ne sont que des abstractions sans historicité et interchangeables surtout lorsqu’ils sont moins chers et demandent moins de garanties sociales. L’extrême gauche devance les désirs du libéralisme en réclamant toujours plus d’immigrés.
Le libéralisme est la doctrine imposée par le pays le plus puissant actuellement, les États-Unis qui ne représentent plus l’essence de l’Occident. Si le libéralisme est en train de dissoudre l’Europe, il n’a pas dissous des entités plus fortes comme l’Islam ou l’entité asiatique représentée par la Chine. Les États-Unis comme Alexandre Del Valle l’a montré, font alliance avec l’Islam contre l’Europe. Un peuple refuse de disparaître et de se soumettre à l’Ordre mondial. Il doit donc s’opposer de façon la plus absolue au libéralisme qui n’est que la forme la plus hideuse du capitalisme.
PATRICE GROS-SUAUDEAU
L’immigration en question (National Hebdo)
L’époque actuelle est celle de la mondialisation. Tout le monde sait cela mais n’a pas encore conscience que cela a changé la perception et le rôle de l’immigration. Les entreprises délocalisent là où la main d’ œuvre est la moins chère. Les multinationales, négriers des temps modernes, ont compris cela depuis longtemps et savent très bien que les immigrés sont donc moins chers chez eux plutôt que chez nous. Tout immigré, lorsqu’il entre en France ou en Europe, bénéficie du système social en place et devient par le fait même trop cher, en tout cas beaucoup plus cher que celui qui est resté sur place. Il n’y a donc plus aucun intérêt économique (en admettant qu’il y en ait eu) pour un pays comme la France de faire venir une main d’œuvre massive non qualifiée comme on continue de le faire. De plus, les entreprises qui ne délocalisent pas pour rester compétitives licencient la main d’ œuvre non qualifiée en automatisant, et font donc appel à une main-d’œuvre plus qualifiée. Les immigrés n’intéressent donc plus les négriers puisqu’ils délocalisent. On a donc voulu substituer au vieux slogan éculé : « Les immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire » un slogan tout aussi creux : « Les immigrés font le travail que les Français ne peuvent pas faire », comme si les Français étaient trop bêtes pour faire certains travaux ou le pouvoir politique trop stupide pour anticiper les besoins professionnels de la France.
A propos de l’immigration pour des raisons idéologiques, on a dit tout et le contraire de tout pour la faire accepter par les Français. Actuellement, en France, entrent les «bac moins 5» et sortent les «bac plus 5» comme l’écrivait Nicolas Baverez dans son livre La France qui tombe.
La politique se faisant malheureusement à coups de slogans, certains répètent celui-ci : « Les immigrés paieront les caisses de retraite », alors que plus de 90 % des immigrés qui entrent en France sont à la charge de la collectivité et sans emploi. Comment peuvent-ils participer aux caisses de retraite ? Tout cela représente des sommes considérables qui pourraient être utilisées pour autre chose (recherche, investissement…).
La politique de l’immigration massive a été décidée dans les années 60 pour peser sur les salaires. D’autres pays avaient déjà fait un autre choix puisque comme le souligne Paul Lambert, le Japon par exemple avait pratiqué l’immigration zéro forçant le patronat japonais à moderniser l’appareil productif et ne pas recourir à la facilité de l’appel à l’immigration. Le résultat a été celui-ci : le Japon, qui dans les années 50, avait une économie inférieure à la nôtre, nous a surpassés dans l’absolu. Sans immigration, par sa modernisation, le Japon a connu des taux de croissance de 10 % l’an. Cet exemple montre que des choix politiques autres sont toujours possibles. ( … )
La survie du peuple français est liée plus que jamais à sa survie économique.
Patrice Gros-Suaudau
(courrier des lecteurs de National Hebdo)
Les travailleurs français coincés entre immigration et euro-mondialisation (Écrits de Paris)
DANS les milieux intellectuels parisiens, un certain snobisme consiste à développer l’idée que le chômage ne provient pas de ce qui saute aux yeux, c’est-à-dire l’immigration et la mondialisation. Cela vient sans doute d’un vieux fonds philosophique platonicien, la vérité que connaissent « ceux qui savent » ne pouvant être que différente ou même contraire aux apparences.
Dans nos pays industrialisés, l’immigration ne peut avoir que des conséquences directes sur les travailleurs français, Elle affaiblit bien sûr le pouvoir de négociation des salariés français par rapport à leurs employeurs, De plus, un employeur trouvera toujours plus immigré qu’un autre et, à ce jeu sans fin, les « de souche » ne peuvent être que perdants.
D’ailleurs, quoi qu’on dise, de nombreux Français accepteraient les travaux effectués par des immigrés et cette concurrence n’existe pas uniquement dans l’industrie : de nombreux allogènes exercent maintenant aussi bien dans la médecine que dans l’Education nationale. L’immigration implique donc pour les Français une situation concurrentielle dans leur propre pays, au détriment de leur niveau de vie, de leur salaire ou même de leur emploi. Cette politique d’immigration n’a été qu’une solution de facilité dans une vision économique à très court terme. Lorsque, par exemple, une entreprise de bâtiments publics emploie des étrangers, cela lui permet d’avoir une main d’œuvre à meilleur marché. Le coût très élevé supplémentaire est payé par la collectivité (logements HLM pour les familles, hôpitaux, écoles, allocations de logement, allocations familiales, délinquance, désagrégation sociale, violences urbaines, enlaidissement des banlieues, pollution supplémentaire dans les mégalopoles déjà saturées…)
C’est donc à très juste titre que certains avaient proposé de taxer les entreprises qui emploient des immigrés.
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Quant à la mondialisation, elle intervient dans le chômage de multiples façons. Les biens importés ne peuvent faire travailler que les pays autres (on ajoutera que la France exporte aussi) mais ceci ne semble pas la raison première car les importations en provenance des pays à bas salaires sont encore faibles.
La conséquence n’est qu’indirecte car les patrons, sous l’effet de la mondialisation, sont obligés d’automatiser, de faire baisser les salaires et même de licencier (on dit joliment « dégraisser » ou « restructurer »).
La mondialisation implique aussi une délocalisation encore plus poussée, que l’Europe de Maastricht accélère. Beaucoup d’entreprises s’installent en Irlande, en Ecosse, en Hongrie ou en Roumanie, pays où les salaires sont très inférieurs et la protection sociale faible. Les salariés français qui se trouvaient en concurrence avec les immigrés dans leur propre pays sont donc aussi concurrencés par les salariés de la « Nouvelle Europe » qui offrent des coûts salariaux plus bas. A ce jeu, on arrivera toujours à trouver un pays moins exigeant que les autres, avec encore moins de protection sociale.
Les pays anciennement industrialisés paient le fait d’avoir acquis par leur travail antérieur, leurs luttes et leur développement économique des salaires élevés. L’Allemagne se trouve dans une situation semblable à celle de la France avec un chômage important. Ajoutons comme autre inconvénient que lorsqu’une entreprise française ou allemande délocalise, elle transmet un savoir-faire technologique, une histoire, à des salariés d’autres pays, tout en ôtant des moyens de subsistance à nos travailleurs.
Une partie importante de la population française se trouve donc à la dérive économiquement. Un rapport récent évaluait réellement à sept millions le nombre de personnes en situation de chômage ou de quasi-chômage. Il faut aussi compter plus de deux millions de salariés à très bas salaires.
Pour l’an 2004, n’allons-nous pas vers un taux de chômage de 10 % (taux officiel) ? Cette situation est acceptée par tous les partis traditionnels (PS, RPR, UDF, UMP). Pour des raisons idéologiques, les humanistes pervers qui influent sur les hommes politiques réclament toujours plus d’immigration, plus d’Europe, plus de mondialisation.
On a beaucoup moqué l’Etat-Nation, mais actuellement, il est le seul à pouvoir mettre fin à cette situation mortifère en rétablissant de nouveau la maîtrise du flux des biens et des personnes. II faut stopper l’immigration et pourquoi pas en inverser les flux, dire aux Français que depuis la seconde guerre mondiale, même dans les années 60, l’immigration n’a jamais été une nécessité économique puisque la main d’œuvre autochtone n’avait jamais été aussi abondante (exode rural de millions de paysans français, millions de femmes françaises entrant dans le marché du travail auxquels il faut rajouter le retour de plus d’un million de « pieds noirs » en France métropolitaine).
L’immigration actuelle en situation de chômage dramatique doit donc être inversée. II faut aussi une France souveraine sur le plan économique et politique qui renégocie le traité de Maastricht (beaucoup de traités dans l’Histoire ont été renégociés) et se donne donc les moyens d’une nouvelle politique économique en fonction de nos intérêts. La frontière doit de nouveau être un instrument dans une action qui puisse combattre le chômage. L’immigration et le chômage ne sont pas des fatalités. Un protectionnisme éclairé permettrait à la France d’avoir une croissance plus soutenue, Il ne s’agit pas bien sûr de faire du protectionnisme avec l’Allemagne ou avec un pays au développement économique comparable au nôtre. Il faut redéfinir nos échanges commerciaux. La Suisse et la Norvège ne font pas partie de la CEE et n’en continuent pas moins d’échanger avec les autres pays, tout en gardant un taux de chômage acceptable.
La dissolution politique de la France s’accompagne d’une baisse de niveau économique pour une partie de plus en plus importante des travailleurs français, L’immigration, l’Europe à outrance et la mondialisation débridée ne sont défendues avec une joie malsaine que par quelques organismes et individus influents qui n’en subissent pas les conséquences.
Des choix autres sont toujours possibles.
Patrice GROS-SUAUDEAU. 2003
Sortir du capitalisme financier
Les deux caractéristiques essentielles du capitalisme financier sont la mainmise sur l’économie de l’actionnariat et la concurrence effroyable que se livrent les différents pays par la fiscalité, les bas salaires, le taux de la monnaie le plus bas possible ainsi que le minimum de protection sociale et environnementale.
De tout ceci on peut dire que la France y a laissé une grande part de son industrie et a donc globalement été perdante si on excepte les actionnaires.
Au-delà des délocalisations et des licenciements que certains veulent déjà interdire, il faut s’attaquer aux racines de ces délocalisations. Pour les Français salariés, la mondialisation ne leur donne l’alternative qu’entre perdre leur emploi ou avoir un salaire de plus en plus réduit.
Il faut donc avant tout sortir du capitalisme actionnarial ou dans un premier temps le réduire. Cela consiste à développer à nouveau le capitalisme bancaire. Les banques sous contrôle de l’état (donc au service de l’intérêt général) auront comme rôle de prêter de l’argent aux entreprises à des taux raisonnables. Il va de soi que les banques ne seront arrangeantes qu’avec les entreprises qui restent sur le sol national.
Chez les libéraux, il est de bon ton de se moquer du capitalisme d’Etat des trente glorieuses où la France avait des taux de croissance de 5-6% et un taux de chômage négligeable ! Les grandes réalisations françaises se sont pratiquement toujours faites sous impulsion étatique.
Pour contrer la deuxième caractéristique du capitalisme financier, c’est-à-dire la concurrence folle que se livrent les différents pays par leurs caractéristiques économiques (fiscalité, faibles coûts salariaux, … ) il n’y a pas d’autre solution qu’un protectionnisme raisonné.
Les partisans acharnés du libre-échange sont de deux sortes :
- les cyniques qui veulent profiter des disparités économiques des différents pays pour augmenter leurs profits en tirant les salaires vers le bas,
- les imbéciles qui croient de façon plus ou moins honnête que le bonheur de l’humanité se trouve dans le néolibéralisme et le libre-échange. Pour eux, il est bon que l’essentiel de la production se trouve en Chine qui utilise ses centrales au charbon ultra polluantes ; les pays européens sont en général plus soucieux de l’environnement.
Les multinationales appartiennent bien sûr aux premiers. Le protectionnisme a aussi l’avantage de pouvoir tenir compte de toutes les préoccupations environnementales, le nationalisme économique ne s’oppose nullement à la défense des salaires et de l’écologie.
Il ne faut pas sous-estimer les puissances financières qui feront tout ce qui est possible pour s’opposer à tout protectionnisme. L’ensemble des médias se trouve entre leurs mains.
L’apologie du libre-échange est une escroquerie intellectuelle qui ne profite qu’à quelques uns au détriment de l’immense majorité des salariés.
Le protectionnisme a toujours existé et existe encore sous des formes extrêmement variées, surtout dans les pays émergents. Ce que les financiers appellent libre-échange n’est que l’utilisation sous toutes ses formes des différents protectionnismes locaux qui existent dans chaque pays.
Cette politique protectionniste ne sera ni de droite, ni de gauche puis que c’est le gouvernement de l’ancien trotskiste Lionel Jospin qui a le plus déréglementé et mis en place le capitalisme financier en France. Cela avait déjà commencé en 86 par Bérégovoy (autre socialiste). La gauche, sur le plan économique, avait complètement accepté le capitalisme financier et son cortège de chômage. Elle est donc très mal placée pour donner des leçons, en étant réduite à faire du sociétal (PACS, favoriser les immigrés au détriment des Français d’origine,… ). On peut d’ailleurs à ce sujet citer la parution burlesque du livre de Delanoë, qui en pleine crise du capitalisme financier, déclare son amour pour le libéralisme. Cela lui a sans doute coûté sa place de secrétaire du parti socialiste. L’éléphante de gauche Martine Aubry en a profité.
Le protectionnisme a aussi l’avantage de limiter les transports puisque la production se fait sur place, autre atout écologique. L’Etat doit inciter à une réelle politique industrielle. Il faut donc sortir de la forme actuelle de la construction européenne qui n’a fait que mettre en place le tout libéral depuis son origine (traités de Maastricht et de Lisbonne).
L’extrême-gauche a souvent été contre la construction européenne par esprit antilibéral. La droite nationale r a été par esprit souverainiste. Une réflexion souvent entendue de la part de Ducon la Joie est celle-ci : « Les extrêmes se valent ». Nous répondrons : « Pas tout à fait », les objectifs n’étant pas les mêmes, la droite nationale ne désirant qu’une économie forte au service d’une France forte où chaque Français pourrait se sentir fier de travailler au service de son pays.
Patrice GROS-SUAUDEAU juin 2009
L’AXE SARKOZY-COHN BENDIT-OBAMA
Après les Européennes, tous les médias aux ordres ont salué la victoire de Sarkozy avec 28 %. Si l’on ramène le score aux inscrits, cela fait 10,9 % d’électeurs motivés pour montrer leur soutien au gouvernement. Les électeurs UMP opposent toujours la France qui travaille (eux-mêmes) à ceux qui ne font rien ou ne pensent qu’à défendre leurs avantages acquis. Or, dans les électeurs qui votent UMP il y a au moins une bonne moitié de retraités (qui parfois ont pris leur retraite entre 45 et 50 ans) à revenu plutôt élevé (retraités dont le seul but est que la retraite tombe tous les mois). On peut donc dire qu’il y a à peu près 5 % d’électeurs actifs qui soutiennent le gouvernement, c’est-à-dire ceux qui sont pleinement dans la vie active et qui ressentent la situation économique.
La victoire et le soutien Sarkozistes sont donc tout relatifs d’autant plus que tous les autres partis de l’extrême gauche à la droite nationale étaient hostiles, même de Villiers proposait une politique opposée. Les abstentionnistes par définition ont montré qu’ils n’étaient pas motivés pour soutenir quiconque.
Pendant les présidentielles, Sarkozy avait fustigé mai 68. On sait maintenant qu’il invite Cohn-Bendit à sa table de l’Elysée. Il a même nommé le directeur de Charlie Hebdo Philippe Val à la tête d’une radio publique nationale. Cela veut dire que derrière l’aspect guignolesque que prend parfois le débat politique, il y a de nombreuses convergences entre le maître de l’Elysée et l’ancien gauchiste.
Sarkozy et Cohn-Bendit sont aussi deux jouisseurs grossiers sans éducation et cela crée des liens. Ils ne peuvent aussi se sentir exister que sous les feux de la rampe.
Aux Européennes, Sarkozy a donc joué Cohn-Bendit contre Bayrou qui a eu le tort de rappeler les écrits pédophiles de l’ancien rouquin. Mais pour les « bien pensants » l’ancien gauchiste devenu soi-disant écolo, n’est pas un vulgaire prêtre fautif à qui l’on peut rappeler à l’infini ses fautes passées. Bayrou a perdu car en politique ne comptent que le perçu et l’apparence. Il y a toujours eu une certaine constance anti-occidentale chez Cohn-Bendit : haine de l’Etat nation surtout français, entrée de la Turquie en Europe, destruction des valeurs nationales et occidentales …
La tape de Sarkozy (sans doute pour faire le jeune) dans la main d’Obama était totalement ridicule. On aurait dit un ado de la banlieue du 93. Il avait oublié ses Ray Ban, pour une fois. Obama est le croisement d’une gauchiste avec un Africain musulman. Cela a son importance puisque la mère du Président américain était plutôt moche donc exclue du désir des mâles blancs avec ce que cela implique de haine envers son propre camp, l’aigreur en ayant fait une «intellectuelle» par la force des choses. On a donc du côté de la mère la haine de l’Occident vécue de l’intérieur et d’autre part un père de race et de culture totalement opposées à l’Amérique blanche profonde. Maurras parlait d’une anti-France, mais il existe aussi un anti- Occident à l’intérieur de lui-même.
Cela explique que le Président de la première puissance occidentale de la planète fasse des discours où il n’est question que de faire l’apologie de la civilisation musulmane et de débiner l’Occident, discours ponctués de « Salaam Alei koum ».
L’élection d’Obama est l’aboutissement de décennies de bourrage de crâne politiquement correct et de culpabilité entretenue par certains lobbies.
Derrière les mots trompeurs : droite, gauche, écologie, Sarkozy, Cohn-Bendit et Obama ne sont que les représentants de la même idéologie et sont les fossoyeurs de l’Occident.
Patrice GROS-SUAUDEAU juin 2009
La dictature de l’extrême centre
La polémique actuelle sur le terme extrême-droite est particulièrement intéressante puisque tout est langage en politique plus qu’ailleurs.
Le terme le plus injurieux étant bien sûr «extrême». Lorsqu’on traite quelqu’un d’extrémiste, c’est sous-entendre que la personne qui qualifie ainsi l’autre détient la vérité, la raison, la modération et que l’opinion de l’autre est celle d’un dangereux excité.
Dans le débat politique actuel, la modération consiste donc à accepter l’invasion de son pays et la disparition de celui-ci, l’extrémisme étant de refuser cet état de fait. Vouloir le droit du sang jus sanguinis) plutôt que le droit du sol jus soli) serait une opinion extrême alors que des pays aussi différents que l’Espagne, l’Italie, L’Allemagne, l’Irlande, Israël le pratiquent. Favoriser le retour des immigrés dans leur pays serait aussi d’un extrémisme délirant alors que sous Giscard et Barre ( centristes déclarés) cela avait été organisé. Bref, tout cela pour dire que le terme extrémiste est utilisé comme arme de combat et est donc totalement subjectif.
Ce qui est appelé actuellement le centre exerce donc sur notre pays un véritable totalitarisme de la pensée. Il est en effet caractéristique, lors que l’établissement parle de lui-même (avec l’utilisation de la répétition qui se veut créatrice de vérité) il se définit comme le représentant de l’intelligence, du savoir, du bien et que le courant national ne représente que la bêtise, le mal et l’ignorance. « Le Front National est le mal absolu » (déclaration de Pierre Mauroy). Cette attitude traduit une volonté de dictature intellectuelle sur les esprits. Toute personne par exemple ne partageant pas l’idéologie des droits de l’homme sera ravalée au rang d’individu de second rang sur lequel toutes les sanctions seront légitimes : carrière brisée, préjudices économiques, et financiers et pourquoi pas même perte d’emploi… toutes ces persécutions se justifiant pour défendre les droits de l ‘homme et la liberté sans oublier la tolérance : encore un nouveau terme inventé par les hommes pour en persécuter d’autres en son nom, la tolérance se définissant en fin de compte comme un ensemble d’idées partagées par un groupe politique et décrétant comme intolérables les idées qui ne sont pas celles de ce groupe.
Pourtant la critique des droits de l’homme (non croyance en un homme abstrait sans passé ni Histoire) est assez proche de celle de Marx pour qui cependant l’homme charnel ou concret est celui de sa classe d’origine à la différence de Burke qui le définissait dans sa nation, communauté des vivants et des morts.
Pour tout un courant de la gauche, les droits de l’homme ne sont simplement qu’une construction idéologique au service de la bourgeoisie.
Un domaine où la pensée centriste exerce un véritable terrorisme intellectuel et psychologique est, bien sûr, tout ce qui concerne le racisme. Traiter quelqu’un de raciste prend parfois des allures d’appel à la dégradation morale et sociale et même parfois d’appel au meurtre. Et pourtant, tout comportement humain est fondé sur le choix qui est par nature raciste. Choisir certains plus que d’autres, c’est souvent rejeter les gros, les moches, les incultes, les fauchés … mais tout ceci dira-t-on est parfaitement légal. Il y a donc des racismes légaux et légitimes et d’autres illégaux et illégitimes. Dire par exemple que l’on déteste le biniou ou les danses bretonnes est la preuve d’un parisianisme branché, mais laisser sous-entendre que l’on n’aime pas la musique africaine fait peser un lourd soupçon de racisme. L’idéologie centriste ne a mis en place tout un arsenal législatif pour que les individus ne puissent penser que ce qui est politiquement correct de penser. Si le philosophe Nietzsche avait vécu à notre époque, qu’aurait-il eu le droit d’écrire ?
L’extrémisme centriste secrète ses antiracistes, véritables obsédés de la race, dont les meilleurs représentants sont ceux de la publicité Benetton. En voulant perpétuellement la détruire et prouver qu’elle n’existe pas, ils la font en fin de compte exister plus que chez n’importe quel «raciste» moyen ? « Ce qui a toujours besoin d’être prouvé, ne vaut pas grand-chose » (Nietzsche)
La devise de notre république centriste : « liberté, égalité, fraternité » est devenue sinistre par son hypocrisie, déconnectée de tout ce que ressent la population. Liberté de quoi ? Jamais notre société n’aura produit autant d’individus morts de peur d’afficher des idées qui pourraient leur nuire. Les seules idées «courageusement» affichées sans risque sont celles de l’établissement actuel. Peut-on appeler cela la liberté ?
Passons sur le terme égalité qui rappelle de façon provocante toutes les inégalités physiques (voir le culte des top-modèles), intellectuelles, économiques et autres que constatent tous les hommes. Quant au mot fraternité: dans une société où l’argent est roi, il n’y a que mépris pour ceux qui n’en ont pas, peu ou pas assez. « Celui qui à cinquante ans n’a pas une Rolex est un raté » (Séguéla)
L’étonnement politique de l’établissement centriste à propos de la bibliothèque municipale d’Orange, où l’on a semblé découvrir qu’un parti politique a tendance à favoriser les livres et les journaux qui lui sont proches. Il suffit pourtant d’examiner ce qui se passe dans les municipalités de gauche ou les lycées-collèges tenus par les syndicats gauchistes où il est très difficile si ce n’est impossible de trouver un journal comme Le Figaro, le pouvoir centriste s’appuyant idéologiquement sur la gauche et inversement pour contrecarrer les idées nationales et de droite. Le centre qu’il soit de droite ou de gauche a donc comme tous les courants politiques ses procureurs et ses inquisiteurs comme Martine Aubry véritable «Torquemada» de la laïcité et de la social-démocratie. Ne faudrait-il pas créer un observatoire de l’extrême-centre ?
Nous conclurons donc que le mot d’extrémisme est totalement artificiel et créé par un groupe politique qui arrive à faire croire à une population que les idées actuelles sont la norme et que celles des autres courants ne peuvent être appliquées à cause de la «réalité». Il n’y aurait pas d’autres possibles. L’Histoire qui est mouvement, heureusement prouve que tout peut parfois basculer. Les idées qui étaient qualifiées d’extrémistes deviennent alors la norme et inversement.
Patrice GROS-SUAUDEAU