La politique en textes !

La crise et ses racines profondes
15 avril, 2010, 15:19
Classé dans : économie et finance

Lorsqu’on lit tous les livres qui ont été écrits sur la crise ainsi que la presse économique, chacun donne sa vision des causes les plus profondes allant jusqu’aux causes des causes.

Une des causes la plus fréquemment citée est bien sûr l’évolution des pays développés vers une société postindustrielle constituée de services. Ceci n’est pas sans danger puisque l’industrie aspirait tout le monde à tous les postes.

On peut aller plus au cœur et dire que cette crise économique vient fondamentalement de la coupure qui existe entre les intérêts des multinationales et ceux des pays occidentaux. Avant, aux États-Unis, on disait que ce qui est bon pour General Motors est bon pour les États-Unis et réciproquement. Les intérêts des mastodontes économiques et du pays convergeaient. Maintenant les multinationales ont tout intérêt à délocaliser dans les pays émergeants sur l’injonction de leurs dirigeants qui augmentent de façon colossale leurs bénéfices, donc leurs salaires et les dividendes des actionnaires au détriment des salariés américains ou occidentaux. Cette évolution n’a pu se faire qu’en installant un nouveau cadre institutionnel façonné par le consensus de Washington s’imposant grâce à la pression des dirigeants des multinationales sur les gouvernements américains.

Ces multinationales s’appuient sur l’idéologie du libre échange qui dans les faits n’est que l’existence d’une jungle économique où l’on cherche à utiliser toutes les disparités locales pour être hors des garanties sociales ou environnementales.

La droite libérale s’appuie idéologiquement sur la gauche internationaliste par essence.

Le protectionnisme est donc l’ennemi absolu à combattre pour les multinationales et leurs dirigeants ainsi que leurs actionnaires. La finance s’appuie sur le libre échange.

Guillaume Sarkozy (si ce n’est toi, c’est donc ton frère) Président de l’Union des industries textiles déclarait dans un journal : « je suis fier d’être un patron qui délocalise » sur le ton de « je suis fier d’être un salaud » comme le disait aussi Galabru dans un film sur la seconde guerre mondiale et l’occupation « je suis une ordure mais une ordure RICHE ».

L’économiste Patrick Artus a écrit un livre avec Olivier Pastré pour dire tout le mal qu’il pense du protectionnisme. Peut-on même de bonne foi être indépendant dans sa pensée lorsqu’on est salarié d’une grosse banque.

Il va de soi que les banques ont joué à fond le jeu de la mondialisation et du libre échange sans se soucier de l’intérêt des salariés français et de l’intérêt de la France à long terme.

Selon certains économistes, les gagnants de la mondialisation et du libre échange représentent 1% de la population mais contrôlent le reste de la société par leur puissance financière. La réalité du chômage crée des bornes qu’il sera de plus en plus difficile à franchir. Malheureusement, on n’aura pas le protectionnisme avant la catastrophe économique et sociale mais la catastrophe et ensuite le protectionnisme.

Parlons sans obsession de l’immigration qui dans un contexte effrayant d’augmentation du chômage continue de façon massive. On ne cherche même plus à donner de justification à cette immigration. Elle est devenue d’idéologie. Celui qui s’inquiète de ce phénomène est vilipendé d’emblée. En tout cas, elle ne fait qu’exacerber la crise économique.

Patrice GROS-SUAUDEAU Statisticien-Economiste



L’Europe : une idée de la bourgeoisie française
15 avril, 2010, 15:12
Classé dans : concernant l'Europe,politico-historique

La construction européenne voulue à tout prix par la droite libérale a comme conséquence immédiate de l’anéantir politiquement.

Les analyses en termes de classes sont devenues peu à la mode, le marxisme semblant mort depuis la chute du communisme. Mais maintenant que ce dernier ne présente plus grand danger nous n’aurons pas l’hypocrisie d’appeler catégorie sociale ce qu’on peut de façon plus triviale appeler classe.

Depuis le XXème siècle la bourgeoisie française n’a jamais été cocardière. Elle envoie ses enfants pendant les vacances en Angleterre ou aux États-Unis apprendre l’anglais et les manières anglo-saxonnes.

Quant à ses intellectuels de gauche, issus de son milieu, ils ont toujours fantasmé sur l’URSS, la Chine, Cuba ou le tiers-monde. La fierté nationale n’a jamais été le propre de la bourgeoisie française qu’elle soit de droite ou de gauche (qu’elle se nomme Giscard ou Fabius). Elle a de plus toujours éprouvé le besoin d’être protégée, par Hitler contre le Front Populaire, par les États-Unis contre le communisme, maintenant par la construction européenne contre la France elle-même. Il faut se rappeler le slogan de toute une partie importante de la droite pendant la campagne pro-Maastricht « plutôt Maastricht que la gauche » qui nous «protège» des velléités populacières toujours prêtes à renaître de la gauche en France. Ce slogan qui avait un semblant de raison d’être lorsque Kohl et les conservateurs anglais étaient au pouvoir est devenu ridicule avec un SPD allemand qui n’a jamais été autant à gauche avec des ministres d’extrême gauche et Tony Blair en Angleterre. La rhétorique de la protection sous fond de trouille a été reprise par Dominique Strauss-Khan lorsqu’il déclarait : « l’Euro nous protège ».

La construction européenne est donc celle de la bourgeoisie française et le paradoxe c’est que la droite libérale la plus désireuse d’Europe n’a pas compris que celle-ci l’anéantit totalement. Juppé est sans doute l’homme politique qui a donné le coup de grâce à la droite classique. Le seul mythe qui restait aux yeux du peuple était que la droite classique était économiquement «meilleure», plus performante que la gauche. Juppé dans son délire européiste en voulant respecter les critères de Maastricht comme une quête absolue, a créé vingt mille chômeurs de plus tous les mois et a coupé à tout jamais le peuple français de la droite classique.

La droite en effet ne peut être au pouvoir que lorsqu’une partie importante du peuple vote pour elle. Dans le cadre de la nation ceci s’est souvent passé puisque le thème de la nation exalte, transcende les classes sociales et depuis De Gaulle jusqu’à Pompidou et Giscard de nombreux Français d’origine populaire ont voté pour celui qui leur semblait le plus incarner la France.

Bien sûr Pompidou et Giscard n’avaient plus guère la «tripe» nationale mais ils ont profité de cet état de fait. La vente du paquebot France sous Giscard était plus qu’un symbole. On a accusé la CGT, ce qui était astucieux politiquement mais c’était le triomphe de l’esprit libéral et anti-national, l’abandon d’un monument qui appartenait à tous les Français sentimentalement. L’Europe pour le peuple ne sera toujours qu’une abstraction. Depuis la révolution faite par la bourgeoisie, ses valeurs certes hypocrites (égalité, universalisme, … ) ont triomphé. La bourgeoisie française, à la différence de l’anglaise ou de l’allemande, rêve la disparition de sa nation. L’auto-dénigrement est une spécialité de nos élites bourgeoises et libérales. La construction européenne est devenue son idéal politique. La France n’est rien pour la bourgeoisie.

La politique finit par se venger. L’Europe sans doute plus que l’immigration, autre facteur de désagrégation, détruira complètement la droite libérale si ce n’est déjà fait.

Le peuple français n’a maintenant d’autre choix que de voter soit pour la gauche, soit pour une droite nationale et sociale. La bourgeoisie française qui vote De Villiers a la particularité d’être provinciale et encore teintée de catholicisme. La droite libérale qui n’a jamais compris la perversité de sa démarche dans la construction européenne va l’apprendre avec beaucoup de dureté dans la recomposition politique qui va s’opérer à l’aube du XXIème siècle.

PATRICE GROS-SUAUDEAU STATISTICIEN-ECONOMISTE



IMMIGRATION ET CONFLIT AU MOYEN ORIENT (Le Glaive)
14 avril, 2010, 19:54
Classé dans : immigration,politico-historique

Dans les années 85-86… les juifs de France défendaient les immigrés musulmans en faisant le pari qu’ils se protégeaient eux-mêmes en défendant les immigrés. C’était l’époque de SOS Racisme qui flamboyait avec Harlem Désir et Bernard-Henri Lévy. Actuellement on peut se demander si avec le conflit israëlo-palestinien, la communauté juive se sent protégée par la présence d’une importante communauté musulmane qui ne fait que croître. Les Juifs de France ont aussi joué avec le feu sur l’immigration. On annonce sans cesse des incendies de synagogues dans les banlieues sans que cela ne mette la France entière dans la rue alors qu’avant, il suffisait qu’un skinhead dessine une croix gammée sur une synagogue pour que tous les médias s’emparent de l’affaire, avec manifestations dans les rues, et interventions politiques et syndicales dans les écoles…

Dans la série chère à Bernard Stasi « l’immigration : une chance pour la France », on s’aperçoit qu’à chaque conflit existant sur la planète cela donne prétexte à toutes sortes de communautés de s’étriper sur la place publique devant des Français ébahis.

Le conflit israëlo-palestinien est aussi riche en enseignements pour la France. Lorsque 20 % d’une population (pourcentage des Palestiniens en Israël) ne fait pas corps avec le pays dans lequel elle vit cela se retourne toujours contre ce pays. On est hélas en France dans une situation similaire. Les Palestiniens peuvent difficilement se sentir chez eux en Israël dans un pays fait uniquement par des Juifs pour des Juifs. Les Palestiniens de Gaza et de la Cisjordanie ont naturellement été solidaires de leurs frères.

En France, vue la juxtaposition de communautés différentes, le service militaire n’a plus de sens et on l’a donc supprimé. On ne pouvait pas apprendre pendant le service militaire à tuer et à saboter dans les commandos de l’armée française et instruire ainsi de jeunes islamistes de banlieues. On a donc stoppé le service pour tous, jugé trop dangereux.

Certains à juste titre ne croient pas à la guerre entre Israël et les Palestiniens car le rapport de forces est trop disproportionné (lance pierres et quelques pétoires contre une armée organisée avec chars et hélicoptères blindés). Pour se battre, il faut être deux partenaires de force comparable ce qui n’est pas le cas. Il faudrait alors qu’un pays arabe puissant accepte d’envoyer ses soldats mourir au service de la Palestine. Le conflit ne pourra donc qu’être un harcèlement perpétuel dans le but de gêner Israël et de faire pression sur ce pays et la communauté internationale. La seule force «guerrière» des Palestiniens est d’être (très) pauvres et de n’avoir donc rien à perdre. Cette situation de guérilla pourrait exister en France dans les banlieues. Au lieu d’attaquer les droites nationales et de voir la main de l’extrême droite partout, ce qui est commode, les dirigeants français feraient mieux de réfléchir et prévoir, plutôt que de nous servir une fois de plus un discours bêlant. Comme si le vocabulaire creux et vide de Chirac « indignation, actes inacceptables, valeurs républicaines… » changeait le cours des événements et avait la moindre prise sur les jeunes Arabes des banlieues.

La culpabilité vis à vis de la seconde guerre mondiale ne joue absolument pas.

Le général Sharon a compris que la paix est plus dangereuse pour son pays que la guerre. Car vue l’évolution démographique, un peuple riche et embourgeoisé comme le sont devenus les Israéliens ne peut être qu’appelé à disparaître. Sharon a donc décidé de casser le processus de paix pour de nouveau aguerrir son peuple. La petite promenade sur l’esplanade des mosquées a été bien calculée. La similitude avec la France existe. Dans un contexte où l’on parle sans cesse de construction européenne qui garantit la paix et de prospérité économique, le peuple français engraissé et totalement anesthésié disparaît à petit feu. Depuis cinquante ans la paix sur le sol français a infiniment plus détruit le peuple français et même les peuples européens que n’importe quelle guerre. Selon les démographes, il y a environ six millions de musulmans en France, chiffre qui double tous les vingt ans. Donc au milieu du XXIe siècle, la religion musulmane sera la première religion de France. On ne peut que souligner la lâcheté des dirigeants français qui cachent la vérité aux Français. Le réveil s’il existe sera d’autant plus brutal. Il faut souhaiter que l’homme blanc finisse par se réveiller au bord de la tombe.

par Patrice GROS-SUAUDEAU  2000



Les fondements de l’identité Française (Le Glaive)
14 avril, 2010, 19:50
Classé dans : politico-historique

Un pays est défini tout d’abord par ses hommes. Il est donc intéressant de savoir ce que sont les peuples fondateurs de la France actuelle pour définir notre identité. Les manuels républicains d’histoire ou de géographie nous enseignent qu’il n’y a pas de race française. Nous allons voir que ceci est une interprétation purement idéologique, et qu’à l’inverse, incontestablement, lorsque nous étudions les différentes composantes de la population fondatrice, l’identité française est de race celto-germanique baignée dans une culture gréco-latine.

Le substrat sur lequel s’appuient les peuples originels est Celte, branche des Indo-européens, chers à Dumezil, avec quelques Ibères qui se sont installés dans le sud-ouest. Les Indo-européens venus de l’est ont envahi l’Europe de l’ouest entre le 3e et le 1er millénaire avant J.C. Les Celtes, peuple d’origine aryenne qui habitaient la Gaulle s’appelaient les Gaulois. L’expression « nos ancêtres les Gaulois » que l’on enseignait autrefois aux écoliers est pleinement justifiée. On a beaucoup raillé cette formule que l’on enseignait aussi dans nos colonies, mais maintenant, hélas, elle semble désormais déplacée dans certaines parties entières de notre propre pays. Les Celtes se retrouvent aussi en Europe, en Rhénanie, Bavière, Écosse, Pays de Galles, Irlande, partie de l’Angleterre (Cornouailles) , Tchéquie, Autriche, Roumanie (définie de façon semblable à la France : Celtes parlant une langue latine), certaines régions du Portugal et de l’Espagne.

En France la Bretagne présente un cas intéressant puisqu’elle est sans doute la plus celtique ou gauloise avec une langue propre qui doit ressembler à celle que devaient parler les Gaulois. En tout cas les termes gaulois et celtes sont synonymes : K/Galatie (ou Kelti) (« les puissants »), nom donné par les Romains.

Nos ancêtres étaient très habiles techniquement, et en agriculture avaient une très grande avance sur les autres, meilleurs cavaliers que les Romains qui durent enrôler des Germains pour les combattre. La conquête romaine a surtout eu un effet culturel plus que démographique (avec comme effets les plus perceptibles, outre des traces architecturales, le droit et surtout la langue, gros héritage puisqu’elle est porteuse de toute la culture gréco-latine) les troupes romaines en Gaule étaient essentiellement constituées de Gaulois enrôlés et de cavaliers germains.

Il nous faut bien sur maintenant parler des grandes invasions germaniques effectuées sous le pression des Huns (essentiellement 4e au 6e siècle après J.C.) qui ont donné une composante germanique à la France. Les Francs ont occupé le nord de la France, les Alamans l’Alsace et une partie de la Lorraine, les Burgondes ont fondé la Bourgogne et les Wisigoths tout le sud-ouest jusqu’à la Loire. On trouve donc dans l’Ouest de nombreux noms de familles d’origine germanique (exemple : Thoreau : THOR-EAU, fils de Thor; Audouin : ALD-O-WIN, vieil ami; Suaudeau : SU(G)-WALD(EN)EAU, fils d’homme qui gouverne).

Les Francs, peuple conquérant, donnèrent leur nom à notre pays : la France est donc un nom germanique, tout comme Francisque dont pouvait s’enorgueillir François Mitterrand : FRANK/REICH, en allemand ( État des Francs). Le dernier peuplement fut celui de ces Germains du Nord : les Vikings ou les Normands (hommes du Nord) à qui on donna la Normandie. Les longues guerres franco-anglaises furent l’occasion de la présence de nombreuses troupes anglaises sur notre sol qui ne modifièrent en rien la structure ethnique de notre population.

Jusqu’au début du XXe siècle, la population française fut pendant deux ou trois millénaires cette synthèse celto-germanique avant de faire appel pour l’économie au début du XXe siècle et entre les deux guerres, à quelques dizaines de milliers de Belges, Italiens du Nord, Espagnols ou Polonais qui étaient des Européens de culture chrétienne (la Belgique et l’Italie du Nord ayant d’ailleurs déjà fait partie de la Gaule ou des Gaules).

Ce n’est qu’après la deuxième guerre mondiale (surtout dans les années 60-70-80) sous la direction de gouvernements irresponsables qui ont joué avec le feu (avoir une main-d’oeuvre corvéable à merci plutôt que de moderniser l’appareil productif) que la France a connu ce déferlement sans précédent de populations extra-européennes essentiellement africaines qui la menacent dans ses fondements ethno-culturels (avec la complicité perverse de certains intellectuels haïssant leur pays et parfois eux-mêmes).

La France est maintenant confrontée dans les prochaines années à ce défi, aura-t-elle encore la vitalité, vu le matraquage idéologique qu’elle subit en permanence dans les médias, pour contrecarrer cette tendance mortifère ou finir dans les poubelles de l’Histoire comme cela est déjà arrivé à d’autres peuples.

Connaître ses racines, renouer avec ses origines nous rendent plus forts pour ce futur combat contre une conception abstraite, désincarnée et non charnelle de l’homme, héritée de la philosophie des droits de l’homme issue de la Révolution, nomade interchangeable sans passé ni racine.

par Patrice GROS-SUAUDEAU Statisticien – Economiste



La Préférence Nationale est-elle immorale ?
14 avril, 2010, 19:45
Classé dans : plus ou moins philo

Sur cette question, il est dit et écrit parfois des affirmations les plus folles et les plus délirantes. La ligne des droits de l’Homme écrit : « La préférence nationale est contraire à la Loi Française et aux droits de l’Homme ».

Si cela était vrai, des millions de Français seraient en infraction, puisque le recrutement dans la fonction publique est fondé sur ce principe de la préférence nationale.

Ceci est particulièrement vrai dans l’armée, la police, la gendarmerie, l’éducation nationale, l’armement… Le comble du ridicule est atteint lorsque des employés des PTT refusaient de faire parvenir du courrier du Front national car il défendait la préférence nationale. Ces employés s’ils étaient logiques avec eux-mêmes devraient démissionner des PTT, entreprise qui pratique la préférence nationale pour le recrutement comme pour tous les fonctionnaires.

Lorsqu’on est un professeur de gauche, il est certes plus facile de donner des leçons d’humanisme lorsqu’on appartient à une catégorie très protégée, la concurrence, la précarité, (et le chômage) devant être acceptés pour les autres …

La préférence nationale existe aussi dans des moments de la vie d’un individu même parfois sans y penser par son évidence. Pour être un élu de la République il faut être Français. Cette préférence nationale est donc normale et même centrale pour toute nation qui se veut d’exister.

Tous les pays la pratiquent à des degrés divers, en général plus fortement qu’en France.

La préférence nationale au cours de l’Histoire a même été maintenue par le Front Populaire, après avoir été votée par un gouvernement de gauche. La situation économique actuelle et son cortège de chômage autoriseraient pour certains l’extension de la préférence nationale à d’autres secteurs de la vie économique puisque paradoxalement les Français comme nous l’avons vu ne sont pas du tous égaux vis à vis de celle-ci, certains en profitant pleinement ; souvent en plus de ce principe qui les protège de la concurrence étrangère leur statut leur donne souvent une sécurité quasi-totale de l’emploi.

Le traité de Maastricht a voulu substituer à la préférence nationale une autre préférence, la préférence communautaire.

Cela va sans doute créer bien des réactions vis-à-vis des nationaux des différents pays mais le principe d’une préférence de certains hommes sur d’autres n’a pas été écarté. Mais la préférence nationale continuera bien sûr d’exister pour des secteurs entiers de la vie économique française (Front National ou pas).

Il faut donc en finir avec cette hypocrisie qui consiste à dire que les exigences du Front National son immorales, contraires à la loi car en résumant ses idées-forces sont de deux ordres :

1 – la préférence nationale ;

2 – le refus du traité de Maastricht

La première exigence comme nous l’avons vu existe déjà juridiquement et dans les faits.

En période de chômage aggravée, la seule problématique étant son extension et dans quelles proportions. Quant au refus du traité de Maastricht, le parti communiste ainsi que de nombreux hommes politiques de tous partis prennent la même position.

Il serait sain que dans un débat politique, on arrête de définir les propositions de l’adversaire comme étant immorales ou celles du mal, et les siennes représentant le bien, ceci n’ayant aucun fondement tant sur le plan juridique, politique ou philosophique.

Patrice GROS-SUAUDEAU – Statisticien-Economiste.



REFLEXIONS SUR LE LIVRE « LE CHOC DES CIVILISATIONS » de Samuel Huntington (Le Glaive)
14 avril, 2010, 19:41
Classé dans : plus ou moins philo

Il faut commenter ce livre qui est sans doute l’un des plus intéressants depuis l’œuvre « le déclin de l’Occident » de Spengler. Ce livre est manifestement le résultat d’une réflexion de plusieurs dizaines d’années d’un homme entouré de collaborateurs. Lorsqu’on le lit attentivement, la thèse de Fukuyama sur la fin de l’Histoire semble à côté bien légère, lecture faussement brillante de Hegel.

Certains rejettent la thèse du choc des civilisations comme un gadget car c’est une vision conflictuelle de l’homme ou des hommes entre eux. Cela ne cadre pas avec la pensée unique du village global composé de citoyens du monde.

Pour eux, les hommes sont interdépendants, donc ne peuvent s’opposer comme si chacun n’avait pas fait l’expérience dans sa vie qu’on est souvent plus interdépendant de son ennemi que de son ami. Huntington a répertorié tous les conflits qui ont existé sur la planète depuis la fin de la seconde guerre mondiale et surtout depuis la fin de la guerre froide et on retrouve pratiquement toujours des conflits entre civilisations. Lorsque François Mitterrand déclarait « le nationalisme, c’est la guerre » on a là une réflexion caractéristique d’un homme qui pensait le monde avec une ou deux générations de retard, encore prisonnier intellectuellement de son passé. Il n’y a plus de guerres entre nations en tant que telles, mais entre civilisations qui s’entrechoquent.

Pour Huntington, l’homme est défini par sa race, sa religion, sa culture et civilisation. Le critère le plus important selon lui est la religion, en tout cas des déterminismes autrement plus puissants que ceux de Bourdieu. Cette idée n’est pas nouvelle ni vraiment originale. Ce n’est certes pas ce qu’on apprend à l’école de la République qui a toujours nié les origines en voulant construire de façon artificielle un homme abstrait.

Les alliances ou les affinités se font donc sur ces critères. C’est le « Je préfère mes sœurs à mes cousines » de Le Pen à une dimension planétaire. La construction européenne se fait sur des critères d’affinités culturelles plus que sur des critères purement économiques.

 La fin des idéologies politiques et non de l’Histoire ne fait que renforcer la thèse de Huntington. La guerre froide Est-Ouest n’a fait que masquer pendant très longtemps des mouvements antagonistes plus fondamentaux. Ou alors faut-il penser comme Heidegger que les religions ne sont que des idéologies.

La critique que l’on peut faire à ce livre est que l’auteur a tendance à réduire l’Occident à l’Europe (surtout de l’Ouest et centrale) et à l’Amérique du Nord.

Pourtant en Amérique du Sud, on peut considérer que certains pays par l’origine de leur population, leur culture et religion appartiennent à l’Occident ou en sont très proches. Quant au monde slavo-orthodoxe, la seule guerre qui fut sanglante avec l’Occident, fut le conflit serbo-croate, heureusement terminé.

Par ses productions culturelles, scientifiques ou artistiques, la Russie a enrichi le patrimoine culturel de l’Occident. Il y a certes un pôle slavo-orthodoxe, longtemps imprégné par le marxisme qui venait de l’Occident, dominé par la Russie mais la différence qui serait basée sur la religion orthodoxe est-elle si forte ? Les Grecs orthodoxes appartiennent à un pays qui est le berceau de l’Occident.

Ceci pose la question ontologique que ne pose peutêtre pas assez Huntington : qu’est-ce que l’être de l’Occident ?

La technologie, le confort matériel ou la licence des mœurs ? ou plus profondément un rapport au savoir hérité des Grecs qui s’oppose aux mythes et aux religions. Ce rapport peut-être scientifique depuis Aristote, philosophique depuis Platon et les pré socratiques. Ce rapport au savoir a permis notre développement technologique et économique. L’Occident est aussi l’importance accordée à l’individu héritée du christianisme et que l’on trouve sous formes diverses dans différents courants politiques et philosophiques : l’anarchisme, le libéralisme et la théorie kantienne, la pensée de Nietzsche et celle de Barres lorsqu’il écrivait « le culte de moi ».

Toutes ces valeurs différent en général de celles de la civilisation asiatique et surtout de l’Islam.

Ces deux civilisations peuvent même s’opposer fortement à l’Occident. Comme le souligne l’auteur américain, l’Islam monte en puissance en raison de sa démographie qu’elle peut exporter, et de la richesse de certains pays producteurs de pétrole. Quant à l’Asie, la réussite économique de nombreux de ses pays, lui permet de plus en plus de rejeter les valeurs occidentales.

Au passage, Huntington ne donne pas beaucoup d’importance à la distinction politiquement correcte entre Islam et Islamisme l’un étant contenu dans l’autre. Mais la grande puissance qui pourra rivaliser avec les États-Unis sera la Chine à la fin du siècle. Les Chinois se définissent eux-mêmes par la race, le sang, la langue, définition de soi qui en rappelle une autre aux Européens.

Pour l’auteur, il n’y a pas de valeurs universelles.

Une civilisation exporte ses valeurs qu’elle objective ou universalise lorsqu’elle a la force économique et militaire pour le faire. Les pays musulmans et asiatiques rejettent donc par leur montée en puissance de plus en plus nos valeurs.

Huntington aborde peu la question de l’immigration même s’il en parle parfois.

Pourtant celle-ci a constitué à créer le choc des civilisations sur le propre sol de l’Occident. Pourquoi notre civilisation occidentale a-t-elle fabriqué sa propre libanisation ?

Les États-Unis étant la puissance la plus forte économiquement et militairement ont imposé les valeurs du melting-pot aux pays européens qui ne le connaissaient pas sans tenir compte des problèmes conflictuels qui pourraient en résulter. On assiste à ce propos à une résurgence de l’Islam dans les banlieues. Le discours des jeunes est donc celui-ci : « Nous sommes musulmans, notre civilisation est supérieure, nous ne serons jamais vous, c’est-à-dire ni des Français, ni des Occidentaux, ni même pour reprendre une terminologie de gauche, des citoyens de la citoyenneté ». La France s’est aussi libanisée sur fond idéologique républicain, laïque, libéral et antiraciste.

On a aussi beaucoup manipulé la jeunesse en utilisant ses bons sentiments et sa naïveté. Le moule de l’école républicaine ne fonctionne plus depuis longtemps.

On peut même dire que l’immigration a plus détruit l’école de la république que celle-ci a transformé les immigrés en citoyens français.

La France est donc en son cœur confrontée à ce choc des civilisations et il ne sert à rien de le nier par aveuglement idéologique. Ce sera son futur défi. Une société multi-culturelle et même multi-civilisationnelle devient fatalement multi-conflictuelle. Le livre de Samuel Huntington, si on prend la peine de le lire même de façon très critique est là pour nous ouvrir les yeux. Ce questionnement fondamental devrait faire partie du débat pendant la campagne européenne.

par Patrice GROS-SUAUDEAU



Immigration et mondialisation (Écrits de Paris)
13 avril, 2010, 19:27
Classé dans : immigration

LORSQU’UN jour on questionna Christian Sautter sur la construction européenne et la mondialisation, le ministre de l’Economie de l’époque répondit que les opposants étaient ceux qui auraient été les partisans de Pétain. Il aurait pu continuer « Vichy, la collaboration, la milice, Darnand, Papon, Bousquet, les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, la rafle du Vel’ d’hiv, Drancy… » Ce genre d’argument empêche très rapidement toute discussion.

L’immigration maintenant fait partie de la mondialisation. Ceci est dû à la circulation accélérée des marchandises et des hommes. Elle est totalement liée au libéralisme mondialisé. L’économie est au service de l’économie et non au service d’un peuple ou d’une nation. Quant aux hommes… Elle est la finalité suprême. Qu’importe si les peuples européens disparaissent, il faut que les taux de croissance soient les mêmes comme l’a proposé Alain Juppé.

D’ailleurs on ne dit plus le mot Français, on dit «citoyen» ou «républicain» comme le répétait à l’envi Catherine Tasca dans une émission télévisée. Le terme « Français de souche » était parait-il discriminatoire, le mot «Français» devient gênant pour les immigrés et notre époque mondialiste. On a proposé de faire venir en Europe 159 millions d’immigrés. On croyait à une exagération, une provocation. Maintenant on parle de 700 millions, La première étape consistait donc à faire l’intégration européenne, la deuxième étape consiste à supprimer les Européens. Les élites européennes et occidentales deviennent complètement folles. Le terme «Européen» devra comme «Français» disparaître car il a une connotation raciale ou culturelle. Il ne sera plus guère pertinent de l’utiliser pour les nouveaux habitants de l’Europe géographique.

Non seulement on ne parle plus de politique nataliste, de la pérennité d’un peuple ou d’un pays mais on ne parle même plus d’une nouvelle organisation de la formation professionnelle. Il suffit de faire venir des travailleurs formés ailleurs, au détriment de l’avenir économique des pays d’origine. Nos élites libérales mondialisées répondent en chœur à chaque question qui se pose :

« Comment résoudre la baisse de la natalité ? » – l’immigration.

« Comment faire lorsque dans un secteur il manque quelques travailleurs (que l’on pourrait en général très facilement trouver en France) ? » – l’immigration.

« Comment résoudre les retraites ? » – l’immigration.

Ceci est dit avec un cynisme effroyable et la perversité de perpétuellement détruire ce qui fonde avant tout un pays, c’est-à-dire ses femmes et ses hommes qui transmettent un patrimoine de génération en génération.

Toute l’histoire prouve que le développement économique a été essentiellement liée au progrès technique et non à l’appel d’une main-d’œuvre massive et non qualifiée. Il faut d’ailleurs rappeler qu’on a abaissé la semaine de travail à 35 heures. Quant à l’immigration, il faut savoir que 5 % seulement des immigrés actuels viennent pour des raisons liées à un travail. Le slogan « les immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire » est totalement faux depuis longtemps. Les partisans acharnés de l’immigration actuelle veulent lui substituer « les immigrés font le travail que les Français ne peuvent pas faire », formule liée à une immigration dite de «qualité». Les Français sont-ils aussi stupides pour ne pouvoir exercer certains travaux qualifiés ou nos responsables politiques sont-ils aussi limités pour ne pouvoir anticiper les futurs besoins et en organiser la formation professionnelle adéquate ?

Les réponses que proposent ces «experts» de l’immigration ne sont que des réponses perverses s’appuyant sur des soubassements politiques et idéologiques, la plupart du temps troubles et non avouables, où se mélangent la haine de soi, l’humanitarisme et une vision de l’homme néantisante, des restes de tiers-mondisme.

Patrice GROS-SUAUDEAU



L’IMMIGRATION A-T-ELLE ENCORE UN INTERET ECONOMIQUE (Le Glaive)
13 avril, 2010, 10:59
Classé dans : économie et finance,immigration

L’époque actuelle est celle de la mondialisation. Tout le monde sait cela mais n’a pas encore conscience que cela a changé la perception et le rôle de l’immigration. Les entreprises délocalisent là où la main d’œuvre est la moins chère. Les multinationales, négriers des temps modernes, ont compris cela depuis longtemps et savent très bien que les immigrés sont donc moins chers chez eux plutôt que chez nous. Tout immigré lorsqu’il entre en France ou en Europe, bénéficie du système social en place et devient par le fait même trop cher, en tout cas beaucoup plus cher que celui qui est resté sur place. Il n’y a donc plus aucun intérêt économique (en admettant qu’il y en ait eu) pour un pays comme la France de faire venir une main d’œuvre massive non qualifiée comme on continue de le faire. De plus, les entreprises qui-ne-délocalisent-pas licencient, pour rester compétitives, la main d’œuvre non qualifiée en automatisant et font donc appel à une main d’œuvre plus qualifiée. Les immigrés n’intéressent donc plus les négriers puisqu’ils délocalisent. On a donc voulu substituer au vieux slogan éculé : « Les immigrés font le travail que les Français ne veulent pas faire » un slogan tout aussi creux : « Les immigrés font le travail que les Français ne peuvent pas faire » comme si les Français étaient trop bêtes pour faire certains travaux ou le pouvoir politique trop stupide pour anticiper les besoins professionnels de la France.

A propos de l’immigration pour des raisons idéologiques, on a dit tout et le contraire de tout pour la faire accepter par les Français. Actuellement en France entrent les «bac moins 5» et sortent les «bac plus 5» comme l’écrivait Nicolas Baverez dans son livre « La France qui tombe ».

La politique se faisant malheureusement à coup de slogans, certains répètent celui-ci : « les immigrés paieront les caisses de retraites » alors que plus de 90% des immigrés qui entrent en France sont à la charge de la collectivité et sans emploi. Comment peuvent-ils participer aux caisses de retraite ? Tout cela représente des sommes considérables qui pourraient être utilisées pour autre chose (recherche, investissement…)

La politique de l’immigration massive a été décidée dans les années soixante pour peser sur les salaires. D’autres pays avaient fait un autre choix puisque comme le soulignait Paul Lambert, le Japon par exemple avait pratiqué l’immigration zéro forçant le patronat japonais à moderniser l’appareil productif et ne pas recourir à la facilité de l’appel à l’immigration. Le résultat a été celui-ci : le Japon, qui dans les années cinquante avait une économie inférieure à la nôtre, nous a surpassés dans l’absolu. Sans immigration, par sa modernisation, le Japon a connu des taux de croissance de 10% l’an. Cet exemple montre que des choix politiques autres sont toujours possibles.

Pourquoi, puisque l’immigration n’est plus une nécessité, connaît-on encore celle-ci sous sa forme massive : 200 000, 300 000 personnes chaque année comme si cela était une fatalité ou une nouvelle norme dictée par qui ? l’ONU ? Bruxelles ? Alors que la France est lourdement endettée, (mille milliards d’euros) cela pèse sur notre économie. A côté, le chiffre de quelques milliers de fonctionnaires que l’on voudrait supprimer semble bien léger.

Les fondements politiques de l’immigration sont masqués idéologiquement. Veut-on à tout prix détruire les vieux peuples européens ? Les lendemains qui chantent se trouvent-ils dans les banlieues ? A-t-on envie d’y chanter « le temps des cerises » ? II faudrait demander leur avis aux Français de souche qui y vivent comme aux Français de confession juive. La France, dans un contexte de mondialisation impitoyable où ne s’en sortiront en Occident que les pays les plus performants ou les plus qualifiés, doit donc repenser totalement sa politique d’immigration.

La survie du peuple français est liée plus que jamais à sa survie économique.

par Patrice GROS-SUAUDEAU 2004



L’ÉCONOMIE DÉTRUIT L’ÉTAT-NATION (Le Glaive)
13 avril, 2010, 10:46
Classé dans : économie et finance

La pensée est devenue unique – parait-il – et l’on peut même dire qu’elle est devenue économique et d’un seul courant. Le seul mot d’ordre actuel est la destruction de tout esprit national et cela passe par la machine de guerre économique.

La France, plus vieil État-Nation de l’Occident, a toujours eu une politique économique organisée dans un cadre national depuis les rois, et en particulier Louis XIV, jusqu’au général De Gaulle qui était animé du volontarisme économique le plus solide : plan calcul pour l’informatique, programme spatial, armement nucléaire le plus moderne, aérospatiale…

Depuis Pompidou, ancien directeur de la banque Rothschild, et Giscard, sans discontinuer, les gouvernements n’ont fait qu’organiser le démantèlement économique de la France pour la soumettre aux «lois» du marché mondial.

Les capitaux, la Finance internationale sont les maîtres de l’économie. L’emploi n’est plus une priorité et, l’on pourrait même dire, qu’il est le dernier des soucis. Vis à vis de celui-ci n’existe que le pieux discours sur la baisse des charges, la flexibilité des salaires ou le discours infantile d’Alain Madelin « si le libéralisme était vraiment appliqué, tout irait mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Mais en fin de compte seule compte la bonne santé des marchés financiers.

L’État ne peut plus intervenir dans un cadre national. D’ailleurs tous les outils qui étaient à sa disposition lui sont enlevés les uns après les autres.

La Banque de France n’existe plus et la Banque Centrale européenne est indépendante des gouvernements. Toute politique monétaire est donc extrêmement limitée. Quant à la politique budgétaire, les fameux critères de Maastricht l’anéantissent presque totalement.

L’État de régulateur devient même dérégulateur. La croissance et la création d’emplois ne sont plus des objectifs dans une économie sous la domination des marchés financiers.

Le productif est soumis au financier. On ne raisonne qu’à travers la sphère monétaire et non plus celle réelle des biens et des personnes. Ceci est bien sur totalement contraire à l’intérêt réel des agents économiques, à part celui de quelques financiers. La pensée keynésienne de régulation, qui a fait ses preuves, qui s’effectuait très bien dans un cadre national et avait comme objectif une augmentation des biens et de l’emploi (donc du bien-être économique), n’a plus de raison d’être dans le contexte économique actuel sauf pour des pays qui ont gardé leur souveraineté comme les États Unis, le Japon, la Norvège, la Suisse et dans une certaine mesure la Grande Bretagne (pays qui ont tous moins de chômage).

Cette pensée unique qui se veut irremplaçable est bien sûr fondée sur des prémisses idéologiques de la fin des États-Nations où tout ce qui peut rappeler l’idée d’une vision nationale est à bannir. L’Euro fait partie de cette logique puisque les nations n’ont même plus leur propre monnaie et seront complètement immergées dans les mécanismes financiers internationaux. De Gaulle disait souvent : « l’intendance suivra ». Maintenant il faut inverser cette, phrase : c’est à partir de l’économie que les États-Nations et leurs structures seront détruits de façon inexorable. Jacques Chirac, comme les socialistes, a totalement accepté cette nouvelle pensée économique.

Un changement de politique ne pourra s’effectuer que par un changement des hommes politiques en place et par un renouveau total de la classe politique et des partis. Les Français par un sursaut de survie pourront alors empêcher la destruction et la mort de leur nation. Ceci serait même avantageux sur le plan économique, car la France aurait de nouveau le choix de la croissance et du plein emploi. Les années où la France était souveraine correspondent aux périodes de forte croissance et de plein emploi. La construction européenne s’est accompagnée, elle, d’une croissance de plus en plus faible et d’un taux de chômage de plus en plus grand. Ce changement est d’autant plus réalisable que la France est, quoi qu’on dise, la 5° puissance industrielle mondiale et n’est pas du tout le nain économique qui nous est décrit par les «anéantisseurs» de notre pays qui cherchent à tout prix des raisons et des prétextes pour accélérer sa disparition et la faire accepter par les Français eux-mêmes. La pensée qui se veut unique n’est pas du tout incontournable mais est un choix idéologique. D’autres choix sont possibles tout en restant dans des cadres nationaux et d’échanges réciproques. La France peut très bien continuer à exister au milieu des autres pays européens sans disparaître.

Mais ceci ne se fera pas grâce à un gouvernement socialiste qui a complètement accepté la logique de la mondialisation. La seule différence avec la droite est qu’il met un léger baume de social.

Il faut donc une rupture totale grâce à un parti qui prône de nouveau une France souveraine, tant sur le plan politique qu’économique.

par Patrice GROS – SUAUDEAU Statisticien – Économiste  1997



Sarkozy : an II (La crise)
12 avril, 2010, 20:08
Classé dans : politique politicienne

Le 11 novembre, on a vu «not» président parader pour commémorer le sacrifice de nos poilus. Cela fait bizarre, sans vouloir faire passéiste, de voir quelqu’un dont les ancêtres à l’époque dans l’armée austro-hongroise avaient tiré sur les Français, représenter cette geste héroïque qui fait que nous sommes restés nous-mêmes après cette guerre au prix d’un sacrifice inouï. Le Gaulois a physiquement repoussé l’envahisseur.

Il faut parait-il aller de l’avant mais on ne pouvait quand même s’empêcher d’y penser. Sarkozy : symbole de l’homme interchangeable, sans passé, sans racines.

Au passage, cela ne nous empêche pas de rendre hommage aux Hongrois qui ont combattu pour la France pendant la guerre d’Algérie. De tous façons le comportement de Sarkozy est d’une limpidité totale, guère difficile à décrypter : utiliser chaque enterrement, catastrophe, commémoration, crise pour s’y mettre au centre et jouir sans entrave (comme dirait Cohn-Bendit) à croire être le maître du monde.

Pendant la campagne électorale de 2007, Sarkozy voulait mettre la France au pas de l’ultralibéralisme à l’américaine, celui des États-Unis qu’il a toujours admiré avec un goût douteux. On allait voir ce qu’on allait voir : privatiser à tout va, déréguler, licencier les fonctionnaires de l’armée, de la justice, … bref mettre la France au pas de la mondialisation et du capitalisme financier.

Heureusement que ce programme n’a été qu’un tout petit peu appliqué car il aurait conduit à la même catastrophe qu’aux États-Unis.

La France est actuellement plus ou moins protégée par son inertie et sa résistance au libéralisme, tout ce que voulait combattre Sarkozy. Maintenant Sarkozy, tout honte bue, fait répéter à tous les lèche-bottes de l’UMP qu’il a sauvé l’économie française tout en disant exactement le contraire de ce qu’il avait toujours déclaré jusqu’à maintenant, et ce pourquoi il avait été élu. Bravo, non à Sarkozy, mais à ceux qui s’occupent de sa communication.

Sur l’Europe, il a voulu faire passer à tout prix le traité de Lisbonne, qui ne faisait qu’installer l’ultralibéralisme en France via l’Europe de Bruxelles. Sarkozy pour arriver n’a toujours fait qu’obéir à l’idéologie dominante du FMI, de l’OMC et de la Banque Mondiale, c’est à dire ce que l’on appelle aussi le néo-libéralisme. Il continue la politique d’immigration imposée par les instances internationales liées aux dictats du consensus de Washington et de Davos.

La crise actuelle n’aura fait qu’écrouler cet édifice en fin de compte fragile.

Quant à Carla Bruni, elle prend de plus en plus de place dans l’espace politique et sur le plan culturel en faisant baigner notre pays dans une pensée gauchiste à trois francs (ou trois euros ou trois lires). On finit par se demander qui dans le couple présidentiel domine qui ! Carla se mêle de tout : la terroriste italienne, la discrimination positive, critique Berlusconi et parle même au nom de la France : « La France est ravie de l’élection de Barack Obama ».

Cette femme, née dans le luxe, qui au cours de sa vie n’a jamais travaillé, passé un diplôme ou un examen, joue aux maîtres-penseurs et aux autorités morales de la gauche, idées d’ailleurs à l’opposé de l’électorat de celui qu’on appelle son mari.

Le culte du fric prôné cyniquement par le couple présidentiel n’a abouti qu’à un désastre intellectuel et culturel et comble actuel aurait pu aboutir à un véritable désastre économique. Mais cela lui importe peu, l’essentiel étant d’avoir été élu président.

Patrice GROS-SUAUDEAU


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