La politique en textes !

Socialisme : féminisation des valeurs et homosexualité
6 avril, 2010, 20:03
Classé dans : plus ou moins philo

Il est des rapprochements troublants : par exemple les socialistes et les homosexuels ont la même couleur pour représenter leur drapeau: le rose. Est-ce un hasard malencontreux ou cela a-t-il une signification ? En tout cas l’homosexualité a toujours été un cheval de bataille que les socialistes français ont toujours enfourché avec une ardeur non feinte. Dans les manifestations socialistes et homosexuels ont toujours marché d’un même pas la main dans la main si l’on ose dire.

Ils ont de nombreux points communs au delà du pourrissement des valeurs et de la désintégration du pays qu’ils appellent de leurs voeux.

Actuellement rien ne leur semble plus urgent à leurs yeux que de régulariser des unions homosexuelles alors que la plupart des couples hétéros ne songent même plus à le faire. On se rappelle de la fameuse affiche socialiste qui représentait un homme nu pour une campagne électorale. Représentation qui n’avait rien d’une statue grecque mais où l’homme était là de façon ridicule. Le ministre qui a régné sur la culture socialiste pendant plus de dix ans était à l’époque Jack Lang (l’homme aux chemises roses et au col mao) et il n’a jamais dégagé une virilité débordante tant sur le plan physique, intellectuel ou psychologique.

Les ministres de droite qui l’ont succédé n’ont rien fait de mieux que de l’imiter comme un modèle absolu et indépassable en particulier Douste-Blazy dont la période ne fut pas vraiment celle d’une revirilisation de la culture.

Au parti socialiste la grande critique que faisait Pierre Bergé à Lionel Jospin était sans doute de ne pas être assez féminisé, ne pas faire assez homo, assez «métèque». On se rappelle aussi des diatribes de Bernard Kouchner qui comparait l’homme mâle à Satan.

L’homosexualité est donc une obsession chez les socialistes que l’on décèle même chez leurs femmes politiques. Les déclarations d’Edith Cresson n’étaient pas tout à fait fausses lorsqu’elle disait que le fait homosexuel est plus important en Europe du Nord que du Sud.

Mais il faut souligner qu’il n’a pas la même signification. Dans notre pays il est synonyme de mépris de soi, de rabaissement et de pourrissement de tout. Il suffit de voir le film de Cyril Collard « les nuits fauves » où l’homme blanc est rabaissé au niveau le plus bas. Ce film culte de la culture socialiste française résuma à lui seul tout le ministère de Jack Lang. On était certes à des années lumière des films ouvriéristes du cinéma soviétique.

S’il n’est pas homo, l’homme prôné par l’idéal socialiste doit être l’homme mollasse, avachi genre François Hollande, opposé au type guerrier. La plupart des hommes politiques actuels sont souvent très féminisés. Les valeurs socialistes sont devenues fondamentalement fémino-homosexuelles.

Cette féminisation du monde et des valeurs a été comme la bien vu Nietzsche commencé par Rousseau qui est sans doute actuellement le penseur le plus proche de la gauche actuelle écolo-socialiste, beaucoup plus que Marx. Avec Rousseau l’humanité a changé de sexe. L’écrivain aimait les femmes non en tant qu’homme mais comme ‘une femme avec un corps d’homme se sentant beaucoup d’affinités avec l’univers féminin. Il était aussi l’homme du ressentiment qui cherche la cause de son état misérable d’homme rancunier dans les classes dominantes.

Mais même la bonne vieille thématique de la lutte des classes qui avait quelque chose de conflictuel et de vivifiant a pratiquement disparu. Une fois ôtée, il reste à la gauche française que la sensiblerie et gémir à longueur de temps. Il faut perpétuellement pleurnicher sur la période d’esclavage des noirs, des camps de concentration, du tiers-monde, des immigrés, des sans papiers … faire repentance tous les quatre matins (relent de l’autocritique soviétique). On en viendra sans doute à faire repentance d’avoir fait repentance. Certains hommes politiques dits de droite aux nerfs fragiles comme Gilles de Robien en viennent même à craquer par contagion. Quant à l’Eglise on attend toujours qu’elle fasse repentance pour la condamnation à mort de Jeanne d’Arc.

Les socialistes français veulent parait-il plus de femmes parmi les élus, mais cela semble bien inutile vue la féminisation intellectuelle et psychologique des hommes politiques actuels. Cela n’apporterait pas grand-chose de plus pour eux-mêmes et leurs idées.

Face à tout ceci, le mouvement de la droite nationale prône de nouveau la masculinité et la revirilisation de la culture et des valeurs. Il faut sortir enfin de la pensée rousseauiste qui, comme par hasard, est au programme du bac pour les lycéens sans doute pour un peu plus décerveler notre jeunesse.

Avec cette pensée écolo-socialiste la France a perdu toute faculté de préservation et d’esprit combatif face aux défis qu’elle connaît. L’Europe des fédérastes, idée molle et avachie ne pouvait que séduire la gauche socialiste et les partis du centre qui veulent l’épurement de toutes les entités et des caractères. On a d’ailleurs une curieuse conception de l’Europe de la Paix quand, dans le même temps, on édifie de véritables ghettos dans les banlieues au nom de l’idéologie, qui seront de véritables poudrières pour demain.

De la sensiblerie ne naissent que la faiblesse et le dépérissement de soi. L’homme blanc doit redevenir le guerrier qu’il a été dans son Histoire. Cela semble de nouveau possible avec le renouveau national auquel on assiste.

PATRICE GROS-SUAUDEAU



La faillite du capitalisme financier
6 avril, 2010, 18:15
Classé dans : économie et finance

Il existe en économie comme ailleurs une grande part de métaphysique puisque certains croient à la régulation du marché comme d’autres croient en Dieu. L’économie définit aussi le bien et le mal, le mal étant pour les libéraux l’intervention de l’Etat, le bien étant sa non intervention. Pour les keynésiens et les marxistes c’est l’inverse. La différence entre les marxistes et les keynésiens étant que les premiers souhaitent que le capitalisme meure alors que les seconds font intervenir l’état pour justement qu’il ne meure pas.

En tout cas, on peut dire que cette crise est une victoire pour les keynésiens qui n’ont jamais cru à l’auto régulation du capitalisme ou du marché.

La finance est devenue complètement folle et déconnectée de la sphère réelle. Les traders et les spéculateurs ne songent qu’à créer de la monnaie à partir de la monnaie pour eux-mêmes sans créer le moindre bien ou service. Il faut arrêter d’admirer béatement les traders et les spéculateurs et les prendre pour ce qu’ils sont: des parasites du système économique. La société paie des écoles prestigieuses pour leur formation et cela ne sert qu’à leur enrichissement personnel sans contrepartie.

Le capitalisme financier où pratiquement tout va aux actionnaires et aux dirigeants a montré ses limites.

La finance n’est agissante sur la sphère réelle que pour produire des délocalisations et des licenciements. Les salariés qui sont de très loin les agents économiques les plus nombreux vont fatalement demander aux politiques un changement du cadre institutionnel du capitalisme actuel.

Les propositions de Ségolène Royal qui veut interdire les délocalisations et les licenciements montrent que la gauche ne veut pas se laisser déborder par l’extrême gauche. On assiste à une surenchère électorale venant de ces deux courants.

Sarkozy comme à ses habitudes joue une partition cynique absolue. Après avoir été le chantre du néo-libéralisme le plus achevé, il trouve maintenant des vertus à l’état. Sa carrière politique n’a été jalonnée que de courbettes aux représentants du capitalisme financier. En bon démagogue, il a claironné qu’il fallait sanctionner les coupables alors que la crise n’est que l’aboutissement ultime de la logique du capitalisme financier dont il a été un des acteurs politiques. Enfin, passons.

Il faut complètement redéfinir les règles financières. Sortir des 15% (ROE) de retour sur les capitaux propres.

L’Etat doit contrôler les institutions financières. Revenir à cette définition hégélienne de l’état au service de l’intérêt collectif. Les propositions de Ségolène Royal (interdiction des délocalisations et des licenciements) qui semblent de nos jours excessives finiront par s’imposer si la masse des salariés exclus de l’économie devient trop importante.

Toute crise économique a des répercussions électorales. L’Europe de Bruxelles qui avait accepté les normes comptables d’inspiration anglo-saxonne montre à quel point la construction européenne n’a servi qu’à accélérer la mondialisation et à mettre en place le néolibéralisme et toutes ses dérives.

Il faut redéfinir le partage actionnaires-salariés-investissement.

Le protectionnisme qui fait tant peur à certains (surtout les financiers) peut s’envisager à condition qu’il soit intelligent (comme en Chine). Le nationalisme économique a ses vertus pour le développement d’un pays, la Chine et la Russie en étant les parfaits exemples. Cela peut être le moteur d’une réelle politique industrielle qui stoppera la désindustrialisation de notre pays. L’économie doit être au service de l’ensemble d’un peuple et non au service de quelques-uns. On assiste à une paupérisation des classes moyennes qui sont pourtant le socle d’un pays.

La crise financière n’est que la conséquence des délocalisations industrielles et autres. Lorsque la croissance devient faible ou quasi-nulle, les ménages ont de grandes difficultés à rembourser leurs emprunts. La crise financière est une crise de la mondialisation. Les fanatiques du libéralisme voulaient faire inscrire dans la constitution l’interdiction des déficits budgétaires (c’était la première fois qu’on voulait mettre dans la constitution une théorie économique parmi d’autres).

Les libéraux au pouvoir sont maintenant les premiers à organiser un déficit public gigantesque pour sauver le libéralisme! La question qui se pose à certains, la France a-t-elle intérêt à sortir de l’Europe et de ses règles non libérales. On le fait déjà en partie lorsqu’on met actuellement de côté les critères de Maastricht. Il est amusant de constater que Sarkozy qui voulait à tout prix faire passer le traité d’Amsterdam remet en question le traité de Maastricht.

Entre le communisme et le néo-libéralisme, il n’y a pas rien, le néo-libéralisme n’étant que la dictature des financiers.

Patrice GROS-SUAUDEAU



Le libéralisme ou la fin de l’Occident
6 avril, 2010, 17:50
Classé dans : économie et finance,politico-historique

Le libéralisme est l’idéologie qui s’est imposée à toute l’Europe et à une grande partie de la planète. C’est pourtant l’idéologie la plus dangereuse pour l’homme blanc et sera peut-être le tombeau de l’Europe et de l’Occident.

L’Américano-chinois Fukuyama avait annoncé selon une lecture hégélienne la fin de l’Histoire, le libéralisme s’imposant partout après les grandes parenthèses du fascisme et du communisme. Mais Histoire et Occident sont les mêmes termes. Annoncer la fin de l’Histoire consiste donc à annoncer la fin de l’Occident. Pour se légitimer, le libéralisme rappelle de façon incessante les millions de morts du nazisme et du communisme alors que lui-même réduit dans chaque pays des millions d’hommes à l’état de sous-hommes économiques. Il détruit dans le même temps les êtres nationaux d’Europe qui ont toujours constitué l’essence de l’Occident. L’homme n’est défini que comme producteur et consommateur c’est à dire comme néant. L’homme n’est plus défini dans son historicité et n’appartient plus à une communauté historique. Il est complètement atomisé.

L’être-là du Dasein heideggerien est réduit à un livreur de pizzas. La société libérale secrète une absence totale de spiritualité. Elle génère donc en contrepartie le développement des sectes.

Il est significatif que le fils du libéral Jean-François Revel se soit converti au bouddhisme; il ne pouvait être qu’en manque spirituel. Il a donc fallu qu’il trahisse l’Occident. Le libéralisme détruit toute pensée politique qui devient inutile, et même la pensée tout court. Il n’engendre sur le plan artistique et culturel que la fadeur, la laideur, et la médiocrité. Guy Sorman se félicitait de la suppression des frontières dans notre monde libéral, mais à quoi servira-t-il de voyager si c’est pour voir partout la même uniformité. Les frontières protégeaient aussi les différences.

Lorsque les hommes politiques actuels écrivent des livres, ils traitent d’un personnage historique ce qui est la preuve qu’ils n’ont rien à dire, plus de projet politique et que la pensée politique n’existe plus. Ces livres ne servent que de faire-valoir et à créer un semblant de légitimité pour des médiocres.

Le libéralisme est sans enracinement, sans aspérité, lisse comme le visage et le brushing d’Alain Madelin. Tout est subordonné à l’économique. Il ne sert à rien de pratiquer une politique nataliste et de la famille. Il suffit de faire venir des immigrés qui sont moins chers. Les différences d’êtres entre les hommes sont niées. En prônant le métissage des peuples et des races on détruit l’homme blanc qui est l’être de l’Occident.

La fin de l’Histoire est la fin du conflit des êtres. Le libéralisme veut installer l’idéal misérabiliste de la sécurité bourgeoise sans conflits. On détruit donc les êtres pour qu’ils ne s’opposent plus.

Le libéralisme a dissous la gauche et même l’extrême gauche qui sont à son service.

Toutes les luttes ouvrières sont réduites à néant puisqu’une usine peut à tout moment délocaliser ou faire appel à l’immigration. Les luttes syndicales semblent bien dérisoires dans un contexte de libéralisme mondialisé.

On trouvera toujours un pays aux coûts salariaux moindre et un immigré plus immigré qu’un autre, plus soumis. La gauche et l’extrême gauche en sont réduits à défendre de façon hystérique les droits de l’homme qui ne sont que l’armature idéologique et juridique du libéralisme. Les hommes ne sont que des abstractions sans historicité et interchangeables surtout lorsqu’ils sont moins chers et demandent moins de garanties sociales. L’extrême gauche devance les désirs du libéralisme en réclamant toujours plus d’immigrés.

Le libéralisme est la doctrine imposée par le pays le plus puissant actuellement, les États-Unis qui ne représentent plus l’essence de l’Occident. Si le libéralisme est en train de dissoudre l’Europe, il n’a pas dissous des entités plus fortes comme l’Islam ou l’entité asiatique représentée par la Chine. Les États-Unis comme Alexandre Del Valle l’a montré, font alliance avec l’Islam contre l’Europe. Un peuple refuse de disparaître et de se soumettre à l’Ordre mondial. Il doit donc s’opposer de façon la plus absolue au libéralisme qui n’est que la forme la plus hideuse du capitalisme.

PATRICE GROS-SUAUDEAU



LA RÉPUBLIQUE -Le Glaive sept-oct-1998
5 avril, 2010, 19:23
Classé dans : politico-historique

En 1965, le général de Gaulle vint à Saumur pour une visite officielle. J’étais à l’époque un gamin en culotte courte, été comme hiver. On était peu de temps après la guerre d’Algérie et de peur d’un attentat de la part de l’O.A.S. on avait mis des policiers en uniforme et en civil à tous les mètres, sur les toits. Ce jour là ma mère m’avait donné ma veste bleu-marine, une chemise blanche, ma cravate écossaise, une paire de gants, pour aller écouter le général.

A la fin du discours, cela finissait par « Vive la République, vive la France » et le Président d’entonner une Marseillaise tonitruante reprise par la foule. Le terme République semblait formel, tout petit et on n’insistait pas beaucoup sur ce qu’il pouvait représenter. En revanche, ce qui, de façon évidente paraissait très important, était la France. Quant aux droits de l’homme, on n’en parlait pratiquement jamais.

Maintenant la gauche utilise sans cesse le mot République en y incluant bien sûr ceux qui sont politiquement corrects. Par contre ceux qui sont contre l’immigration (puisqu’actuellement la France n’en a pas besoin économiquement), ceux qui sont contre la dissolution et la désintégration de la France dans l’Europe d’Amsterdam sont traités de racistes et de xénophobes et sont donc contre la République. L’astuce des idéologues est d’utiliser des mots au sens flou pour la population et de les tordre à leur guise. Les Français par leur éducation ont appris à l’école à respecter le mot République et tout ce qui est considéré comme non républicain par les faiseurs d’opinion ne peut-être que mal. On a donc droit à cette distinction très lourde et totalement artificielle entre la droite républicaine et l’autre, la méchante, la nôtre. De façon curieuse, cette distinction est reprise par ceux qui se disent gaullistes !

De Gaulle, de façon manifeste, aurait été contre l’Europe d’Amsterdam supranationale. Il serait maintenant traité de xénophobe et de raciste par Chirac. On reproche au Front National d’avoir une conception ethnique de la France alors que le général avait, lui aussi, par ses déclarations et écrits une conception ethnique de son « cher et vieux pays ». Le dénouement de la guerre d’Algérie a été en grande partie lié à des considération ethniques puisque le chef d’Etat était totalement opposé au mélange des deux peuples de race et de culture différentes, et cela a été un drame pour plus d’un million de pieds noirs.

Après la seconde guerre mondiale, De Gaulle proposait de favoriser l’immigration en France d’européens du Nord, d’origine germanique plutôt que ceux d’Europe du Sud. Sur cette question le Front national n’en demande pas tant.

Quant aux propos du Général, nombre d’entre eux seraient taxés actuellement de racistes, xénophobes, antisémites, parfois même avec un brin de fascisme « les Français sont des veaux ». A Léon Delbecque, ne dit-il pas, en apercevant sa fille : « vous n’aimeriez pas la voir mariée à un bicot ? ».

A propos de République, on entendit le soir des élections régionales les hommes politiques républicains comme Jack Lang utiliser avec délectation le mot très national-socialiste : «souillure». Le Front National souille la république sans doute comme les nazis accusaient les juifs de souiller l’Allemagne. Un livre paru appelle à boycotter les commerçants sympathisants du Front National. A quand la nuit de cristal contre les adhérents du Front National ?

A propos de souillure, on peut dire en toute bonne foi que Jacques Chirac en intervenant de façon partisane souille la fonction de Président des Français. Chirac incarne à merveille cette contradiction extrême entre le fait d’être arrivé au sommet tout en étant de façon évidente quelqu’un qui n’est rien intérieurement, enveloppe totalement vide, sans aucune profondeur. On en vient parfois à se demander s’il a écrit une seule ligne des discours qu’il lit. Il illustre fort bien cette maxime de notre nouvelle société : « Plus on est rien, plus on réussit ».

Ceci pose la définition de l’homme politique que génère notre république démocratique. Il est devenu l’homme inauthentique, faux, fait de mensonges, de tuc et de toc et qui feint de croire avec une mauvaise foi toute sartrienne que le fait d’être élu vient de sa valeur alors que, la plupart du temps, il doit son élection à la médiocrité à laquelle peut s’identifier le plus grand nombre d’électeurs.

Les hommes politiques ne font qu’essayer de suivre les électeurs et le goût du jour. Actuellement, il faut pour un politique écrire un livre d’Histoire, comme un étudiant doit rendre sa copie ou son mémoire de fin d’année, tout cela pour s’entendre dire : « Quel homme brillant, non seulement c’est un élu de la République mais en plus il écrit des livres ». Bien sûr, la plupart du temps leurs livres sont écrits par des nègres, pardon des collaborateurs, mais cela importe peu, ce qui compte est faire croire.

La République actuelle a créé son nègre blanc, c’est à dire celui qu’on peut haïr et injurier à longueur de journée en toute légalité et en toute impunité, celui à qui on donne l’étiquette «fasciste». Pour ce dernier tout est permis. A défaut d’être abattu physiquement, tout est bon pour l’abattre politiquement, socialement. Il suffit d’écouter et d’observer sur les médias le mélange de haine et de jouissance malsaine qu’éprouve un homme politique de gauche (parfois de droite) lorsqu’il prononce ces mots, «extrême droite», «fasciste», «raciste», où l’on sent une odeur de mort suinter.

Il faut toute la grandeur d’âme et la force de caractère des électeurs du Front National pour, après cela, continuer à aimer la république ou tout au moins ne pas la détester autant qu’ils pourraient le faire.

Patrice Gros-Suaudeau 1998



L’ÉDUCATION NATIONALE ou LA CASTRATION DU JEUNE MÂLE BLANC – LE GLAIVE mars-avril 1996
5 avril, 2010, 16:08
Classé dans : éducation et enseignement

L’école castre. L’écrivain Céline l’avait observé. Mais jamais on n’avait atteint ce degré. En effet, à l’école, on ôte systématiquement au jeune blanc tout sentiment de fierté. S’il est fier d’être blanc, c’est un raciste. S’il est fier d’être un garçon, c’est un macho. S’il est fier d’être Français, c’est un nationaliste et le nationalisme, c’est le mal.

Cette culpabilité est d’autant plus inculquée que le personnel enseignant est féminisé et/ou de gauche, et a donc plus que tendance à donner une vision féministe du monde. En Histoire, le jeune mâle blanc va apprendre que ses ancêtres étaient d’affreux colonialistes qui ont exploité les indigènes et qu’il est coupable de tout le mal existant actuellement, ses professeurs de Français vont lui apprendre à aseptiser son langage, à ne pas écrire comme Rabelais ou Céline, et avoir des idées plates, conformes à l’idéologie dominante actuelle, ceci avec le concours et la sanction de la note.

D’ailleurs, beaucoup plus que l’intelligence ou l’imagination, les vertus dominantes au cours de la scolarité sont la docilité, la soumission et la modestie, On ratiocine sur les droits de l’homme, l’égalité entre les hommes, le respect de l’autre. Rien ne doit être considéré comme supérieur surtout si cela vient de sa propre culture. Plutôt que dire que le rap a un degré de complexité proche de la débilité mentale comparé à Mozart, il faut dire que c’est le mode d’expression des «Blacks», le terme noir faisant encore trop péjoratif. Chez les «autres» tout doit être regardé et jugé avec respect.

Le jeune blanc n’a pas le droit d’être fier de ses origines surtout si elles sont celtiques ou germaniques, en revanche, son voisin d’école noir ou arabe a le droit d’être fier d’être noir, marocain ou musulman. Un angélisme béat est enseigné, qui annihile toutes les facultés de défense nécessaires à un individu.

Il apprend qu’un adulte blanc devient un «beauf», mal qui ne semble pas toucher les autres «races». Le blanc n’a le droit que de mépriser ou ne pas aimer sa propre culture à la différence de celles des autres qui sont toutes bonnes et donc doivent être aimées par définition. S’il est catholique, il s’aperçoit que tout le monde peut cracher sur sa religion mais que ses coreligionnaires sont absolument terrorisés par le fait de s’attaquer aux autres religions.

Lorsque le jeune blanc devient adolescent et qu’il va commencer à fréquenter les cafés, les boites de nuit, à la recherche du conjoint, il ne verra comme clips sur des écrans installés partout que des noirs, jeunes, faisant du sport, disant ou jouant de la musique (à se demander s’ils font autre chose ou si le travail est un travers blanc). Aucune image positive de l’homme blanc jeune n’est donnée. Le héros actuel étant l’abbé Pierre, débris de la race blanche qui doit sa force médiatique au fait qu’il a le physique de la chose dont il parle, c’est à dire celui de la misère (les sociétés ont les héros qu’elles méritent). Il est certain qu’il est plus crédible médiatiquement de parler de la misère lorsque l’on a le physique de l’abbé Pierre que celui de Claudia Schiffer.

On peut constater de façon curieuse qu’en France (depuis Sartre et avant), la laideur physique est une garantie de sérieux de la pensée et de sa véracité, la beauté physique étant entachée de la frivolité ou du désir. On a donc réussi à trouver plus laid que Sartre, en plus simple à comprendre, avec en plus une connotation religieuse bien étudiée (barbe blanche, béret, cape noire, canne… ) sur des Français culpabilisés peut-être par leur rupture avec leur religion d’origine. On a là, un travail sur l’inconscient collectif que n’aurait pas renié Goebbels. L’abbé Pierre a d’ailleurs fait un livre constitué de dialogues avec Albert Jacquard (autre Apollon notoire), ce qui nous a donné le plaisir d’avoir deux petits vieux bavant, tremblotant et discourant sur l’homme et le devenir de l’humanité.

Après cette parenthèse, revenons aux jeunes ; le dernier «héros» blanc, jeune, proposé à la jeunesse a été Cyrille Collard, homosexuel, drogué, séropositif (contaminant), doté de la vertu suprême : il n’était pas raciste puisqu’il pratiquait la sodomie multiraciale. « Votre fils est un exemple pour la jeunesse française » dixit François Mitterrand, Président de la République, aux parents de l’acteur.

On fait même dire au jeune blanc que les femmes blanches sont plus attirées par les «autres», lesquels d’ailleurs doivent trouver leurs propres femmes bien moches vu le peu d’intérêt qu’ils semblent leur porter.

On voit donc maintenant de jeunes blancs, castrés par l’école, à qui on a appris la haine de soi, niés dans leur propre être dans les médias et la publicité, se droguer, se faire crêper les cheveux, jouer du tam-tam comme un gamin de deux ans tape sur un pot de yaourt, mettre des coiffures rastas pour se faire pardonner d’être blancs et croire ainsi qu’ils plairont mieux aux filles blanches.

Ce ne sont pas les hommes politiques actuellement au pouvoir qui vont contre-carrer cette tendance, puisque ce sont des hommes à la personnalité nulle, bourriques du consensuel, fondus dans le moule, castrés avec à leur tête Jacques Chirac, archétype de l’homme qui n’aime pas le conflit, alors que le conflit c’est la vie.

Cette analyse du système éducatif et de la société ne fait hélas que poser la question : « jusqu’où va s’enfoncer la société française dans ce masochisme mortifère »…

  Patrice GROS-SUAUDEAU    1996



Sortir du capitalisme financier
5 avril, 2010, 13:33
Classé dans : économie et finance

 Les deux caractéristiques essentielles du capitalisme financier sont la mainmise sur l’économie de l’actionnariat et la concurrence effroyable que se livrent les différents pays par la fiscalité, les bas salaires, le taux de la monnaie le plus bas possible ainsi que le minimum de protection sociale et environnementale. De tout ceci on peut dire que la France y a laissé une grande part de son industrie et a donc globalement été perdante si on excepte les actionnaires.

Au-delà des délocalisations et des licenciements que certains veulent déjà interdire, il faut s’attaquer aux racines de ces délocalisations. Pour les Français salariés, la mondialisation ne leur donne l’alternative qu’entre perdre leur emploi ou avoir un salaire de plus en plus réduit.

Il faut donc avant tout sortir du capitalisme actionnarial ou dans un premier temps le réduire. Cela consiste à développer à nouveau le capitalisme bancaire. Les banques sous contrôle de l’état (donc au service de l’intérêt général) auront comme rôle de prêter de l’argent aux entreprises à des taux raisonnables. Il va de soi que les banques ne seront arrangeantes qu’avec les entreprises qui restent sur le sol national.

Chez les libéraux, il est de bon ton de se moquer du capitalisme d’Etat des trente glorieuses où la France avait des taux de croissance de 5-6% et un taux de chômage négligeable ! Les grandes réalisations françaises se sont pratiquement toujours faites sous impulsion étatique.

Pour contrer la deuxième caractéristique du capitalisme financier, c’est-à-dire la concurrence folle que se livrent les différents pays par leurs caractéristiques économiques (fiscalité, faibles coûts salariaux, … ) il n’y a pas d’autre solution qu’un protectionnisme raisonné.

Les partisans acharnés du libre-échange sont de deux sortes :

 - les cyniques qui veulent profiter des disparités économiques des différents pays pour augmenter leurs profits en tirant les salaires vers le bas,

 - les imbéciles qui croient de façon plus ou moins honnête que le bonheur de l’humanité se trouve dans le néolibéralisme et le libre-échange. Pour eux, il est bon que l’essentiel de la production se trouve en Chine qui utilise ses centrales au charbon ultra polluantes ; les pays européens sont en général plus soucieux de l’environnement.

Les multinationales appartiennent bien sûr aux premiers. Le protectionnisme a aussi l’avantage de pouvoir tenir compte de toutes les préoccupations environnementales, le nationalisme économique ne s’oppose nullement à la défense des salaires et de l’écologie.

Il ne faut pas sous-estimer les puissances financières qui feront tout ce qui est possible pour s’opposer à tout protectionnisme. L’ensemble des médias se trouve entre leurs mains.

L’apologie du libre-échange est une escroquerie intellectuelle qui ne profite qu’à quelques uns au détriment de l’immense majorité des salariés.

Le protectionnisme a toujours existé et existe encore sous des formes extrêmement variées, surtout dans les pays émergents. Ce que les financiers appellent libre-échange n’est que l’utilisation sous toutes ses formes des différents protectionnismes locaux qui existent dans chaque pays.

Cette politique protectionniste ne sera ni de droite, ni de gauche puis que c’est le gouvernement de l’ancien trotskiste Lionel Jospin qui a le plus déréglementé et mis en place le capitalisme financier en France. Cela avait déjà commencé en 86 par Bérégovoy (autre socialiste). La gauche, sur le plan économique, avait complètement accepté le capitalisme financier et son cortège de chômage. Elle est donc très mal placée pour donner des leçons, en étant réduite à faire du sociétal (PACS, favoriser les immigrés au détriment des Français d’origine,… ). On peut d’ailleurs à ce sujet citer la parution burlesque du livre de Delanoë, qui en pleine crise du capitalisme financier, déclare son amour pour le libéralisme. Cela lui a sans doute coûté sa place de secrétaire du parti socialiste. L’éléphante de gauche Martine Aubry en a profité.

Le protectionnisme a aussi l’avantage de limiter les transports puisque la production se fait sur place, autre atout écologique. L’Etat doit inciter à une réelle politique industrielle. Il faut donc sortir de la forme actuelle de la construction européenne qui n’a fait que mettre en place le tout libéral depuis son origine (traités de Maastricht et de Lisbonne).

L’extrême-gauche a souvent été contre la construction européenne par esprit antilibéral. La droite nationale r a été par esprit souverainiste. Une réflexion souvent entendue de la part de Ducon la Joie est celle-ci : « Les extrêmes se valent ». Nous répondrons : « Pas tout à fait », les objectifs n’étant pas les mêmes, la droite nationale ne désirant qu’une économie forte au service d’une France forte où chaque Français pourrait se sentir fier de travailler au service de son pays.

Patrice GROS-SUAUDEAU  juin 2009


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